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FORUM TECHNIQUE Dossier Panneaux mis à jour mai 2008

code et aménageurs

Panneaux d'obligation et panneaux d'indication (ou plutôt d'incitation)

En 1998 des modifications ont été apportées au Code de la Route pour sécuriser l'usage du vélo et aller dans le sens d'un partage plus harmonieux de la chaussée entre les différents usagers. 

Il est inadmissible que 10 ans plus tard, des décisions prises pour améliorer la sécurité des cyclistes  ne soient toujours pas appliquées, au mieux par ignorance, au pire par le choix délibéré de ne pas engager les dépenses qu'elles impliquent.

Le cas des panneaux C113 et B22a en est une parfaite illustration.  

Le panneau B22a rond, vélo sur fond bleu marque une piste cyclable obligatoire 
Le panneau C113 carré, vélo sur fond bleu marque une piste non obligatoire. 

Dans les années 70 de nombreux élus ont fait construire des cheminements mixtes piétonniers et cyclables qu'ils appelaient des "pistes cyclables" (étymologiquement corrects, puisque cyclables signifiaient pour eux que ces trottoirs étaient utilisables par les cycles). Mais, en l'absence d'un autre panneau à leur disposition, ils ont fait apposer le panneau B22a. Or ce panneau se définit comme imposant aux cyclistes d'emprunter obligatoirement la voie ainsi marquée.

On s'est très vite trouvé dans les villes de la grande couronne de Paris dans la situation absurde que ces pseudo-pistes cyclables ne pouvaient la plupart du temps pas assurer la sécurité des cyclistes qui auraient voulu les emprunter: manque de largeur, avec de plus présence de piétons qui n'avaient pas d'autre espace de circulation, discontinuités, seuils trop hauts aux intersections, priorité systématiquement perdue à tous les carrefours, même pour des "pistes cyclables" longeant une voie principale, mauvais état des revêtements, végétation envahissante, etc. etc. Les cyclistes de distance avec vélos à jantes minces ne pouvaient pas les emprunter sans risquer des crevaisons ou des chutes. 

Les modifications au code de 1998 prévoient que ces pistes doivent être  équipées du panneau C113 les rendant facultatives. Pourtant les anciens panneaux n'ont pas été remplacés, ce qui donne 10 ans plus tard une situation de confusion et d'anarchie. 

Le summum étant atteint dans l'exemple ci-dessous ne datant que de quelques mois (nous ne dévoilerons pas le nom de la municipalité responsable de cette aberration). Dans ce décor bucolique où la place ne manque pas pour faire des aménagements séparés, on  a installé deux panneaux marquant l'obligation de les emprunter aussi bien pour les piétons que les cyclistes.

Ces deux panneaux sont contradictoires 

pietonveloD310-Grigny.jpg (29081 octets)

cet espace ne peut être à la fois  réservé exclusivement à deux catégories d'usagers

On pourrait en sourire, mais à quoi sert le Code de la route s'il est détourné de son sens et que des panneaux d'obligation deviennent des panneaux d'incitation ou d'indication.

Le problème, c'est que les autorités de police se doivent d'appliquer le Code de la route à la lettre: il arrive parfois qu'elles dressent des procès-verbaux aux cyclistes circulant sur la chaussée, alors que les pseudo "trottoirs cyclables" sont inutilisables ou encombrés par des piétons en nombre. 

Mais surtout, comme dans le cas de l'utilisation abusive de la ligne blanche continue, cette signalétique, qui ne respecte ni l'esprit ni la lettre du Code, sème la confusion. Elle accroît les conflits entre piétons et cyclistes. Et fait que les automobilistes se sentent en droit de rejeter les cyclistes qui s'obstinent à rouler sur leur chaussée "alors qu'ils ont des pistes qu'ils n'utilisent pas".

 

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