|
| |
|
Les
Photos-chocs n° 14 et l'Allée royale
|
|
1769
: Le Fermier général Bouret s'adresse aux habitants des villages de sa
seigneurie de Croix-Fontaine :
Ah, mes bonnes gens, pour prix de votre fidélité, je
vous donne licence après l'oraison dominicale d'user librement de mes
domaines pour votre repos. Allez en famille admirer la luxuriance de
mes vergers et la splendeur de l'Allée royale, longue de plus d'une
lieue. Que les voix pures de vos enfants s'élèvent vers les vertes
frondaisons des forêts et chantent la gloire de notre monarque bien-aimé. Mon
œuvre n'est pas achevée. Vous qui journellement travaillez la
glèbe, ce ne sont les quelques mottes ça et là qui vous feront
rebrousser chemin!
(écrit
apocryphe, mai 2007)
|
|

cliquez
sur la photo pour la voir agrandie |
2007
: Entre le confortable et réputé
réseau de voies vertes de la forêt domaniale de Sénart et l'Allée royale,
voilà les "mottes"
qu'il vous faudra franchir sur 1 km pour rejoindre les allées
et pistes cyclables de la forêt régionale de Rougeau. Difficile de faire
pire pour la continuité des aménagements ! |
Cliquez sur cette photo pour entrevoir l'ombre errante
d'un cycliste poussant sa frêle monture tout là-bas dans le contre-jour
des sous-bois
|
|
Un
peu d'histoire
L'ALLÉE ROYALE
1743
: le fermier général du royaume Etienne-Michel Bouret achète le
domaine de Croix-Fontaine, en bordure de Seine (Saint-Port, Seine-Port),
et en lisière de part et d'autre, des forêts de Sénart et de Rougeau
où se déroulaient des chasses royales.
1751
: création de l’Allée Royale reliant les deux forêts, et du Pavillon Royal
afin d'offrir à Louis XV, le Bien-aimé,
un cadre splendide pour ses rendez-vous de chasse, et une halte
sur le chemin de Fontainebleau..
1758
: le roi répond enfin à ses invitations pressantes, mais au lieu de
passer par l'Allée Royale pour admirer l'œuvre de son courtisan,
il choisit de remonter la Seine en bateau et débarque à
Seine-Port. Il y revient mais jamais ne passe par l'Allée Royale alors que le Pavillon agrandi et richement décoré par les plus
grands artistes du moment, a été conçu pour la mettre en valeur. Dépité, Bouret
ouvre l'Allée Royale inachevée à ses
manants pour la promenade. Ruiné par le faste des réceptions
qu'il s'entête à offrir à ses amis et au roi pour le flatter, il meurt de désespoir en
1777, probablement en s'empoisonnant.
|
Voir
aussi l'itinéraire détaillé depuis notre page L'Allée Royale de Sénart à St Germain-lès-Corbeil,
et les pages 10 et 11 du dossier FCDE revêtements
qui montrent bien la dégradation très rapide du revêtement en grave
compactée utilisé pour l'Allée royale.
|