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Mercredi
9 avril 2008
Trophée FCDE 2008
Dossier de presse
1.
Qu’est que la FCDE ?
2.
Pourquoi un trophée ?
3.
Pourquoi récompenser l’aménagement
d’un premier tronçon de la voie verte de l’aqueduc de la Vanne ?
4.
Une voie verte utile pour
les loisirs et les déplacements
5.
Un aménagement accessible aux
personnes handicapées
6.
Un revêtement
exemplaire, confortable et respectueux de l’environnent
1
- la
FCDE, pour le développement des circulations douces en Essonne
La
Fédération pour les Circulations Douces en Essonne,
constituée en septembre 2002, regroupe différentes associations locales
concernées pour :
§
obtenir une
redistribution de la voirie en faveur des déplacements non motorisés;
§
permettre aux piétons
(y compris les personnes handicapées
en fauteuil roulant et usagers de rollers)
et aux cyclistes de se déplacer
en sécurité et confortablement, aussi bien en zone urbaine que rurale.
Pour cela, elle s’appuie sur
une série de textes réglementaires récents : la « loi sur
l’air » de 1996, le « Plan de Déplacements Urbains de l’Ile
de France », la « loi sur l’accessibilité» de 2005, et sur
le « Schéma directeur départemental des circulations douces de
l’Essonne ».
La
FCDE agit auprès des pouvoirs publics
Les
associations rassemblées au sein de la FCDE se réfèrent à une « charte »
qui définit les principales règles à mettre en œuvre pour favoriser
les circulations douces dans les aménagements publics en Essonne. Le
texte complet est disponible sur le site
de la FCDE : www.circulationsdouces91.org/.
Un
« mémento à l’usage des collectivités locales en Essonne »,
édité en 2005, illustre avec de nombreuses photographies, les aménagements
de voirie à privilégier ou au contraire à proscrire. (Document
de 12 pages , disponible
sur demande ou à télécharger sur le site de la FCDE)
La FCDE, un
relais local pour l’Essonne des associations nationales
FUBicy (Fédération
des usagers de la bicyclette) : www.fubicy.org/
AF3V (Association
française de développement des véloroutes et voies vertes) : www.af3v.org
Les droits du
piéton, pour une cité humaine : www.pieton.asso.free.fr/
FCDE: Fédération pour les
circulations douces en Essonne
Association
déclarée le 4 octobre 2002 à la préfecture de l’Essonne
Président :
Benoit Carrouée, 2 résidence de la Theuillerie 91130 Ris-Orangis, ibcar@free.fr
Quinze associations adhérentes dans l’Essonne (en 2008)
§
ADEE à Egly
Contact : Gérard Saurin, 9 allée
des bleuets, 91520 Egly,
§
ADEMUB à Brétigny
Contact :
Claude Romec
, 51 rue des érables,
91220 Brétigny
§
Agir et informer pour
Etiolles
Contact :
Louis Mouton
, 91450 Etiolles
§
ASCVCJ à Juvisy-sur-Orge
Contact : Gilbert Courrier, 14
av. du Général de Gaulle, 91260
Juvisy
§
ASEVI
à Villebon sur Yvette Contact : Yannick Jamain, 43 bis rue des maraîchers,
91140 Villebon sur Yvette
§
Corbeil-Essonnes
Environnement Contact : Jean-Marie Siramy, 13 rue du 14
juillet, 91100 Corbeil-Essonnes,
§
Dare-Dare, se déplacer
autrement dans la région d’Evry Contact :
Marc
Almeras
, 46 rue Mathilde, 91000 Evry,
§
ECBVY Boussy Saint
Antoine
Contact : Christine le Fur,
Centre socioculturel La ferme, 91800
Boussy-Saint-Antoine
§
Elan Savigny
Environnement
Contact :
Etienne Lambert
, 43 rue Alexandre
Ribot 91600 Savigny-sur-Orge
§
La
Roue Tourne
,
pour
se déplacer autrement à Ris-Orangis,
Draveil, Grigny Contact :
Jean-Marc Bouchy
, 91130
Ris-Orangis,
§
La Norville environnement,
Contact :
Claude Mansuy, 3 rue Saint Denis, 91290 La Norville
§
Le Menhir, Brunoy écologie
Contact : François Monestier, 8
bis rue de Carrouges, 91800
Brunoy
§
Piétons et cyclistes du
Val d’Essonne
Contact :
Claude Kolski
, 33 rue des Semailles,
91540 Mennecy
§
Vélo-Cité, Corbeil/Seine-Essonne
Contact : Benoit Amsallem, 5
passage du pommereau, 91000
Corbeil-Essonnes,
§
VUG à St-Germain les
Arpajon Contact : Nina Monos, 106 rue de
Leuville,
91180 St
Germain les Arpajon
2- Les trophées de la FCDE
Depuis 2007, la FCDE a décidé de décerner chaque année un
« trophée des circulations douces en Essonne » dans le but de
mettre en valeur une action ou un
aménagement récent et exemplaire pour les déplacements des piétons,
y compris avec poussette ou en fauteuil roulant, des rollers et des
cyclistes.
En
2007, elle avait décerné ce trophée
à la commune de Morsang sur Orge
pour récompenser :
- d’une part, ses actions
de sensibilisation et d’incitation à la marche à pied et au vélo
comme moyen de déplacement, en particulier les actions « Marchons
vers l’école » et « Au collège à vélo » dans les
collèges de la ville
- d’autre part, le
caractère innovant d’aménagements réalisés récemment sur la voirie
de la commune : « double-sens cyclables » dans des
rues à sens unique pour les voitures et aires piétonnes qui préfigurent
les « zones de rencontre », deux mesures phares qui
devraient être prochainement introduites dans le Code de la Route. (NB.
Une zone de rencontre est une
zone où la priorité est données aux piétons puis aux vélos et en
dernier lieu aux véhicules motorisés à vitesse inférieure à 20 km/h :
ce nouveau concept nous semble tout à fait adapté aux rues à trafic
faible, fréquentes dans l’Essonne, en lieu et place des zones 30 qui ne
résolvent pas toujours les difficultés des piétons et des personnes à
mobilité réduite).
En 2008, elle a choisi de récompenser l’aménagement
d’un premier tronçon de la voie verte de l’aqueduc de la Vanne,
sur
5 km
entre la vallée de l’Orge à
Savigny-sur-Orge et le bois de St-Eutrope à Ris-Orangis, pour son intérêt
mixte, à la fois pour les déplacements utilitaires et pour la promenade
à pied ou à vélo.
Les trois collectivités locales
qui ont agit de concert pour que ce projet aboutisse sont :
- la Communauté d’agglomération de Lacs de l’Essonne, qui regroupe
les communes de Grigny et
de Viry-Châtillon, en tant
qu’initiateur du projet et responsable de l’entretien et de la police
de la circulation.
- le Conseil Général de l’Essonne, en tant que maître d’ouvrage et
financeur de l’investissement, avec le Conseil Régional de l’Ile de
France;
- la Société des Eaux de Paris (ex SAGEP), en tant que gestionnaire de
l’emprise de l’aqueduc de la Vanne et du Loing
3- Pourquoi récompenser
cet aménagement ?
Les critères qui ont conduit la FCDE à
sélectionner l’aménagement de ce premier tronçon de la voie verte de
l’aqueduc de la Vanne pour le trophée 2008 sont :
-
l'ouverture d'un espace utile pour la promenade et les déplacements
quotidiens. Comme toute voie verte, cet aménagement a vite été
investi par les promeneurs à pied ou à vélo et les joggeurs. Mais, de
par son emplacement en zone urbaine et son tracé rectiligne, dans un
secteur où la circulation automobile est très dense, elle offre un réel
intérêt pour les déplacements non motorisés : elle longe en effet
des zones d’habitation importantes (la Grande Borne, Grigny II, la
CILOF, …), des établissements scolaires (collège Delaunay à Grigny,
lycées technique Monge et Corot à Savigny-sur-Orge, lycée St Clément
à Viry-Châtillon…) et des zones d’activité industrielles et
commerciales.
- l'accessibilité pour les personnes handicapées (voir fiches
suivantes)
- la qualité environnementale et le confort du revêtement (voir
fiches suivantes)
- la modestie du budget d’investissement (180
k€ par km), qui montre que ce type d’aménagement utile et de bonne
qualité est réalisable ailleurs, notamment en regard du coût des
voiries ouvertes à la circulation motorisée.
- la qualité de la concertation entre les trois collectivités
concernées et avec les associations d’usagers
- le
début d’un maillage des voies vertes de l’Essonne (voir fiches
suivantes)
Il
faut toutefois noter deux limites à cet aménagement du point de vue des
déplacements :
1°- le rond point de la N445 à Viry-Châtillon : avec un trafic intense et sans feux tricolores, il créé une
rupture forte dans la continuité de cet aménagement. Les travaux nécessaires
à cet endroit (créer un passage souterrain ou redonner un caractère
urbain à ce carrefour), auraient entraîné un surcoût considérable,
incompatible avec le budget disponible. Par ailleurs, un projet de
requalification de la N445 entre Fleury-Mérogis et Viry-Châtillon est à
l’étude pour redonner à l’ensemble de l’axe un caractère urbain où
les déplacements cyclables et piétonniers seraient mieux pris en compte.
La FCDE, lors de la concertation sur ce projet, a donc accepté que ce
point noir soit traité ultérieurement dans le cadre de la
requalification globale de l’axe N445
.2°- la présence de trop nombreuses chicanes (8 en 5 km !) : leur présence est contraignante pour les
vélos et peut s’avérer
dissuasive pour des déplacements quotidiens, dangereuse de nuit et dans
la descente vers Savigny-sur-Orge. En tout état de cause,
l’accessibilité nécessaire pour les fauteuils roulants permet aussi le
passage des deux-roues motorisés,. Or les voies vertes du Val d’Orge et
de la forêt de Sénart montrent que l’absence de chicane ne pose pas de
réel problème d’intrusion par des deux-roues motorisées, car la présence
de piétons et de cyclistes suffit à les dissuader et a faire respecter
le règle..
4- Une voie verte utile pour les loisirs et
les déplacements
Une voie verte est définie par le Code de la route, depuis 2004, comme
« une route
exclusivement réservée à la circulation des véhicules non motorisés,
des piétons et des cavaliers» (décret
998 du 16 septembre 2004 modifiant le Code de la route)
Souvent aménagées sur d’anciens chemins de halage, des voies
ferrées désaffectées, le long de rivières,…, ces voies vertes
peuvent servir à la promenade et à la découverte du patrimoine naturel
et touristique, mais aussi aux déplacements quotidiens. Elles offrent des
itinéraires complémentaires du réseau routier et peuvent avoir un effet
d’entraînement pour le développement des circulations douces. En
milieu urbain, elles peuvent ainsi « constituer l’épine
dorsale de réseaux de circulations douces desservant les pôles
d’activités scolaires, sportives et culturelles. » (CERTU)
C’est le seul type de route qui prévoit la
cohabitation des cyclistes et des piétons, en dehors des aires piétonnes
où les vélos sont autorisés mais en roulant à la vitesse du pas, et
bien sûr des futures zones de rencontre (voir page 3). Rappelons en effet
que les cyclistes sont interdits sur les trottoirs (sauf enfant de moins
de 8 ans, à la vitesse du pas) et que les pistes cyclables sont
exclusivement réservées aux cyclistes.
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Actuellement la voie verte est signalée par le
panneau B7a Accès interdit à tout véhicule à moteur.
Un nouveau panneau a été présenté par le Certu et devrait
devenir officiel dans le courant de l'année. |
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Actuellement dans l’Essonne, 3 principales voies vertes
existent déjà : la promenade
du Val d’Orge, de St Germain les Arpajon à Juvisy, l’Allée
Royale qui relie la forêt de Sénart à la forêt de Rougeau en Seine
et Marne et le réseau de voies vertes de la forêt
de Sénart.
Ce premier tronçon aménagé le long de l’aqueduc de la Vanne constitue les 5 premiers km d’une voie
verte qui traversera le département du Nord au Sud en ligne droite, de
Savigny-sur-Orge jusqu’au-delà de Mennecy à Champcueil. Elle
traversera l’agglomération d’Evry et permettra de rejoindre les zones
rurales et les espaces naturels du sud du département avec très peu de
carrefours routiers à traverser. Elle se connecte à la voie verte du Val
d’Orge à son extrémité nord et à la future « coulée
verte » du bois de St-Eutrope à la forêt de Sénart, qui
devrait être prochainement aménagée, au niveau de Ris-Orangis.
5- Un
aménagement accessible aux personnes handicapées
«Là où un fauteuil roulant passe, tout
passe » a-t-on
coutume de dire quand on parle d’aménagements de circulations douces.
Les besoins des piétons avec poussettes, des rollers et des cyclistes
sont en effet très proches de ceux des personnes en fauteuils roulants.
L’aménagement réalisé ici répond bien aux critères permettant les déplacements
en fauteuil roulant dans de bonnes conditions (1) :
-
un revêtement dur et lisse : un
revêtement meuble en sable ou en gravillons est vite infranchissable en
fauteuil roulant et pour tout ce qui comporte des roues étroites ;
un revêtement chaotique, avec des pavés, des reliefs décoratifs, ou des
trous faute d’entretien, devient vite une torture pour les articulations
de l’usager en fauteuil roulant comme pour celles du cycliste.
-
une largeur suffisante : les
nouvelles recommandations techniques pour les trottoirs sont désormais de
1m80 au minimum, ou plus quand le trafic piéton est important. C’est en
effet une condition pour qu’un fauteuil roulant puisse croiser
facilement un autre fauteuil ou des piétons marchant à deux de front,
tout en ayant une marge de sécurité par rapport à la bordure du
trottoir et du mur. Ici la voie verte fait 3 m de large et il n’y a ni
bordure ni façade sur les côtés.
-
l’absence de ressaut aux intersections : les
ressauts formés par les bordurettes de 2-3 cm à chaque intersection, très
fréquents en ville y compris dans les aménagements récents, sont un
cauchemar pour les usagers de fauteuils roulants, (sans parler des problèmes
des bordures de trottoir non abaissées…) comme ils le sont pour les
cyclistes sur les pistes cyclables. Certains techniciens persistent à
utiliser cette technique sous prétexte d’écoulement de l’eau. Les
expériences sont suffisamment nombreuses pour montrer que ces bordurettes
peuvent toujours être évitées.
- l’absence de dévers latéral : un
dévers latéral de plus de 1%, à peine perceptible à l’œil, tend irrésistiblement
à dévier la trajectoire du fauteuil roulant. (Faites l’expérience
avec un caddy de supermarché bien chargé !). Maintenir sa
trajectoire à chaque dévers est difficile et fatigant.
-
des pentes douces (en dehors de la
côte de la vallée de l’Orge où cette exigence ne pouvait pas être
respectée).
La loi du 11 février 2005,
sur l’accessibilité de l’espace public aux personnes handicapées,
fixe désormais des objectifs contraignants pour les nouveaux aménagements
de voirie. Or, rendre une ancienne voirie accessible est souvent
difficile et coûteux, tant la largeur des trottoirs est élastique, les
dévers latéraux importants, et les ressauts quasi systématiques aux
intersections … En revanche, lorsqu’une voirie est refaite entièrement,
il est toujours possible de la rendre vraiment accessible et cela ne coûte
pas plus cher. Cela demande juste de faire un effort d’imagination
pour résoudre les contraintes, en particulier pour les voiries étroites.
Voir le dossier de la rue de Corbeil à
Lisses sur le site FCDE (www.circulationsdouces91.org/)
(1)
en revanche cet aménagement présente
quelques insuffisances qui pourraient être corrigées :
- pour
les malvoyants : l’absence de ressaut aux intersections étant
nécessaire pour les fauteuils roulants, les poussettes et les vélos, les
mal-voyants auraient besoin d’un autre repère physique que ces
bordurettes pour être alertés de l’intersection, des bandes
podotactiles
par exemple.
- pour
les malvoyants : l’absence de ressaut aux intersections étant
nécessaire pour les fauteuils roulants, les poussettes et les vélos, les
malvoyants auraient besoin d’un autre repère physique que ces
bordurettes pour être alertés de l’intersection, des bandes
podotactiles
par exemple.
- les
chicanes, qui ne permettent pas le passage de vélos spéciaux à 3
roues pour les handicapés, comme d’ailleurs de vélos munis de
remorques pour enfants (voir aussi commentaire page 4)
- l’absence
de toilettes accessibles
le long de la voie. Il serait possible de pallier à cette insuffisance en
signalant la proximité de toilettes publiques
dans les communes traversées,
comme celles du gymnase tout proche de la voie
6- Un revêtement exemplaire,
confortable et respectueux de l’environnent.
Pour des raisons d’acceptation sociale, en région parisienne, il
n’est pas envisageable de réaliser une voie verte avec un revêtement
bitumé. En effet le bitume de couleur noire évoque trop la pollution
automobile dont souffre la région.
Beaucoup
de revêtements de voies vertes sont donc réalisés avec du sable
siliceux ou calcaire qui présente un aspect plus « naturel ».Malheureusement,
ces revêtements sont souvent mal mis en œuvre et aboutissent à des résultats
contraires à l’objectif de développement des circulations douces.
3 types d’erreurs sont souvent observés pour
les revêtements de promenades et voies vertes :
-
des revêtements meubles, en
gravillons ou en sable non compacté, qui ne permettent pas le passage des
fauteuils roulants, des poussettes ou des vélos.
- des revêtements en sable calcaire compacté
sans un liant de type
ciment ou résine
organique. Ces revêtements sont fréquents dans la région (exemple :
l’Allée Royale à Sénart, ou les berges de Seine à Evry) :
l’aspect paraît satisfaisant au début ; puis au bout de quelques
hivers, sous l’effet de la pluie et du gel, le sable calcaire se déstructure,
gonfle puis se tasse ; il se comporte comme une éponge gorgée
d’eau et salissante en sortie d’hiver par temps de pluie, puis comme
une tôle ondulée par temps sec.
-
enfin, l’absence d’assise
solide et poreuse sous la couche de surface. Dans ce cas, au fil du temps,
le sable ou les gravillons s’enfoncent dans la terre qui se tasse et
devient imperméable, et la surface devient boueuse par temps de pluie et
cabossée par temps sec.
La technique utilisée ici a dû s’adapter à une série de
contraintes, pour faire malgré tout un revêtement confortable, durable
et respectueux de l’environnement :
1°)
Pour l’assise, sous la couche
de roulement : il ne fallait pas décaisser le sol sur 30 cm et le
remblayer ensuite avec des pierres et des graviers comme cela se fait
habituellement. Cette contrainte était imposée par la Société des Eaux
de Paris, gestionnaire de l’emprise, à cause des vibrations que cela
aurait pu provoquer sur les canalisations de
l’aqueduc. La solution a consisté à utiliser le sol en place,
en le malaxant avec de la chaux, après avoir décapé la couche végétale
sur quelques cm, technique parfois utilisée pour créer des chemins
forestiers ou agricoles. Le résultat, avant la pose de la couche de
roulement, a l’aspect d’une terre battue, mais durcie et résistante
au tassement, ce qui permet de conserver sa porosité.
2°)
Pour la couche de roulement, il
ne fallait utiliser ni bitume ni liant coûteux, mais obtenir une surface
lisse, dure, non glissante, résistante au gel et poreuse (car il n’y as
pas de fossés sur les côtés) : cela a été obtenu en ajoutant 7 %
de ciment aux quelques centimètres de la couche de surface en sable
calcaire compacté.
Cela a abouti à un résultat exemplaire :
-
une surface lisse, d’aspect « naturel », de couleur claire,
non glissante, adaptée aux besoins de tous les types de piétons et de
cyclistes, et d’un coût modéré ;
-
une assise solide et poreuse, permettant l’infiltration de l’eau, réalisée
avec un très faible coût environnemental : en effet, le fait
d’utiliser le sol en place plutôt que de le décaisser et de remblayer
avec des cailloux à la place a permis d’éviter d’ouvrir des carrières
et de transporter par camion des masses de cailloux dans un sens et de
terre dans l’autre.
Il
reste cependant à vérifier, après plusieurs années, que ce revêtement
est durable et capable de résister à une série d’hivers avec des épisodes
de gel-dégel.
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