frise FCDE

FCDE

La Fédération pour les Circulations Douces en  Essonne lutte  pour la sécurité et le confort des déplacements  non motorisés  ( à pied, en fauteuil roulant, à vélo, à rollers)

logo de la FCDE -

Respectons-nous les uns les autres !

Accueil

Présentation de la FCDE

Statuts de la

FCDE

La Charte de

la FCDE

Liens

utiles

Associations adhérentes

Pages  adhérents

RECHERCHE sur le site


BLOG

Actualités, débats, propositions 


FORUM TECHNIQUE


1-Code de la route et circulations douces


2-Code de la route et aménageurs


LEGISLATION  déplacements  Loi handicap, PDU, PLD, Loi sur l'air, etc.


Déplacements des piétons valides  et handicapés


Déplacements des cyclistes


Schéma des des Circulations Douces et Charte du CG de l'Essonne


Aménagements et  Voies  Vertes en Essonne


Manifestations et Balades 


1-Espace enfants:

Sécurité, code, jeux, tests

2- pédagogie


Détails techniques sur le Code FUBICYCODE:

LE MARQUAGE DES VÉLOS 

LIBÉRATION, Lundi 13 septembre 2004

Transports. Plusieurs villes expérimentent le marquage contre le vol.

Avec son numéro gravé, mon vélo s'appelle reviens

En Allemagne et au Danemark, où les vélos ont un numéro,40%  des engins volés sont restitués.

Au hasard des rues, des poteaux et des grilles, on trouve des roues orphelines et des cadenas esseulés. Étranges objets que ces bouts de bicyclettes ayant perdu leur raison d’être. Preuve matérielle, après un instant de doute - mais où donc l’ai-je garé? -, que le vélo s'est «envolé ? En France, ils sont 400000 propriétaires chaque année à vivre cette désagréable expérience. A pester contre le sort et les vo­leurs. A lorgner les cyclistes pendant plusieurs jours, espérant tomber - hypothèse très improbable - sur l'objet dérobé. D'après une enquête menée en 2003 par Frédéric Héran pour l’Ifresi  (Institut fédératif de recherches sur les économies et les sociétés industrielles), la mésaventure découragerait 23% des victimes, qui renonceraient définitivement à la bicyclette. Les associations de cyclistes multiplient donc les propositions pour réduire ces vols qui constituent, après le risque d'accidents, le deuxième frein majeur à la pratique du vélo.

Train raté. Du vélo au volé, il n'y a que deux voyelles, qui changent de place comme de proprio : régulièrement. 57% des cyclistes ont déjà connu une telle déconvenue. Certains, même, à plusieurs reprises. Sans compter tous ceux qui se sont fait dérober une selle, une roue ou encore un éclairage. Parmi les victimes, entre 1 et 2 % seulement récupèrent leur bien, selon la Fubicy (Fédération des usagers de la bicyclette). Pourtant, sur les 400 000 engins qui disparaissent en France chaque année, 150000 sont retrouvés. Ils n'ont été qu'«empruntés», en raison d'un train raté ou d'une course à faire, puis abandonnés. Mais, faute que leur propriétaire soit connu, la plupart rouillent plusieurs mois dans une fourrière avant de mourir dans une déchetterie.

D'où l'idée de lier le propriétaire à son bien et de recourir au «marquage». La technique, comparable à la plaque d'immatriculation pour une voiture, a fait ses preuves en Allemagne et au Danemark. Dans ces deux pays, près de 40% des engins volés sont aujourd'hui restitués. La méthode semble aussi fiable qu'économique : pour une somme variant de 3 à 5 euros, le propriétaire fait graver sur son cadre un numéro indélébile à 14 chiffres. Un passeport lui est remis avec un mot de passe qui préserve son anonymat. La Fubicy conserve le fichier. Quand la police retrouve le vélo, la référence gravée permet de le rendre à son propriétaire. Le système fonctionne déjà à Haguenau, à Strasbourg et à Nantes depuis le mois de juin. A Chambéry et à Grenoble depuis août. Toulouse s'y met aujourd'hui. Lyon le week-end prochain, avec deux journées de marquage gratuit; Paris devrait bientôt suivre (1). L'objectif est de se rapprocher des statistiques de voitures volées, dont les trois quarts sont un jour retrouvées. Pour ce faire, la fédération  espère imposer à moyen terme le marquage à la production. Et souhaite que les policiers puissent contrôler les cyclistes en balade comme en Allemagne, où les vols de vélos ont baissé de 30% en dix ans. Pour que le système fonctionne, il faut toutefois que les volés portent plainte. Or, actuellement, moins de la moitié des victimes déclarent le vol, 70% d'entre eux estimant que «cela ne sert à rien».

Plein jour. En attendant, les cyclistes luttent avec les moyens du bord, sachant que nul n'est à l'abri. Même pas la Fubicy, dont plusieurs membres se sont fait dérober leur vélo pendant qu'ils travaillaient, en plein après-midi. Surprenant? Pas tant que ça Contrairement aux idées reçues, les vols se font autant de jour que de nuit. Presque autant dans les lieux privés (cour, hall, local fermé) que dans les lieux publics. Les communes les plus touchées restent les villes universitaires (les étudiants représentant une part importante des cyclistes) et les bicyclettes les plus fauchées sont évidemment les plus belles, les plus neuves. Les cyclistes qui choisissent de racheter un vélo en prennent d'ailleurs un coûtant en moyenne 20 % moins cher que le précédent. Ils ce tournent donc souvent vers le marché d'occasion, largement alimenté par les larcins. Bouclant ainsi la boucle du recel. •*•

MICHAËL HAJDENBERG  

(1) La liste des «graveurs» est disponible sur le site www.fubicycode.org/

Dix minutes pour faire sauter un antivol

Près d'un quart des vélos dérobés ne sont pas cadenassés au moment du vol. Certes, aucun antivol n'est inviolable :
le meilleur d'entre eux ne résistera pas plus de dix minutes à un voleur déterminé et bien outillé. Mais il peut être dissuasif.
Pour faire face aux pieds-de-biche, perceuses électriques, chalumeaux, scies à métaux et autres acides employés par les voleurs de bicyclettes, la Fubicy recommande un antivol en U (son nom vient de sa forme), en acier cémenté, mais pesant moins de 1,7 kg pour ne pas trop alourdir. Il reliera un point fixe d'attache au cadre en englobant la roue arrière. Les plus gros coûtent en moyenne 60 euros. Les plus petits, plus fragiles, environ 30 euros. Il est recommandé de lui adjoindre pour la roue avant un antivol plus léger, dont on trouve des modèles aux alentours de 10 euros.   M.Ha.