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A NORVILLE ENVIRONNEMENT : PLD Phase 1 Diagnostic et enjeux
La Norville Environnement
Séance du 10 Mars: Espace Concorde
Michel HERMOUET La Norville Environnement
ÉLABORATION DU PLAN LOCAL DE DÉPLACEMENT
PHASE 1: DIAGNOSTIC ET ENJEUX 13/01/2005
En préalable à l'élaboration du Plan Local de Déplacement
de la Communauté de communes de l'Arpajonnais, vous nous avez présenté un
constat:
-De la démographie
-De l'état des déplacements domicile/travail et de leurs
caractéristiques
-De la voirie mais essentiellement les grands axes dits
structurants
-Des transports en communs
-Enfin des circulations douces
Outre ce travail de documentation qui vous avait été
demandé, nous aurions souhaité une extension à des considérations plus
humaines et locales susceptibles, elles, de définir les priorités à mettre en
œuvre.
Un rapport du CERTU (Centre d'études sur les réseaux, les
transports, et constructions publiques) de décembre 2004 confirme bien "qu'il
existe des rapports complexes entre l'insécurité routière et les formes
urbaines, les types de voiries voir les types de stationnements. L'étude des
accidents passés, combinée avec l'observation de leurs sites d'occurrence
reste la méthode la plus sûre pour comprendre les mécanismes de
production de l'insécurité routière sur un terrain d'étude locale.
ACCIDENTOLOGIE.
De ceci il découle, la nécessité préalable à
toute décision d'analyser l'accidentologie de notre communauté de
communes car ici il s'agit de vrais diagnostics de fractures, traumas crâniens,
de comas dépassés et de décès. L'analyse de leurs causes associée à
l'analyse des dysfonctionnements de circulation permettrait alors d'établir un
diagnostic étiologique, étape essentielle avant de poser le traitement.
Les piétons et cyclistes ont une place prépondérante dans
cette étude préalable et doivent être au centre des préoccupations du plan
local de déplacement.
Tout citoyen a droit à la vie et à la sûreté de sa
personne même s'il ne conduit pas un engin motorisé. Ceci concernent tous les
déplacements mêmes en milieu urbain et sur les trottoirs. Nous représentons
des citoyens qui sont intéressés par la sécurité de leurs déplacements sur
leurs lieux de vie c'est-à-dire d'abord dans nos villages et notre
communauté.
PERSONNES ÂGÉES
La conférence des ministres des transports en 1998 a mis
l'accent sur la sécurité et les problèmes de mobilité en milieu urbain.
53% des personnes tuées ou blessées en milieu urbains
étaient des piétons âgés de plus de 65 ans. Il faudra tenir compte de la
surimplication des personnes âgées dans les victimes de la route du fait de
-handicap d'audition et perception de l'environnement
-troubles de l'équilibre; de l'évaluation des distances,
-retard de prise de décision,
-mobilité réduite
Or les plus de 75 ans effectuent un déplacement sur deux à
pieds.
Il faudra donc faciliter leurs déplacements, densifier la
socialisation, éviter le conflit piétons âgés/trafic motorisé.
La recherche du confort sur l'intégralité du déplacement
est essentielle;
Nous rappellerons qu'un phénomène soumis uniquement à
l'effet âge se reproduit à l'identique d'époque en époque et que par
conséquent, ce n'est que si vous sécurisez vite nos circulations que vous en
profiterez.
LA VOIRIE URBAINE .
Le plan local de déplacement concerne surtout
l'agglomération.
¼ des personnes tuées en agglomération étaient des
piétons ( 1995/98).
En ville, 28% des piétons tués ont moins de 24 ans contre
17% de la catégorie d'âge.
Leurs déplacements doivent éviter les axes de transit
Les trottoirs doivent être suffisants et aux normes, sans
obstacles, ce qui nous conduit aux zones 30
LES ZONES 30 .
Elles sont recommandées voir obligatoires dans certains pays
et elles se développent en France. Les éléments déclencheurs en sont
généralement
-Sécurité après des accidents
-Abords des établissements scolaires
-Demandes des habitants, parents d'élèves, riverains
-Nuisances sonores.
Partout où les piétons sont obligés de descendre sur la
chaussée. Dans certains pays la vitesse est alors limitée à celle de la
marche
Or dans notre CCA la plupart des trottoirs obligent les
piétons et en particulier les plus insouciants (les élèves et étudiants) à
circuler sur la chaussée.
L'étude sur Île de France a indiqué les résultats de ces
mises en place zones 30 91% constatent une amélioration de la sécurité
42% une amélioration du cadre de vie
Une amélioration des échanges sociaux entre piétons et
automobilistes
Il y a donc ici une option à explorer
(Contrairement à ce qui avait été dit, les revêtements
spécifiques, les surélévations ralentisseurs ou plantations ne sont pas les
raisons pour instituer une zone 30 mais en sont seulement les indicateurs.)
HIÉRARCHIE DES VOIES .
Certains insistent aussi sur l'utilité de hiérarchiser
les voies existantes
-Les voies de transit
-Les voies de distribution et de desserte à circulation
réduite.
Chacune doit avoir ses normes et ses caractéristiques car
plus elle est typique plus l'usager la reconnaît et adapte spontanément son
comportement. Rien n'est pire que les fortes différences de vitesse, de flux et
changements de direction
Le dossier des circulations douces
est malheureusement assimilé à la circulation loisirs et aux abords des
bâtiments publics pour personnes MR.
Les circulations douces utilitaires intéressent
pourtant des citoyens qui travaillent dans la CCA, font leurs courses, remontent
en tirant leurs caddies après avoir du traverser une ville difficile à
parcourir. Quand aux personnes à mobilité réduite, leur absence sur nos voies
et places, illustre la désespérante inadaptation de la voirie à leur
égard.
En fonction de ces diverses données il nous faudra définir
les meilleurs conditions de circulation de notre cadre urbain.
Nous constatons déjà la qualité et la sécurité des voies
de distribution à l'intérieur des nouveaux lotissements avec connexion
unique à la voie de transit.
C'est vraisemblablement un type à promouvoir complété par
des activités diverses de quartier.
Mais il prioritaire de rénover et soulager nos anciennes
artérioles de distribution devenues des voies de transit qui ne
peuvent plus supporter justement le flux des nouvelles voies de distribution ce
qui entraînera de plus en plus de conflits.
Notons enfin le parallélisme avec les réseaux
d'évacuations dont les collecteurs principaux ne sont plus capables d'absorber
les réseaux de collecte primaires.
Notre association La Norville Environnement reconnaît bien
volontiers l'importance des activités créatrices d'emplois mais souhaite
vivement une orientation beaucoup plus humaine une attention beaucoup plus
chaleureuse et des réalisations sécurisantes pour les plus exposés de nos
concitoyens.
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