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Connaissez-vous votre code? VRAI - FAUX 1) Aux carrefours non équipés de passages protégés, les piétons ont priorité sur les automobiles. vrai 2) La marge de sécurité que les automobilistes doivent laisser aux cyclistes et piétons lors d'un dépassement, est de 1 mètre hors agglomération. faux : elle est de 1m 50, mais elle est réduite à 1m en ville. 3) Le panneau bleu rond avec dessin d'un vélo indique qu'il s'agit d'un trottoir pour piétons que les cyclistes peuvent utiliser s'ils le souhaitent. faux : le panneau rond B29a 4°) Les cyclistes n'ont pas le droit de remonter une file de voitures roulant au pas, en utilisant l'espace laissé libre entre ces voitures et le trottoir. vrai : le nouveau code acceptait cette possibilité mais l'article a été invalidé par arrêt du Conseil d'État qui l'a jugé illégal car contraire aux principes de base prévoyant que tout dépassement doit se faire sur la gauche. 5°) Pour dépasser un cycliste dans une côte, un automobiliste a le droit de franchir la ligne blanche continue à condition de ne laisser déborder que la moitié de son véhicule. faux : la ligne blanche continue est infranchissable. Il est vrai qu'en raison de l'utilisation abusive de la bande blanche continue (voir Bande blanche ou bande T3 de dissuasion) la police souvent ferme les yeux. Mais un automobiliste qui franchit cette bande blanche est en infraction et peut être sanctionné. 6°) Lorsqu'il franchit les marquages de réinsertion vers la chaussée principale , un cycliste venant d'une piste longeant cette voie a priorité sur les véhicules arrivant derrière lui. vrai : on trouve cette situation en général avant un resserrement menant à un carrefour ou un giratoire. Il ne s'agit pas d'une intersection, la piste appartient à la voie principale. Trop d'automobilistes réagissent comme s'ils étaient sur une autoroute et empêchent le cycliste de rejoindre en sécurité la chaussée principale. La solution est d'installer des marquages ou bornages obligeant les automobilistes à s'écarter de la zone de réinsertion avant les rétrécissements. 7°) Si l'accotement est impraticable, un piéton est autorisé à marcher sur la chaussée face à la circulation. vrai : la chaussée appartient à tous les usagers. Hors agglomération, l'automobiliste doit ralentir et lui laisser une marge de sécurité suffisante (1m50). 8°) Si l'accotement est impraticable, un piéton est autorisé à marcher de nuit sur la chaussée dans le même sens que la circulation afin de ne pas être ébloui par les voitures venant en sens inverse. faux : 9°) Il est formellement interdit à deux cyclistes de rouler de front. faux : Deux cyclistes peuvent rouler de front mais doivent se mettre l'un derrière l'autre quand un automobiliste annonce son intention de les dépasser. De nuit ils doivent rester l'un derrière l'autre. 10°) Un automobiliste doit ralentir quand il dépasse un cycliste hors agglomération. vrai : malheureusement très peu de conducteurs de poids-lourds ou de voitures particulières ont conscience, ou se préoccupent, du mouvement d'air qu'ils causent en dépassant des cyclistes à grande vitesse par mauvais temps. 11°) Les voies mixtes piétons-cyclistes sont indiquées par un panneau carré partagé par une bande verticale avec à gauche un dessin représentant un piéton tenant un enfant par la main et à droite un dessin représentant un cycliste. faux : Rappel : un panneau carré signifie que
l'usage de la voie ainsi signalée est FACULTATIF. Mais ce panneau mixte
piétons/cyclistes n'est pas réglementaire en France bien
qu'il soit employé de plus en plus. D'ailleurs la notion de voie mixte
piétons-cyclistes n'est pour l'instant régie par aucun texte. Quant au
marquage de voies "mixtes" avec deux panneaux ronds (usage
OBLIGATOIRE, donc exclusif l'un de l'autre), il est illégal, car absurde. Des municipalités tournent la difficulté
en superposant deux panneaux carré (usage facultatif), l'un pour piétons, l'autre pour
cyclistes, et en effectuant un marquage au sol déterminant un espace théorique
de repli pour les deux types d'usagers.
Le problème juridique resterait entier si par manque de place, il était évident que les
deux modes ne peuvent pas cohabiter. (voir panneaux
d'obligation 12°) La ligne de dissuasion à traits longs rapprochés autorise les automobilistes à dépasser les vélos et tracteurs en côte ou sur route sinueuse s'ils peuvent le faire sans danger. vrai : malheureusement dans l'Essonne depuis quelques années les aménageurs ont recours dans ces situations à la ligne blanche continue de manière abusive pour se protéger juridiquement. Ce qui met en danger les cyclistes, mais aussi les piétons circulant sur la chaussée quand l'accotement n'est pas praticable (revoir question n°5). 13°) Dans un giratoire, les cyclistes ont l'obligation d'emprunter l'anneau intérieur vert s'il en existe un. faux : Cet anneau est considéré comme une bande cyclable et n'est donc pas obligatoire. Les cyclistes aguerris pourront se placer sur le giratoire comme les automobiles; les cyclistes moins rapides pourront suivre l'anneau avec l'avantage d'être mieux protégés car dans leur espace réservé et bien délimité; en revanche ils auront le désavantage d'avoir à traverser toutes les voies, et devront prendre garde aux véhicules sortants qui risqueraient de leur couper la voie. 14°) Les pistes cyclables sont réservées aux cycles exclusivement. vrai : Il vaudrait mieux appeler ces pistes, "pistes pour cycles". En effet, l'abus de langage des termes "pistes cyclables" est la source d'une confusion extrêmement répandue. Le mot cyclable en effet est presque toujours pris dans son sens étymologique "où des cycles peuvent circuler", au lieu du sens donné à l'origine par le Code de la Route, "réservé aux cycles". C'est ainsi qu'un très grand nombre d'élus répondent aux demandes de sécurité de la population, en particulier pour les enfants, en promettant ce qu'ils appellent "des pistes cyclables", alors qu'ils proposent des aménagements pour circulations douces mêlant piétons et cyclistes. Ces solutions sont acceptables dans certaines conditions (voir La charte de la FCDE 7ème proposition aux responsables techniques), mais la FCDE lutte pour obtenir que les piétons et les cyclistes bénéficient d'espace de circulation suffisamment larges. Ils ne doivent pas rester cantonnés dans un espace restreint commun qui amènent des conflits d'usage et des risques d'accidents. Dans ce cas la place des vélos est sur la chaussée. 15°) Un enfant de moins de 10 ans est autorisé à circuler à vélo sur un trottoir à condition de rouler au pas sans gêner les autres usagers. faux : l'âge limite est 8 ans. 16°) Hors agglomération les cyclistes sont tenus d'emprunter les pistes cyclables en site propre séparé quand elles existent. faux : les pistes cyclables en site propre séparé ne peuvent qu'exceptionnellement être rendues obligatoires: le long de routes à très fort trafic par exemple, à condition qu'il existe un cheminement piétonnier bien séparé et au revêtement au moins aussi bon que celui de la piste cyclable, ce qui assurera que les piétons ne se rabattront pas sur elle. Dans ce cas le panneau B22a d'obligation pourra être installé après avis du Préfet. Si ces conditions ne sont pas remplies on se retrouve dans la situation évoquée aux questions 3 et 11). 17°) S'il y a un passage pour piétons à moins de 100 mètres, les piétons sont tenus de l'emprunter. faux : la distance est de moins de 50 mètres. Au delà un piéton peut traverser n'importe où, à condition de ne pas traverser en diagonale, et il a priorité sur les automobiles et les vélos. 18°) A un signal Stop les cyclistes doivent mettre pied à terre. vrai : Sauf à être des champions du sur-place, s'ils ne marquent pas l'arrêt, ils risquent d'une amende avec éventuellement perte de points de leur permis de conduire les automobiles. Tout comme les automobilistes, et même si la voie est libre, comme "conducteurs d'un véhicule", ils ont l'obligation de marquer le Stop. A ce sujet, lisez la triste aventure de Désiré Désiré a affaire à la maréchaussée . La FCDE ne conteste pas la légitimité d'une telle obligation. En revanche elle combat l'installation systématique sur une piste longeant une artère prioritaire de panneaux Stop côté cyclistes avant les traversées des voies secondaires. Cette pratique extrêmement répandue est contraire à l'esprit des modifications au Code de 1998 qui aurait dû inciter les décideurs et aménageurs à privilégier l'article R28 du Code de la Route. Or c'est justement au redémarrage que le cycliste en recherche d'équilibre est le plus vulnérable. La dangerosité est maximale dans les traversées de bretelles d'accès ou de sortie des autoroutes ou voies rapides urbaines: pour assurer, croit-on, la sécurité des cyclistes, on décroche la piste de la voie prioritaire pour l'amener perpendiculairement à la bretelle 50 ou 80m plus loin. Le cycliste se retrouve avec un stop là où les voitures ont le plus de vitesse. Dans la plupart des cas, un passage surélevé avec priorité aux cyclistes pourrait être une solution. 19°) Les piétons ont l'interdiction absolue en toutes circonstances de marcher sur une bande cyclable. faux : Si l'accotement n'est pas praticable les piétons peuvent marcher sur le bord de la chaussée goudronnée face à la circulation, c'est-à-dire sur la bande cyclable justement. 20°) A un carrefour, un cycliste voulant tourner à gauche peut, soit se porter sur sa gauche et attendre sur l'axe médian avant de franchir la voie supportant le trafic venant en sens inverse, soit se porter sur sa droite et attendre l'opportunité de traverser sans risques les deux voies. vrai : cette tolérance n'existe que pour les cycles. Elle permet aux cyclistes de ne pas rester exposés à l'arrêt sur routes à fort trafic, particulièrement en cas de mauvaise visibilité L'article R 28 stipule que, pour l'application de toutes les règles de priorité, une piste cyclable est considérée comme une voie de la chaussée principale qu'elle longe, sauf indication contraire donnée par la signalisation. Retour question 18
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