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Présentation
de la Fédération pour les Circulations Douces en Essonne
(FCDE)
L'association,
déclarée à la Préfecture le 4 octobre 2002, a pour vocation de
regrouper les associations d'usagers ou de défense de l'environnement qui
luttent pour améliorer la sécurité et le confort de circulation des piétons
et des cyclistes en Essonne.
En
s’appuyant sur la loi sur l’air de 1996 et sur les objectifs du Plan
de Déplacements Urbains de l’Île de France, elle œuvre auprès des
pouvoirs publics pour :
-
obtenir une redistribution de la voirie en faveur des déplacements
non motorisés;
-permettre
aux piétons (y compris les personnes en fauteuil roulant ou poussant une
voiture d’enfant), aux usagers de rollers et aux cyclistes de se déplacer
en sécurité et confortablement en zones urbaine et rurale;
Notre
charte
énonce 24 demandes aux élus et aux aménageurs pour les engager
à se défaire de l'approche "tout-automobile" qui mène à
l'impasse, et les convaincre de donner leur place aux déplacements non
motorisés et aux transports en commun. Nous invitons les associations de
l'Essonne qui ont le même objectif à nous rejoindre, pour qu'ensemble
nous fassions entendre notre voix.
Nous
tenons à la disposition du public des informations sur les combats que mènent
les associations adhérentes, sur les réglementations
nouvelles, sur les travaux et projets engagés par le Conseil Général et
les communes de l'Essonne.
Selon
ses statuts,
la FCDE ne prend pas d'adhésions individuelles. Toutefois, s'il n'existe
pas d'association locale compétente, la FCDE peut apporter ses conseils
et son assistance sur tout le territoire de l'Essonne aux personnes isolées
qui souhaitent résoudre des problèmes locaux.
Les actions de la FCDE
Depuis sa création en
septembre 2002, la FCDE, Fédération pour les circulations douces en
Essonne, a réussi a se faire reconnaître comme un interlocuteur par les
collectivités locales pour tout ce qui touche aux déplacements piétons
et cyclistes.
Résultat de la conjonction
de la loi SRU sur la démocratie participative, de la loi sur l’air, et
de notre volonté d’être consultés en amont des projets d’aménagements,
nous avons dû faire face à plus de 60 réunions de concertation en 2003,
avec le conseil général, la DDE, les communautés d’agglomération,
sans compter bien sûr les réunions que les 12 associations locales
membres de la FCDE ont eues avec leurs municipalités respectives !
Il s’agit principalement de réunions au sujet de l’avant-projet du
« Schéma directeur départemental des circulations douces »
qui a été voté le 17 octobre 2003 par le conseil général, des « comités
d’axe » ou « comités de pôle » du PDU, et d’une
kyrielle de réunions locales à l’occasion de rénovations de voirie
entreprises par les communes ou le département…
Parfois nous avons
l’impression de parler à des murs, parfois d’être entendus, mais
nous gardons l’espoir de faire passer certains réflexes piétons-vélos
au sein des différents services techniques chargés de la voirie. Cette
inflation de réunions de concertation se fait au détriment du travail
militant auprès des « usagers ». Et pour l’instant nous
avons encore bien peu d’aménagements dont nous pouvons nous vanter.
Quand les services techniques auront enfin un peu changé leurs réflexes
conditionnés du « tout bagnole », il faudra essayer de
s’attaquer à un autre morceau autrement plus gros : le changement
des comportements quotidiens des Essonniens !
Il faut dire que l’Essonne
est un département sinistré par l’automobile : le nombre de déplacements
motorisés a triplé entre 1975 et 2000 pour atteindre près de 40
millions de kilomètres/véhicules par jour ! Et cela continue, malgré
les objectifs du PDU qui vise une réduction du trafic de 2% d’ici
2005… Tous les habitants se plaignent de la place étouffante de la
voiture, mais continuent d’utiliser frénétiquement leur voiture,
parce que se déplacer à pied ou à vélo est devenu trop dangereux.
Beaucoup ne savent tout simplement plus se déplacer à vélo dans la rue
(ils transportent en voiture leurs VTT jusqu’aux parkings des
magnifiques forêts de l’Essonne, mais ne font plus de vélo de ville).
Notre principal problème
aujourd’hui est d’arriver à enrayer une erreur de conception d’aménagements
cyclables de plus en plus fréquente : « les trottoirs
cyclables obligatoires». Cet avatar est le fruit de l’union entre
l’obsession sécuritaire ambiante et la mauvaise compréhension de la
loi sur l’air. Voici le raisonnement implicite de la plupart des maires
et des agents des services techniques (représentatifs des 99 % d’Essonniens
qui n’utilisent jamais leur vélo pour se déplacer au quotidien) :
- la violence routière est
due à l’excès de voitures et au non-respect des limites de vitesse ;
- il est illusoire d’espérer
que les automobilistes français se conduisent de façon civilisée ;
- il faut donc les ralentir
par des contraintes physiques :
- la technique la plus
efficace pour ralentir les voitures est de rétrécir la largeur de la
chaussée en créant des effets de murs sur les côtés et au milieu.
Résultat : on voit
fleurir un peu partout, sur les routes les plus passantes en zone urbaine,
des voies étroites tout juste suffisantes pour la largeur d’un bus,
avec de hautes bordures de trottoirs et de « magnifiques »
bacs à fleurs en béton à la place de la bande centrale !!!
Effectivement les voitures
ralentissent, mais les vélos ne passent plus, sauf quelques « fous »
qui persistent à croire, comme le prévoit le Code de la route, que le vélo
est un véhicule et que sa place est sur la chaussée. Donc en
l’occurrence devant les voitures, puisqu’il n’y a plus de
place à côté.
Problème : la loi sur
l’air depuis 2000 oblige à prévoir des aménagements cyclables à
l’occasion de rénovations de voiries. Avec ces quelques cyclistes
marginaux qui réclament son application, « on » ne peut plus
faire ça tranquille. Qu’à cela ne tienne, il n’y a qu’à peindre
des pistes cyclables sur les trottoirs, s’ils sont assez larges, voire à
la place s’il ne le sont pas. Puis on pose des panneaux B22a (piste
cyclable obligatoire) à tire-larigot, et on va parfois jusqu’à le
surmonter d’un panneau « passage piéton obligatoire », et le
tour est joué…
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cliquez sur les miniatures
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Vous comprendrez que les mots « pistes cyclables », pour
nous qui nous préoccupons des déplacements des cyclistes mais aussi des
piétons, nous fait souvent voir rouge.
Contre cette erreur, le schéma
standard que nous essayons de faire passer en zone urbaine est :
- des bandes cyclables latérales
sur la chaussée, avec des aménagements pour les tourne-à gauche à
toutes les intersections, pour les cyclistes roulant à allure normale
- et, si le
trottoir est assez large, des voies mixtes piétons-cyclistes (avec
une délimitation éventuelle des espaces de chacun par des bandes de
peinture) pour les cyclistes roulant lentement, pour des déplacements de
courte distance, de loisirs, ou des passages à contresens de la chaussée.
Cela, quel que soit le
trafic automobile : il y a beaucoup de routes à plus de 12000 véhicules
par jour dans l’Essonne, malheureusement, mais ce sont précisément des
axes de déplacements quotidiens, aussi utiles pour les vélos que pour les voitures.
Si la voirie n’est pas
assez large, dans les centres-villes, nous poussons bien sûr à la zone
30 avec arasement des trottoirs et installation des systèmes de
ralentissement classiques dans ces zones, les cyclistes circulant sans
danger sur la chaussée.
Pour ce qui est des bandes
cyclables latérales, les techniciens objectent qu'elles ont un effet
visuel qui donnent l’impression aux automobilistes qu’ils peuvent
rouler plus vite. Certes, tant qu’il aura peu de cyclistes dessus, les
bandes latérales désertes réduisent le fameux « effet de
mur » qui fait ralentir les voitures. Mais nous répondons que les
automobilistes peuvent changer leur façon de conduire, de gré ou de
force. Pour cela, les radars automatiques pourraient être un très bon
allié pour faire basculer la majorité du « bon » côté des
limites de vitesse, puisque nos gendarmes en chair et en os n’ont pas le
temps de s’occuper de ce problème. Si quelques conducteurs ralentissent
par civisme ou par peur du gendarme, les autres sont bien obligés de
rester derrière et de respecter les limitations. Ce qui finalement amènera
plus de cyclistes à circuler en ville, et quand il y aura un peu plus de
vélos sur la chaussée, les automobilistes pourront même devenir
tout à fait raisonnables. Et les piétons pourront marcher un peu plus
tranquilles.
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