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PROMENADE DE L'AQUEDUC DE LA VANNE (ET DU LOING) et des Lacs de l'Essonne

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Lire les articles ci-dessous  : 

1 17 décembre 2007 : La première tranche des travaux est terminée

2 Description de la Promenade de l'Aqueduc et des Lacs de l'Essonne

3 Historique de l'Aqueduc

4 Album photos de l'Aqueduc 

17 décembre 2007 - LA PREMIÈRE TRANCHE DES TRAVAUX SUR  L'AQUEDUC DE LA VANNE EST TERMINEE. 

Ils avaient démarré le 2 juillet 2007 

Pour pouvoir aménager l'Aqueduc, le Département a longuement négocié avec la SAGEP, la Société anonyme des eaux de Paris, qui a la responsabilité de la gestion et de l'entretien de l'Aqueduc de la Vanne et du Loing. La SAGEP a clairement donné ses conditions pour autoriser l'utilisation de l'emprise pour les circulations douces. La SAGEP a toujours été très méfiante à l'égard des cyclistes, craignant que les mobylettes suivent apportant des pollutions par infiltration et créant des vibrations. Une convention a été signée avec la SAGEP en 2005, dans laquelle elle donne de strictes réserves. En 2006 une convention a été signée avec la Communauté d'Agglomération des Lacs de l'Essonne. 

 

VVAqueduc_travaux1.jpg (33757 octets)

Travaux en cours

cliquez pour agrandir la photo

Le Département a eu la maîtrise d'oeuvre. Les travaux présentaient une difficulté particulière pour la réalisation de cette promenade : les engins lourds et camions ne pouvaient pas être utilisés pour ne pas ébranler les tuyauteries enterrées à entre 50 cm et 1m.  Le chemin de 3 m de large a donc été  réalisé par traitement à 30-40 cm du  sol en place par un mélange de chaux-ciment, avec imprégnation par sable, puis compacté. Le revêtement stabilisé est meilleur que la grave naturelle qui craint beaucoup le gel, cause de déformations et d'ornières.

En plus de l'ensemble de l'aménagement, les collectivités prennent en charge l'entretien de l'ensemble de l'emprise (16 m).

Le coût de l'opération étant inférieur à 1 900 000 €, l'enquête publique n'a pas été nécessaire.

Le Département s'était engagé à installer des barrières anti-intrusions qui ne pénaliseraient pas les usagers en fauteuil roulant. Malheureusement certaines sont quand même très gênantes et même dangereuses pour les cyclistes non aguerris.

Le projet de Promenade depuis Ris-Orangis jusqu'au Centre d'interprétation de la Nature du Château du Montauger puis ultérieurement jusqu'à Champcueil et la Communauté de Communes du Val d'Essonne ouvre des perspectives pour une itinéraire Voie Verte vers Maisse et la Promenade du CBG Chemin Beauce-Gâtinais,.

Voir la présentation FCDE sur les projets de VOIES VERTES EN ESSONNE pages 16 à 21

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DESCRIPTION de la PROMENADE DE L'AQUEDUC

Situation

L’aqueduc de la Vanne est un ouvrage remarquable, de 173 km de long, construit sous le Second empire et inauguré en 1874, pour alimenter Paris en eau potable à partir d’une source située dans l’Yonne.

Il traverse l’Essonne du nord au sud, par moment enterré, par moment bien visible sur un bel ouvrage en pierre taillée. Il est géré par la société des Eaux de Paris, et est longé d’une emprise inconstructible de 10 à 20 m de large. De Champcueil à Orly, cette emprise trace une grande ligne droite qui traverse des zones très urbanisées.

Cette emprise constitue un axe évident de promenade et de déplacements piétons et cyclables, mais n’était pratiquement pas utilisée jusqu’à présent hormis par quelques promeneurs à pied ou vététistes chevronnés à cause d’un revêtement herbeux très chaotique. La FCDE réclame son aménagement pour les circulations douces depuis des années.

Un premier tronçon de 5 km vient d’être aménagé par le Conseil général en 2007, au niveau de la communauté d’agglomération des lacs de l’Essonne (Grigny et Viry-Châtillon), avec un financement du département et de la région, pour un coût total de 960 k€.

Caractéristiques techniques

La voie aménagée fait 3 m de large. La spécificité de cet aménagement est la conception de son revêtement,très réussi à la fois sur le plan du respect de l’environnement et du confort pour les usagers. Il a été réalisé sous le contrôle de la société des eaux de Paris avec stabilisation du sol en place et incorporation de 3 % de ciment sur 30 cm (ce qui évite les opérations de décaissement et remblaiement coûteuses sur le plan environnemental), puis revêtement de 8 cm de grave avec 7 % de sable-ciment qui offre une bonne porosité, le confort d’un bitume et l’aspect visuel d’une grave compactée.

Le parcours

Entièrement rectiligne, en grande partie parallèle à l’autoroute A6, la partie aménagée rejoint la vallée d’Orge à Savigny-sur-Orge. Elle se connecte avec la promenade du Val d’Orge, à Ris-Orangis, où elle permet le franchissement en souterrain de l’autoroute A6, et se connectera alors à la future voie verte reliant la forêt de St Eutrope à la forêt de Sénart.

La FCDE réclame la poursuite de cet aménagement sur la Communauté d’agglomération d’Evry,jusqu’à la vallée de l’Essonne à Mennecy, sachant que les travaux seraient financés par la région et le département. Cet itinéraire longe plusieurs cités importantes (Grande borne, Grigny 2…), des centres commerciaux,des collèges et des lycées. Outre la promenade pour les habitants des quartiers traversés, il peut donc s’avérer utile pour les déplacements quotidiens à pied ou à vélo. Malheureusement pour les cyclistes, des chicanes serrées à chaque intersection, ainsi que le franchissement délicat de la N445, limitent son intérêt pour ce type d’usage.  

 

Infos pratiques (à vérifier et mettre à jour) : 

Pour le moment, pas d'eau courante et pas de toilettes sur l'Aqueduc lui-même. Contrainte imposée par la SAGEP, gestionnaire de la Société des eaux de Paris

Toilettes accessibles dans le Gymnase du Centre à Grigny, point de rendez-vous de la manifestation du 9 avril, à quelques mètres de l'Aqueduc. Accessibilité les autres jours à vérifier pour les personnes handicapées qui se promèneront sur l'Aqueduc de manière autonome.

Toilettes accessibles sur le parcours Tour des lacs de l'Essonne, à la limite des "Jardins populaires sur la butte. En demander l'ouverture sur place.

 

À voir à proximité

- l’ouvrage d’art de l’aqueduc lui-même (XIX° siècle)

- la forêt de Saint-Eutrope et l’ancien hippodrome 

- la vallée de l’Orge

- le stade départemental Robert Bobin à Evry, 

- et à terme : le domaine de Montauger à Mennecy et les marais du Val d'Essonne.

 

Accès en transports en commun

Gare RER C de Savigny Sur Orge

Gare RER D de Grigny Centre (et à terme de Mennecy)

 

HISTOIRE DE L'AQUEDUC

Extraits de l’article des Cahiers de l'Association d'histoire locale de "l'Orme du bout" de Grigny

Pour avoir plus de détails sur l'Aqueduc, en particulier sur l'impact de sa construction sur les petits villages traversés, consultez l'original sur le site de la Ville de Grigny http://www.grigny91.fr , clic ð Grigny hier, clic ð l’histoire locale,

ou directement à la page http://www.grigny91.fr/histoire/orme7.htm

Dérivation des eaux de la Vanne, du Loing et du Lunain

[… On envisagea de détourner les sources de la Vanne, rivière qui sort du département de l'Aube pour aller se jeter dans l'Yonne près de Sens. Ces sources avaient en outre l'avantage d'être situées à une altitude suffisante pour pouvoir arriver à Paris par simple gravité. Mais il fallait construire un aqueduc long de 175 km, ce qui sous-entendait l'expropriation, pour cause d'utilité publique, d'un grand nombre de terrains ce qui souleva, on s'en doute, des objections sans fin de la part des populations qui se disaient ou se trouvaient lésées.

Napoléon III […] demande au nouveau préfet de la Seine, Haussmann de faire de Paris une cité moderne, dotée de larges avenues et de beaux espaces verts.

A cette époque, Paris souffre d'un manque criant d'eau potable. Les deux aqueducs en place, ceux du Nord et du Midi sont nettement insuffisants et l'on a recours aux eaux de la Seine et au canal de l'Ourcq, eaux fortement souillées.

Sensible à ce problème, Haussmann ajoute de son propre chef aux travaux de voirie et d'espaces verts demandés par l'Empereur, un troisième équipement pour lequel il fait venir l'homme compétent, Belgrand. Mettant à profit ses profondes compétences en hydrologie, celui ci se livre à une recherche systématique des ressources en eau et constate qu'il ne faut pas hésiter à aller chercher celles-ci assez loin.

Il dresse alors et fait approuver les projets de dérivation vers la capitale des eaux des sources de la Dhuis près de Château-Thierry et celles de la Vanne près de Sens.

Il réalise la première de ces dérivations de 1863 à 1865 et lance la seconde en 1867.

Depuis la mort de Belgrand [en 1878], l'augmentation de la population parisienne a rendu insuffisante les apports des dérivations de la Dhuis et de la Vanne. Dès 1882 il est a nouveau fait appel en complément à de l'eau de Seine ce qui provoque une recrudescence de maladies infectieuses. De nouvelles dérivations s'avèrent nécessaires.

 

ALBUM PHOTOS

Travaux avec des véhicules légers préservant les canalisations enterrées

 Peu de bancs mais on peut s'asseoir sur les barrières fort nombreuses

La voie verte longe malheureusement une rue en cul-de-sac peu ragoûtante où s'affairent des mécanos et des récupérateurs de pièces auto

Alors que de l'autre côté l'environnement est bucolique

Cet employé des PTT a l'expérience du passage des chicanes sans mettre pied à terre

Les chicanes à angle droit ont été conçues pour ne pas pénaliser les personnes en fauteuil mais elles sont gênantes pour les cyclistes

Une sortie : panneau cyclistes pied à terre

L'Aqueduc par nécessité ne présente pas de végétation

Un couple prend un peu de repos au soleil sur l'unique banc sur plusieurs kilomètres, but de leur promenade

Un environnement urbain utile pour les déplacements locaux

On oublie l'autoroute toute proche

La voie se termine au souterrain sous l'autoroute qui permettra la liaison avec la future Coulée verte de Saint Eutrope