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Rassemblement pour la sécurité des
piétons et cyclistes sur la N7
Le dimanche 15 juin, à l'appel de la
FCDE, une trentaine de piétons et cyclistes, usagers
ordinaires ou élus, se sont rassemblés pour faire ressortir la situation
absurde à laquelle les piétons et cyclistes sont confrontés depuis que
la DDE a engagé des travaux importants et coûteux de
"sécurisation" de la N7 avec comme objectif essentiel de
réduire la vitesse des automobiles. Ces travaux censés apporter la
sécurité, mettent les usagers les plus faibles encore plus en danger
qu'auparavant.
La DDE a neutralisé une bande centrale
de près de 4m50, qu'il aurait été plus judicieux de redistribuer en
partie au moins aux piétons et cyclistes comme la loi sur l'air de 1996
le prévoit, et elle a aménagé des tourne-à-gauche à chaque carrefour.
On remarquera d'ailleurs que cette largeur est bien supérieure à la
largeur nécessaire pour qu'une file d'attente puisse se former en
sécurité aux tourne-à-gauche. L'efficacité d'un tourne-à-gauche pour
améliorer la fluidité du trafic est à l'évidence fonction de la longueur
de l'aménagement et pas de sa largeur, et surtout de l'importance du
trafic prévisible s'engageant dans la rue qu'il dessert.
Le résultat ressenti immédiatement par
les cyclistes, essentiellement des cyclistes urbains faisant des
déplacements utilitaires, a été que les camions les frôlaient encore
de plus près, puisque la voie de droite a été rétrécie.
Mais l'impact sur les piétons est
aussi néfaste. Même avec des feux décalés, les piétons les plus
faibles (personnes âgées, enfants, personnes en fauteuil n'ont plus le
temps de traverser) aux carrefours non équipés de passages souterrains,
ou, plus grave, ne parviennent pas à comprendre quand ils peuvent
s'engager sans danger.
La goutte d'eau qui a fait déborder le
vase a été l'installation d'une glissière de sécurité mordant sur le
modeste espace piétonnier restant, défoncé mais utilisé malgré tout.
Et cela alors que la FCDE avait engagé une concertation avec les hauts
responsables de la DDE qui exécutaient des plans anciens ne prenant pas
en compte les nouvelles lois.
Déroulement de la manifestation
Les piétons sont partis dans la canicule explorer les installations
litigieuses.
Quant aux cyclistes, ils ont eu la surprise de découvrir que
leur présence (légale)
sur la N7 a été ressentie par certains automobilistes comme une
provocation: cinq minutes après son départ, le mini-cortège de 15 cyclistes,
escorté par la police
municipale et tenant bien sa droite, a été bloqué par un premier car de police dans un
sens. Cinq minutes plus tard le cortège renforcé par ce car a été à
nouveau bloqué par un car de police venant dans l'autre sens et dépendant d'une autre caserne.
Nous sommes donc rassurés: au moins nous savons que le jour où un
cycliste sera renversé à cet endroit, il bénéficiera de secours très
rapides.
La conférence de presse-débat s'est déroulée comme prévu. Après la visite sur les lieux des réalisations à problèmes, mais
aussi de celles qui donnent satisfaction (grâce aux modifications
apportées par la concertation, au cours de leur exécution ), un débat très
intéressant s'est tenu avec des représentants des municipalités
concernées.
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