HISTORIQUE
1981 : Création de
l'association ELAN (dont le but est principalement de participer ŕ la lutte
contre les nuisances aériennes : refus de l'utilisation de la piste n° 2
nord-sud dont l'usage implique le survol de Savigny - maintien du couvre-feu -
refus d'une nouvelle piste n° 6 ŕ Orly (projet abandonné)
1992 : Création de
l'association SAVIGNY ENVIRONNEMENT (qui s'oppose ŕ un projet de déchetterie en
milieu urbain ŕ Savigny sur Orge - démarche ayant abouti ŕ l'abandon du projet)
1998 : Fusion d'ELAN
avec SAVIGNY ENVIRONNEMENT dont la vocation était la défense du cadre de vie et
de l'environnement ŕ Savigny sur Orge.
2001 : Agrément
Préfectoral d'ELAN-SAVIGNY ENVIRONNEMENT
Elan-Savigny Environnement est
affilié ŕ l'UFCNA (Union Fédérale contre les nuisances des aéronefs), ŕ Essonne
Nature Environnement, ŕ Ile de France Environnement, et adhérent au CAB (Comité
d'Action contre le Bruit) et ŕ la Ligue contre la Violence Routičre.
OBJECTIFS
·
Tout mettre en śuvre pour faire respecter et
protéger la nature, l'environnement et la qualité de la vie,
·
Lutter contre les nuisances de toutes sortes, en
particulier le bruit et les autres nuisances résultant des trafics aériens,
routiers et ferroviaires ;
·
Faire respecter les dispositions régissant
l'urbanisme ŕ Savigny et dans ses environs
....................................................__________________________________............................................
Nombre d'adhérents ŕ jour de
leur cotisation ŕ fin 2002 : 294
Nombre de "sympathisants"
(cotisants occasionnels) dans le fichier de l'association : 450
ACTIONS EN
COURS
Ř
Participation ŕ toutes les actions de protection
des riverains d'aéroports (respect du décret limitant le nombre de mouvements ŕ
Orly, maintien du couvre-feu, non-utilisation de la piste n°2, refus des projets
de nouveaux couloirs aériens, recommandation de VATRY comme aéroport de
délestage des deux grands aéroports franciliens)…
Ř
Suivi de dossiers locaux, régionaux et nationaux :
- sur le
cadre de vie local (Savigny sur Orge) - nuisances industrielles, commerciales,
amélioration des conditions de circulation piétonne et cycliste - (action de
relais des adhérents auprčs des collectivités locales, Mairie etc.)
- sur la
Vallée de l'Orge - aménagement des rives(inondations, promotion de la promenade
de l'Orge)
- sur les
projets locaux d'aménagement et de construction immobiličre au détriment
d'espaces verts
- visites
de quartiers et recommandations ŕ la Municipalité
-
affichage et panneaux publicitaires abusifs et illégaux
- grands
projets régionaux (Tangentielle, Tramway N7) et participation aux instances
régionales sur le PDU (Plan de Déplacement Urbain)
-
Etude "CIRCULATIONS DOUCES" ŕ Savigny sur Orge
CONTACTS :
Evelyne BOURNER
(Présidente) Tél. 01 69 96 10 35 e-mail :
contact@savigny-environnement.org
Enquęte circulations
douces – Savigny sur orge
De nombreux adhérents nous ont fait part de leur inquiétude face ŕ un certain nombre d’obstacles ŕ la circulation des piétons dans notre ville, notamment des trottoirs souvent étroits, parfois défoncés ou encombrés de poteaux installés anarchiquement, végétations non entretenues, et combien de fois envahis de véhicules en stationnement illicite (voir photos prises ŕ Savigny) sans oublier la vitesse excessive qui augmente l’insécurité. Nous avons voulu savoir si ces critiques étaient fondées.
Réunion publique « Circulations Douces » Savigny sur Orge
8 février 2004 – Grande Salle MJC
INTRODUCTION DE LA PRESIDENTE (Mme Evelyne BOURNER)
L’association
ELAN – SAVIGNY ENVIRONNEMENT, dont je suis la présidente, a pour objectif de
contribuer ŕ la défense du cadre de vie et de l’environnement ŕ Savigny sur
Orge. Elle regroupe environ 400 familles. Les membres du Conseil
d’Administration, au nombre de 16, sont trčs actifs et forment une équipe
dynamique et motivée.
Tout d’abord, je tiens ŕ vous remercier d’ętre venus
nombreux ŕ notre réunion publique sur les conditions de circulation des piétons,
handicapés, personnes ŕ mobilité réduite, et vélos, ŕ Savigny.
Je regrette l’absence des élus et des responsables
techniques de la municipalité, que nous avons pourtant trčs largement informés
et invités, et qui ont reçu le document complet de notre étude. Nous ne pouvons
que regretter qu’ils ne soient pas lŕ pour répondre aux questions que vous ne
manquerez pas de poser et pour assurer un vrai dialogue sur ce sujet important.
Nous avons entrepris cette grande étude dčs le printemps
2002, suite ŕ des plaintes et remarques de nos adhérents en assemblée générale
et au cours de nos visites de quartiers. Nous avons donc voulu aller voir de
prčs et sur le terrain, si ces plaintes étaient fondées et si vraiment les
piétons pouvaient circuler agréablement et en sécurité ŕ Savigny, détecter les
vrais problčmes et les points noirs…
Au départ, nous ne pensions pas nous engager dans un tel
gros chantier qui nous a donné beaucoup de travail. Mais une fois l’étude
commencée, il n’était pas question d’arręter, il fallait continuer. Et
d’ailleurs nous ne le regrettons pas. Le « chef d’orchestre » de cette
opération est Monsieur Etienne LAMBERT, qui y a consacré beaucoup de temps, et
pratiquement tous ses loisirs… et que nous remercions.
Il s’agit donc d’une démarche citoyenne,
menée par des bénévoles, dans le but de contribuer ŕ améliorer les choses. Nous
n’avons pas voulu noircir le tableau mais répondre ŕ un besoin, qui n’est pas
propre ŕ Savigny : il suffit de lire les grands titres des medias sur les
encombrements, la pollution, etc.., Pas de polémique, pas de critique inutile
et vaine, pas d’agressivité : des faits constatés sur le terrain, des résultats
statistiques démontrés, et une démarche résolument constructive et positive.
Vous allez voir des photographies édifiantes montrant le peu de place laissé aux
piétons dans de nombreuses rues dont les trottoirs sont en mauvais état,
encombrés d’obstacles, ou envahis par des voitures en stationnement illicite. Ce
sont des situation dangereuses pour eux, et vous serez convaincus qu’il faut
agir pour rendre leur vraie place aux circulations douces. Les rues doivent ętre
laissées aux véhicules mais les trottoirs et passages protégés doivent permettre
la marche et la promenade ŕ pied en toute sécurité et confortablement.
Un document de prčs de 100 pages, trčs technique et
détaillé car toutes les rues de notre ville ont été visitées et commentées par
des bénévoles, précise la méthodologie et donne notre constat sur toute la
voirie de Savigny : conditions de circulation des piétons, PMR, poussettes,
chariots de commissions, handicapés, vélos etc – et nous faisons des suggestions
et recommandations aux autorités locales.
Comme je l’ai signalé plus haut, ce document a été
largement distribué ŕ la Mairie de Savigny : élus et services techniques, au
Conseil Général, Conseil Régional, et associations amies.
Cette étude qui nous a coűté environ 2600 € n’a pour
l’instant fait l’objet d’aucune subvention (attente de réponse du Conseil
Général)
Par contre, l’association, grâce ŕ ses adhérents, en avait
les moyens financiers. Cette action s’inscrit parfaitement dans les objectifs
et les statuts de notre association : contribuer ŕ la défense du cadre de vie
et de l’environnement dans notre ville.
Il est normal, et męme indispensable, que les associations
et leurs adhérents s’investissent, et donnent leur avis sur les problčmes
rencontrés dans la vie quotidienne. Elles sont un relais indispensable vis-ŕ-vis
des autorités. Nous remercions toutes les personnes qui ont donné de leur temps
pour mener ŕ bien cette étude.
Aprčs la présentation de l’étude (assistance
trčs réceptive et intéressée) :
outre le sujet principal, des questions ont posé plus
précisément sur :
- les déjections canines (« crottoirs »)
- la végétation qui déborde et envahit les trottoirs - les nids de poule et plaques d’égouts, dangers pour les
vélos - la circulation dangereuse Av. Jean Allemane (nombreux
poids lourds) - le cas de la « Montagne Pavée » - la vitesse Av. de l’Armée Leclerc (accident corporel
récent touchant des enfants)
Commentaire ŕ la fin de la réunion :
Nous regrettons un courrier de M. le député-maire, qui a vu
dans notre étude une démarche militante en période électorale. Il n’en est
rien, évidemment, nous pouvons le rassurer totalement, nous ne nous associons ŕ
aucune action politique et notre étude avait démarré dčs mars 2002… Par
contre, elle ne peut que lui ętre utile pour définir les priorités de travaux ŕ
mener, dans l’intéręt des piétons, vélos etc. Il a eu connaissance des
résultats, ainsi que du document complet. Nous sommes certains qu’il est
maintenant convaincu de la qualité de notre travail, et de son utilité pour la
Commune. Nous échangeons volontiers notre document sur les circulations douces
contre celui demandé par la Municipalité sur la circulation automobile.. que
nous pourrions consulter utilement, mais qui ne nous a pas encore été
communiqué.
Merci ŕ tous de ce débat animé et utile et surtout d’avoir
répondu ŕ notre invitation : il n’est pas toujours facile de se libérer un
dimanche aprčs-midi, et nous sommes heureux d’avoir pu réunir plus de 120
personnes pour les informer, et leur donner la parole. Il faut mentionner
également les trčs nombreux messages d’habitants de Savigny ne pouvant venir
mais nous assurant de leur soutien. Nous sommes heureux que la Presse de
l’Essonne soit représentée également. Nous ne pouvons que vous conseiller
d’adhérer ŕ notre association, plus nous serons nombreux, plus nous serons forts
et écoutés.
Merci ŕ toutes et ŕ tous, et bonne fin de soirée.
Evelyne BOURNER
RESUME DU DOCUMENT FINAL
ELAN
– SAVIGNY ENVIRONNEMENT
146,
avenue de l’Armée Leclerc 91600 - Savigny-sur-Orge
Tél. 01 69 05 12 32
(secrétariat)
Association Loi 1901 N°
0913010890 Agrément n° 2001/Pref./4228/DCL/0299

JANVIER 2004 : ETUDE POUR LA PROMOTION
DES
CIRCULATIONS DOUCES ŕ
SAVIGNY-SUR-ORGE
Une réponse ŕ un besoin individuel et collectif de plus en plus urgent
Les rues
de nos villes ont dű absorber un trafic automobile pour lequel elles n’étaient
pas conçues. Cela s’est fait au détriment de l’espace dévolu aux autres modes de
déplacement. En milieu urbain, la voiture est en outre une source importante de
pollution chimique et sonore.
Il est
devenu nécessaire de restaurer un équilibre acceptable entre les différents
moyens de transport (mieux partager l’espace public), tout en améliorant
notre qualité de vie.
Il s’agit
d’une véritable révolution sur le long terme, qui, outre une volonté politique,
des stratégies et des moyens – parfois importants –, exigera une profonde
mutation des mentalités.
Il répond
ŕ une demande des Saviniens. Ambitieux et innovant, il a été réalisé avec les
forces bénévoles de l’association et l’aide de l’ACS (Amicale Cyclo de
Savigny-sur-Orge). Son élaboration a duré environ 15 mois.
Il se
place dans le cadre du Plan de Déplacements Urbains (PDU), dont les axes majeurs
sont les suivants :
-
diminuer le trafic automobile
(le PDU d'Ile-de-France prévoit une réduction du trafic automobile de 3% en 5
ans et, corrélativement, une augmentation de 2% de l'usage des transports
collectifs),
-
développer les transports
collectifs,
-
favoriser la marche et la
bicyclette,
-
aménager le réseau principal
de voirie au profit des modes non automobiles,
-
organiser le stationnement,
-
organiser le transport et la
livraison des marchandises,
Il
s’articule avec le Schéma Directeur départemental des Circulations douces.
(Un
piéton, c’est aussi un fauteuil roulant, une poussette, un landau, un caddie ou
un cycliste ŕ pied.)
L’étude a
été conduite en trois phases :
- Un état
des lieux, pour collecter des informations aussi précises que possible
- Un
bilan
- Des
propositions.
L’enquęte
a été effectuée par 68 personnes ŕ partir d’un code simple assurant un maximum
de précision, d’objectivité et de cohérence de l’information recueillie et
centré autour de 6 critčres :
ŕ
L :
largeur des trottoirs, souvent due ŕ la présence d'un obstacle (le plus souvent
un poteau),
ŕ
F :
obstacles fixes (plots en béton, poteaux implantés au milieu du trottoir),
ŕ
M :
obstacles mobiles (stationnement illicite, matériaux, poubelles …),
ŕ
R :
revętement (absent, troué, en mauvais état …),
ŕ
T :
traversées de chaussée (notamment adaptées aux PMR),
ŕ
E :
éclairage public.
Elle
couvre les 283 voies communales et départementales, y compris les sentiers, soit
une longueur totale de 104,365 km.
Le nombre
de signalements recueillis s'élčve ŕ 979 et les principaux points signalés sont
les suivants :
•
Largeur insuffisante 373
•
Revętement 201
•
Obstacles fixes 136
•
Obstacles mobiles (stationnement illicite) 123
•
Traversées 11
Les
rues les plus « renseignées » sont : Jean Allemane (45 fois) ; Paul Sumien (38) ;
Poiriers (28 fois pour 170 m) ; Rossays (25) ; Fromenteau (25) ; Aristide Briand
(25 infos pour 2450 m).
A
partir de la base de données ainsi constituée, des fichiers spécifiques dans
lesquels les rues sont classées par ordre alphabétique ont été créés pour chacun
des 6 critčres retenus au départ.
Chaque
rue a ensuite reçu une note déterminée ŕ partir des éléments observés. La
largeur (au niveau des obstacles) et l’état du revętement des trottoirs ont été
notés comme suit :
Largeur : 0 = > 80 cm Revętement :
0 = bon
1 = de 60 ŕ 79 cm
1 = assez dégradé
2 = de 40 ŕ 59
cm 2 = dégradé
3 = < 40
cm 3 = trčs
dégradé
Les premiers résultats montrent
que le nombre de voies dont les trottoirs ont une largeur nominale
inférieure ŕ 0,80 mčtres est seulement de 4 (1 km), alors que le nombre de voie
dont les trottoirs ont une largeur utile inférieure ŕ 0,80 mčtres (notes
1, 2 ou 3) est de 81 + 21 + 9 = 111 (51,6 km).
Cet écart
provient ŕ la fois de la présence d’obstacles fixes (poteaux notamment) et du
« grignotage » opéré sur tout ou partie de la longueur de la voie au bénéfice de
la circulation automobile.
La circulation automobile étant un facteur aggravant pour le
piéton : proximité des véhicules, étroitesse de la rue, étroitesse, mauvais
état, étroitesse ou encombrement des trottoirs, qui obligent les piétons ŕ
descendre sur la chaussée, nous avons appliqué un coefficient « trafic », repris
d’un document des services municipaux, selon le barčme suivant :
1 = trafic faible ; 2 = trafic
moyen ; 3 = trafic important ; 4 = trafic trčs important.
L’application de ces 3 critčres de notation a permis
d’établir plusieurs « palmarčs » : largeur utile des trottoirs (L) ; état du
revętement (R) ; classement final (L + R x T).
L et R
variant de 0 ŕ 3 et T de 1 ŕ 4, la plage de notation s’étend ainsi de
(0 + 0) x 1 = 0
ŕ (3 + 3) x 4 =
24.
Sur
la base de la note finale obtenue, les sites visités ont été répartis en 6
groupes de gravité décroissante.
|
Groupe |
Note |
Qualification |
Nombre de voies |
% du nombre de voies
(sur 267) |
Longueur
(en Km) |
% de la longueur totale
(101,6 Km) |
Remarques |
|
A |
10 et + |
Trčs graves difficultés, le plus souvent aggravées par le
trafic
|
12 |
4,49 |
11,15 |
10,9 |
Nombreux 3 en L et R et gros trafic |
|
B |
5 ŕ 9 |
Trčs grosses difficultés |
13 |
4,87 |
9,57 |
9,35 |
Nombreux 3 en L ou en R. Trafic moindre
|
|
C |
Armée Leclerc |
12 |
Longjumeau |
6 |
|
Gare (pont SNCF) |
12 |
Roger Salengro |
6 |
|
Jean Allemane |
12 |
Aubert |
5 |
|
Paul Sumien |
12 |
Marc Sangnier |
5 |
|
Prés Saint-Martin |
12 |
Marcellin Berthelot |
5 |
|
Martiničre |
10 |
Orge (Bld) |
5 |
|
|
|
Procession |
5 |
GROUPE C
Dans ce groupe également, les trottoirs sont de mauvaise
qualité, surtout en ce qui concerne leur revętement, mais ils sont moins
pénalisés que dans les 2 groupes précédents car le trafic est moins important.
Le problčme de la qualité des trottoirs n'en reste pas moins
posé trčs fortement puisque nous trouvons encore des revętements trčs
détériorés, voire en terre battue (1/3 environ).
GROUPE D
Les trottoirs sont parfois médiocres (en largeur aussi bien
qu’en revętement), mais d’une maničre générale, les problčmes sont peu graves,
parfois ponctuels.
GROUPE
E
Les difficultés sont souvent mineures et pourraient dans bien
des cas trouver des solutions quasi immédiates ou par des aménagements ŕ plus
long terme. En revanche, nous regrettons la présence de poteaux EDF plantés en
plein milieu du trottoir, pour lesquels les solutions ne sont pas simples.
GROUPE
F
C’est le plus important en nombre (prčs de la moitié). L’état
des trottoirs paraît acceptable, encore que des différences importantes existent
en terme de largeur et de qualité de revętement.
Le stationnement illicite (123
signalements) De la part des automobilistes, il s'agit surtout d'un manque
de civisme et de respect des autres.
Du côté de la commune, l’offre de places de stationnement est
trčs inférieure aux besoins et la volonté de sanctionner n’est sans doute pas
suffisante.
Les obstacles fixes
(136 signalements)
Les
poteaux EDF, PTT, éclairage public,
signalisation : ils sont partout. D’une maničre générale, ils enlaidissent nos
villes et contribuent pour beaucoup ŕ la réduction de la largeur utile de nos
trottoirs.
Les arbres
Certains trottoirs de Savigny (notamment Fromenteau, Sumien,
Mossler) sont sévčrement dégradés par des racines. Faut-il pour autant supprimer
les arbres ? Sűrement pas, au regard de réalisations satisfaisantes sur certains
trottoirs (Ch. de Gaulle, Chateaubriand, Anatole France, par exemple).
Quelques remarques complémentaires
§
Eclairage public
Il n'y a eu pratiquement aucun signalement concernant
l'éclairage public.
§
Traversées de rues
Il s’agit des passages protégés. Ils sont dans l’ensemble
satisfaisants, bien que certains soient mal signalés ou aboutissent sur des pots
de fleurs ou des aires de stationnement (square Georges Brassens ou Grande Rue).
Il y aurait cependant grand intéręt ŕ reprendre systématiquement l’examen de cet
aspect – fondamental – pour la circulation des piétons (notamment des PMR) et
pour leur sécurité.
§
Bordures de trottoirs
Un certain nombre de remarques pour signaler, soit leur
dégradation, soit leur manque de visibilité : hauteur trop faible ou, ŕ
l'inverse, excessive, qui peut provoquer des accidents pour les personnes âgées.
Il faudrait des seuils abaissés aux carrefours et aux intersections des rues
(sécurité pour les poussettes, fauteuils, personnes âgées…).
§
Bateaux
Deux problčmes sont assez fréquemment signalés :
- une trop forte déclivité, qui les rend dangereux,
surtout pour les personnes en fauteuil roulant (risque de basculement),
- le recouvrement des caniveaux, qui contrarie
l’écoulement et aggrave le risque d’inondation dans les secteurs sensibles.
Lorsqu’elles forment une aręte vive, les extrémités du conduit
peuvent en outre ętre dangereuses et faire chuter cyclistes et cyclomotoristes.
Ces dispositifs ne sont pas autorisés dans la commune, mais ils font l’objet
d’une tolérance.
§
Affichage des noms de rues
Le nom des rues n’est pas affiché ŕ chaque intersection, ce
qui ne facilite pas les déplacements de tous les usagers de la voie publique,
qu’ils soient motorisés ou non. Les exemples sont multiples.
Propositions
La
somme de toutes nos propositions constitue un programme de travaux trop
important pour ętre réalisé immédiatement. Nous avons donc établi un ordre de
priorité, qui repose sur la combinaison des trois critčres suivants :
sécurité, coűt, délais.
Premičre série
Il s’agit de véritables « points
noirs » : des trottoirs « trčs dangereux », dans des rues ŕ trafic intense
(bld
des Belges, Montagne Pavée, Chamberlin, Champagne, Rossays, Jean Allemane,
Martiničre, Prés Saint-Martin). Ils méritent une priorité absolue, le
facteur « coűt » devant s’effacer devant la sécurité.
Ils justifient une ou plusieurs des actions suivantes :
réfection du
revętement, aménagement d’un trottoir
unique, implantation
de barričres de sécurité,
réduction de la
vitesse.
Deuxičme série
Quelques rues des groupes B et C, dont les trottoirs, souvent trčs dégradés et
encore en terre, doivent ętre refaits. Leur dangerosité est quelque peu atténuée
par le niveau moindre du trafic.
Troisičme série
Des problčmes relativement
difficiles ŕ traiter, notamment en ce qui concerne les arbres (Fromenteau,
Sumien, Charles Mossler et Gambetta).
Quatričme
série
En général, les difficultés
relevées concernent seulement un tronçon de la rue, voire un point précis et
limité. Selon la nature du problčme (poteau trčs gęnant, dégradation ponctuelle
du revętement, envahissement par des frondaisons, etc…), des solutions peuvent
ętre trouvées assez aisément pour que le trottoir redevienne sűr et confortable.
Obstacles fixes
Faire preuve de plus
d’attention et de bon sens lors des remplacements ou des implantations futures.
A terme, l’enfouissement supprimera la plupart de ces obstacles (et constituera
une amélioration certaine sur le plan esthétique), mais ne réglera pas le cas
des supports d’éclairage et de signalisation routičre.
Stationnement
illicite
Dans notre commune – comme
dans tant d’autres – c’est un problčme d’une gravité particuličre : voitures
garées, soit sur le trottoir, soit ŕ cheval sur trottoir et chaussée. Avec la
vitesse excessive, ce comportement des automobilistes est ressenti par nos
enquęteurs, et bien au-delŕ, comme un problčme de plus en plus préoccupant.
Le
stationnement en bordure de trottoir offre une barričre de protection et le
rétrécissement de la chaussée induit une diminution de la vitesse.
A combattre par l’information, l’aide ŕ la prise de
conscience, l’incitation, la dissuasion … et la sanction.
Des
pistes ŕ explorer
cité-bus
Fonctionne ŕ la satisfaction de tous dans de nombreuses villes de province.
Assurant une desserte locale fine complémentaire du réseau RATP, il pourrait
ętre raccordé ŕ ce qui existe déjŕ dans des villes voisines.
cheminements
piétonniers
Certains existent déjŕ, quelques autres
peuvent ętre créés. Ils peuvent raccourcir et améliorer l’accčs piéton ŕ des
centres oů le parking est difficile : gare, services administratifs, etc.
accčs
aux écoles
Accompagner les enfants en voiture n’est pas une nécessité absolue. mais il faut
trouver des moyens de remplacement adéquats assurant aux parents que leur enfant
peut aller ŕ l’école ŕ pied ou en vélo en toute sécurité. Une réponse
prometteuse semble ętre l’ « écomobilité scolaire » : des adultes
accompagnent les enfants ŕ l’école ŕ pied ou ŕ vélo. Elle n’est pas aisée ŕ
mettre en oeuvre, mais fonctionne déjŕ en différents endroits.
stationnement
§
Amélioration des conditions de parking aux secteurs ŕ forte fréquentation (ex.
parking gare)
§
Utilisation d’espace libre pour parking SNCF (gare de marchandises),
§
stationnement de courte durée,
§
stationnement hors voirie,
§
voies réservées aux résidants,
§
surveillance et répression des infractions (stationnement sur trottoirs et
espaces piétons..)
§
tarifs préférentiels pour les résidants,
§
places supplémentaires pour les handicapés,
§
places pour livraisons et interventions d’urgence (médecins …),
§
politique des tarifs (préférentiels, exemple parking gare SNCF actuellement
sous-utilisé).
déplacements
§
faire respecter les limitations de vitesse,
§
réduire la largeur de voie ŕ traverser (îlots refuges),
§
éviter les grands giratoires en ville,
§
aménager les feux pour les mal voyants,
§
aménager des sas de présélection,
§
choisir soigneusement le mobilier urbain et ses emplacements,
§
jalonner des itinéraires,
§
créer des réseaux vers les gares,
§
moduler la hauteur des trottoirs,
§
modifier le réglage des feux,
§
améliorer le marquage au sol,
§
implanter barričres, rampes, plots…
3 - LES AUTRES MODES DOUX
Le
roller
A Savigny, la pratique du roller semble inexistante.
Pourquoi ? La création de sites propres paraissant difficile en raison notamment
du manque de place disponible, la solution pourrait consister en des
aménagements mixtes (piéton-roller ou vélo-roller).
Le vélo
La ville de Savigny n’offre aucun moyen spécifique pour la
circulation des cyclistes : piste, aménagement sur la chaussée, carrefour
organisé, parc sécurisé,...
Les principales causes de chutes sont les plaques d’égouts,
les nids de poules, l’étroitesse des rues et les séparateurs de chaussée.
Ce
dont ręvent les cyclistes :
§
Des
bandes cyclables sur les grands axes,
§
Une
signalisation qui les protčge,
§
Une
zone réservée devant les feux tricolores avec feu vert anticipé,
§
Dans
les sens uniques, une bande cyclable ŕ contresens,
§
Sur
les ronds-points : une bande (prioritaire).
Et, pour inciter les Saviniens ŕ prendre leur vélo :
•
Des
lieux de stationnement (gares, écoles, locaux collectifs, …),
•
Des
points d’accrochage,
•
Un
gardiennage,
•
Des
parcours jalonnés,
•
Un
réseau convergeant vers la gare.
Cette
étude a permis de dresser un constat sur la situation des circulations douces
dans notre ville et de formuler des propositions « raisonnables et raisonnées »
qui devraient s’articuler avec celles issues de l’étude initiée par la
municipalité sur la circulation et le stationnement automobiles.
Pour ce qui est de la circulation piétonne, la
situation est contrastée.
Prčs d’un trottoir sur deux présente une bonne qualité en
largeur et/ou en revętement.
A l’opposé, il reste des trottoirs trčs dégradés, voire
inexistants, que notre enquęte a permis de bien identifier. Pour ceux-ci, qui
présentent des risques réels pour les usagers, des travaux s’imposent d’urgence.
Pour le reste, dans bien des cas, des aménagements mineurs
suffiraient ŕ améliorer confort et sécurité des piétons.
Dans un grand nombre de rues (et notamment la rue Jean
Allemane), les trottoirs ont été largement grignotés au bénéfice de la partie
carrossable.
Les obstacles fixes (arbres et surtout poteaux) réduisent
fortement la largeur utile des trottoirs. Des solutions devront donc ętre
trouvées pour remédier progressivement ŕ cette situation.
Le stationnement illicite aggrave la situation. Il s’agit
d’un problčme d’infrastructure et de non-respect des rčgles par les
automobilistes. Cependant, des alternatives doivent ętre proposées pour
faciliter le respect des rčgles ou y inciter.
Rien n’incite ŕ la pratique de la bicyclette (sans
męme parler des rollers).
D’une maničre générale, la situation actuelle n’encourage pas
la pratique de la marche ŕ pied et encore moins celle de la bicyclette : ŕ
Savigny, comme dans bien d’autres villes, la priorité est donnée depuis
longtemps ŕ la circulation automobile.
En face d’une évolution qui ne sera inéluctable que si nous
acceptons de nous résigner, il est plus que temps de réagir. Pour notre part,
nous faisons nôtre ce constat dressé par l'association "Droits du Piéton » :
« L'automobile a montré ses limites en ville : symbole de la liberté
individuelle, elle est en milieu urbain un frein ŕ la liberté. L'automobiliste
est captif de son véhicule, captif des embouteillages, des possibilités de
stationnement, captif d'un urbanisme engendré par et pour la voiture, avec son
cortčge d'insécurité et de pollution. Il est captif d'un mode de vie hyper
individualisé, destructeur de la vie sociale et commerçante de la cité. »
Instaurer un partage mieux équilibré entre les divers moyens
de déplacement en redonnant droit de cité aux circulations douces devrait
apparaître ŕ tous, et d’abord ŕ l’ensemble des élus, comme une meilleure
approche qualitative de la vie individuelle et collective.
La remise de la présente étude aux autorités compétentes et
sa présentation en réunion publique le 8 février 2004 marquent le terme d’une
étape consacrée ŕ une évaluation aussi objective que possible de la réalité
savinienne en matičre de circulations douces et de ses perspectives d’évolution.
Vient ensuite le temps de la réalisation. Elle demandera des moyens bien sűr,
mais aussi de la réflexion, de l’invention et de la concertation.
Sous l’égide des autorités auxquelles il revient d’animer
cette démarche en l’ouvrant au maximum ŕ toutes les compétences et ŕ toutes les
forces vives de notre ville, ELAN-Savigny Environnement souhaite participer
activement ŕ la mise en śuvre de ce projet citoyen.
Personnes
ŕ contacter pour tous renseignements concernant cette étude :
M.
Etienne LAMBERT
(
01 69 21 61 64 e-mail : et.lambert@wanadoo.fr
Mme
Evelyne BOURNER
( 01 69 96 10
35 e-mail :
eveton@aol.com
BULLETIN D’ADHESION
OU DE RENOUVELLEMENT,
ŕ retourner au Sičge Social
d’ELAN-SAVIGNY ENVIRONNEMENT
146, avenue de l’Armée Leclerc,
91600 SAVIGNY-SUR-ORGE
NOM : ______________________________________ Prénom :
_____________________
Adresse : __________________________________________________________________________
___________________________________________________________________________
Facultatif : N° de téléphone : ___________________
E-mail : ______________________
J’adhčre ŕ l’ASSOCIATION ELAN-SAVIGNY ENVIRONNEMENT (ou
je renouvelle mon
adhésion). Je joins un chčque de 8 € - cotisation
minimum - ŕ l’ordre d’ELAN-SAVIGNY
ENVIRONNEMENT
Date : ___________________________ Signature :
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