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La Fédération pour les Circulations Douces en  Essonne lutte  pour la sécurité et le confort des déplacements  non motorisés  ( à pied, en fauteuil roulant, à vélo, à rollers)

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Dossier FCDE loi de responsabilisation des cyclistes

Exposé des motifs et texte de la proposition de loi pour la responsabilisation des cyclistes

La loi Badinter

Principe de base, responsabilité de celui qui amène l'objet dangereux sur l'espace public

L'objectif de la loi Badinter était d'établir le droit à indemnisation des piétons et cyclistes victimes d'accidents corporels quel qu'en ait été le responsable objectif. Et donc bien de ne pas prendre un point de vue "moral" de la responsabilité. Le conducteur d'un engin motorisé assuré est par définition présumé responsable en raison de sa vitesse et de sa masse. 

C'est lui qui amène l'objet dangereux sur l'espace public et il doit rester maître de sa vitesse. Et puis dans un choc entre un piéton et une automobile, l'automobiliste ne court pratiquement aucun risque. Pourtant dans une situation plus complexe, un automobiliste pour éviter un piéton commettant une faute inexcusable peut faire des manœuvres d'évitement sans collision avec le piéton et se tuer. En tant que conducteur d’un véhicule motorisé, la loi Badinter ne s'applique pas à lui, puisque son assurance prendra en charge le dommage.

Il ne s'agissait pas d'influer directement sur le comportement des conducteurs, mais d'obliger les assurances, pots de fer en justice, à ne pas faire traîner en longueur des procédures pour faire plier les victimes vulnérables, pots de terre du système. 

Les compagnies d'assurance ne pouvaient plus s'exonérer de prendre en charge les dommages corporels que s'il était prouvé que le piéton (ou le cycliste) avait commis une faute inexcusable, restriction très rarement acceptée par les tribunaux.  Pour reprendre la célèbre formule, le conducteur  est responsable mais pas coupable, y compris, par exemple, quand un piéton traverse à 5m d'un passage et se fait renverser. L'assurance de l'automobiliste prend en charge  l'indemnisation des dommages corporels du piéton fautif sans que celui-ci ait à prouver, par exemple, qu'un véhicule était en stationnement irrégulier sur le passage et l'a obligé à faire un détour... 

Dans Wikipedia il y a des exemples  limites, où si on prend un point de vue MORAL, on peut ne pas être d'accord : par exemple qu'un piéton ivre zigzaguant sur une route puisse être considéré comme non responsable.  

La loi Badinter de 1985 

Elle ne se préoccupe que du droit des victimes vulnérables (ou leurs ayant-droits) à être dédommagées des atteintes physiques qui leur sont portées par des véhicules motorisés nécessairement assurés.

Elle fut votée en 1985 alors que des milliers de cas douloureux s'accumulaient dans les tribunaux parce que justement les piétons ou cyclistes, non ou faiblement assurés, ne faisaient pas le poids face aux manœuvres dilatoires des assureurs.


Article  3 :  « Les victimes, hormis les conducteurs de véhicules  terrestres à moteurs, sont indemnisées des dommages résultant des atteintes à leur personne, qu’elles ont subis, sans que puisse leur  être opposé leur propre faute à l’exception de leur faute inexcusable*  si elle a été la cause exclusive de l’accident»

*Note de jurisprudence : Seule est inexcusable, la faute volontaire d’une exceptionnelle gravité, exposant sans raison valable son auteur à un danger dont il aurait pu avoir conscience…


 Il y a deux catégorie de victimes et 3 possibilités d'exonération pour le conducteur selon la catégorie des victimes, faute inexcusable, exclusive, intentionnelle :

1° ■ Victime 16 à 70 ans  : conducteur responsable sauf si :

  • 1) faute inexcusable de la victime ( exceptionnel),

  • 2 ) ou si faute cause exclusive

 2° ■ Victimes irresponsables par définition : conducteur toujours responsable

car ce sont des personnes vulnérables

  • 1) avec handicap  > ou = 80%,

  • 2) victime âgée de moins de 16 ou plus de 70 ans

Il n'y a pas de faute inexcusable car il s’agit de personnes vulnérables et le conducteur est responsable.

sauf si la faute est intentionnelle par exemple a recherché le dommage dans un suicide

 

 
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