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ESPACE ENFANTS

 

3 Fables

 
Test pour les moins de 8 ans "Pour traverser la rue" Réponses commentées du test  "Pour traverser la rue" 
Test "Les enfants respectent le code" 1ère partie  Réponses commentées au test "Les enfants respectent le code" 1ère partie
Test "Les enfants respectent le code" 2ème partie Réponses commentées au test "Les enfants respectent le code" 2ème partie

QUESTIONS POUR LES JOURNÉES DE BRÉTIGNY

La FCDE a participé à la préparation des journées du Salon de l'Environnement de Brétigny des 7,8,9 et 10. Il lui a été demandé, comme aux autres exposants, de poser deux questions aux enfants des écoles. L'objectif était de leur permettre de comprendre le rôle et les actions des associations participant à cette manifestation. 

                   
QUESTION 1 : 

handicap_trottoir.JPG (40890 octets)

cliquez sur la photo pour la voir agrandie

Quels problèmes ce monsieur en fauteuil rencontre-t-il dans sa ville ?  

QUESTION 2 : 

cliquez sur la photo pour la voir agrandie

Quels sont les équipements de sécurité obligatoires sur un vélo?

Suggestions et pistes pour une exploitation pédagogique des deux questions posées par la FCDE aux enfants afin de faire connaître son activité

FÉDÉRATION POUR LES CIRCULATIONS DOUCES EN ESSONNE

Les photos que nous présentons permettront aux enseignants de faire comprendre aux enfants le rôle des associations dans la vie de la cité. Notre Fédération regroupe 13 associations luttant pour la sécurité et le développement des déplacements à pied (pour le Code de la Route, une personne en fauteuil est un piéton) et à vélo. Nous dénonçons les abus tel que celui qui est présenté sur la photo N°1, nous participons aux réunions de concertation sur les aménagements proposés par les différents acteurs, communes, département, État, et oeuvrons pour l’application du Code de la Route dans le respect des droits mais aussi des obligations de tous les  usagers.

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 Suggestions pour l’exploitation pédagogique des 2 questions associées aux  photos

 Question 1: Quels problèmes ce monsieur en fauteuil rencontre-t-il dans sa ville ?

  Cette photo est proposée comme support pour une leçon d’instruction civique et (pourquoi pas ?) de morale  « à la mode ancienne », sans sentimentalisme. En recherchant les mots qu’elle leur suggère, les enfants pourront être amenés selon leur âge et leur maîtrise linguistique à définir les notions abstraites : dépendance, dignité,  la Loi, droits, accessibilité,  responsabilité, négligence, etc…  

  Quelques précisions destinées aux enseignants

  •   Accessibilité 

La loi sur l’accessibilité donne un sens très large à ce terme :

1-     le sens qui concerne le handicap physique donc nos associations, c’est-à-dire les aménagements de voirie,

2-     mais aussi l’accessibilité aux services offerts aux autres usagers  par l’installation d’ascenseurs, de guichets à bonne hauteur, de toilettes adaptées, etc.

3-     et d’une manière encore plus large la possibilité donnée aux personnes handicapées aussi bien physiques que mentales d’obtenir des enseignements, des offres culturelles et les qualifications professionnelles en fonction de leur handicap.

 La première mouture de 1975 a été pratiquement ignorée. La loi a été reformulée par éléments en particulier en 1991, mais surtout précisée par l’arrêté et les décrets du 31 août 1999 et la circulaire aux services de l’Equipement du 23 juin 2000 (accessibilité aux personnes handicapées de la voirie publique ou privée ouverte à la circulation publique) Théoriquement tous les lieux publics doivent être accessibles aux personnes en fauteuil (c’est la loi).

 Dans la réalité il reste beaucoup à faire : demander aux enfants si leur école est accessible et s’ils connaissent des enfants qui y viennent en fauteuil. Leur faire comprendre qu’il n’y a pas que la question du déplacement, mais aussi des questions plus matérielles : si l’enfant handicapé ne peut pas se lever il faut que l’espace des toilettes soit assez vaste pour qu’il puisse manœuvrer son fauteuil et tourner autour du siège des WC, par exemple. Il peut avoir besoin d'une personne pour l'aider en permanence. Le but étant toutefois de lui donner le maximum d'autonomie pour qu'il puisse s'intégrer dans la société.

  •  Déplacements : droit fondamental

 - Rappeler aux enfants que le Code de la Route définit les droits et devoirs de tous les usagers et s’applique aussi bien en ville qu’en rase campagne : limitations de vitesse, réglementation du stationnement (ex. dans toute la France il est interdit de stationner devant un arrêt de bus), équipements des véhicules (le vélo est un véhicule, pas un jouet), etc.

 - Quel est le rôle du maire ? il est élu, il a autorité de police, il a donc la responsabilité de la sécurité: il peut prendre des décisions approuvées par le Conseil Municipal pour décider des sens uniques, des rues à stationnement interdit, etc.

 - Rôle de la police : faire respecter le Code et les décrets du Maire et donc sanctionner les abus (stationnement interdit, non respect des décrets municipaux, par exemple sur les heures de sortie ou de rentrée des poubelles, ou sur les débordements des haies sur les trottoirs).

  - Rôle des associations : regrouper les usagers et exprimer leurs demandes et leurs souhaits, parfois présenter des objections à des choix qu'elles n'approuvent pas, ou au contraire soutenir les autorités   auprès du public sur des  causes qu'elles approuvent.

La Fédération pour les Circulations Douces en Essonne, (c'est-à-dire pour l'amélioration du confort et de la sécurité des déplacements non motorisés et non polluants = à pied, à vélo, à roller) relève les "points noirs" (aménagements insuffisants ou dangereux), mais aussi soutient les efforts des communes ou du département pour construire des pistes cyclables et des cheminements piétonniers. Elle lutte aussi pour que tous les usagers, piétons, cyclistes et automobilistes, respectent le Code de la Route. Il donne des règles de respect mutuel qui est un facteur de sécurité.  

 DESCRIPTION ET ANALYSE DE LA SITUATION DÉNONCÉE PAR LA PHOTO N°1

handicap_trottoir.JPG (40890 octets)

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Quels problèmes ce monsieur en fauteuil rencontre-t-il dans sa ville ?  

On voit bien que la personne en fauteuil est bloquée par un escalier. Elle a réussi à se faufiler difficilement entre le mur et des voitures en stationnement interdit (on voit que l’avant d’une voiture recouvre une bonne partie du trottoir). Elle ne peut pas descendre sur la chaussée parce que la bordure du trottoir est haute (15 cm environ) et son fauteuil risque de basculer. De toute façon, entre les blocs de béton installés pour empêcher les voitures d’avancer vers le mur et le trottoir il n’y a pas assez de largeur. Elle devra revenir en arrière et rouler sur la chaussée avec les voitures.

L’argument fréquent est de dire qu’il faut être réaliste, que l’on ne peut pas abattre toutes les villes historiques pour permettre à une petite minorité de se déplacer.

Mais le problème se pose de la même façon pour les personnes avec voiture d’enfant. Si on se préoccupe du confort et de la sécurité de déplacement d’une personne en fauteuil roulant, cela améliorera le confort et la sécurité de tous les autres piétons. Les enfants en poussette seront moins secoués : seuils de trottoir abaissés aux intersections, trottoirs d’1 mètre 40 de large chaque fois que cela est possible, pour permettre à deux personnes avec poussette de se croiser. Stationnement sur les trottoirs non tolérés (« j’en ai pour une minute »), obstacles fixes tels que poteaux de signalisation à déplacer, espaces de dépose des poubelles à définir, etc.

  Dans le cas précis de la photo n°1, le problème est relativement récent : il y a environ dix ans, une banque a acheté une vieille maison qui avait un escalier étroit latéral. Elle a fait construire l’escalier actuel en mordant tranquillement sur le trottoir (espace public), et rien n’a été fait ni par la banque, ni par la municipalité pour rétablir une largeur raisonnable de trottoir.

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  COMMENTAIRES INSPIRES PAR LA PHOTO N°2

   

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Quels sont les équipements de sécurité obligatoires sur un vélo?

  •   Cette question permet de voir les points élémentaires de sécurité que les enfants doivent pouvoir gérer eux-mêmes. Ainsi, par exemple, ils peuvent faire remarquer à leur parents les défauts d’équipement de leurs vélos  (beaucoup d’enfants roulent avec des vélos qu’aucun adulte n’oserait utiliser).

  •   Pour le Code de la route un vélo est un véhicule.

7 éléments sont obligatoires

S’il est utilisé sur la voie publique il doit être obligatoirement et en permanence équipé  :

  1. de freins avant et arrière en bon état

  2. d’un dispositif réfléchissant  blanc visible de l’avant

  3. d’un ou plusieurs dispositifs réfléchissants  de couleur rouge visibles de l’arrière

  4. de dispositifs réfléchissants  visibles latéralement sur les roues (orange) .

  5. de dispositifs réfléchissants orange fixés aux pédales

  6. d'un avertisseur sonore homologué (sonnette ou trompe, grelot, timbre) qui peut s’entendre à 50 m

 Demander aux enfants des petites classes pourquoi. Pour les autres ce sera évident

 Faire remarquer que beaucoup d’enfants utilisent  des vélos dont les freins sont défectueux. Certains freinent avec leurs pieds parce qu’ils n’ont pas la force de les manœuvrer, ou pire encore, freinent en appuyant leurs pieds sur le pneu avant. Très dangereux pour eux mais aussi pour les autres, s’ils sont sur la voie publique.

 Et l’éclairage ? essentiel : il faut surtout être vu. 

Faire comprendre aux enfants que le soir ,"entre chien et loup" (commenter cette image), un automobiliste distingue moins bien les obstacles qu'un piéton ou un cycliste. C'est la même chose quand il y a du brouillard ou une forte pluie (angles morts, visibilité réduite à cause des vitres, mouillées ou salies, ou des reflets, effet de concentration de l'attention sur les zones éclairées par les phares). Ils pourront le constater eux-mêmes en notant le décalage entre le moment où les automobilistes éprouvent le besoin d'allumer leurs feux et celui où les cyclistes et les piétons sont gênés par le manque de visibilité. 

 Le code de la route précise: 

7 - la nuit ou le jour lorsque les circonstances l'exigent, tout cycle doit être équipé d'un système d'éclairage, une lumière jaune ou blanche à l'avant, un feu rouge à l'arrière.

8 - depuis le décret du 30 juillet 2008, le gilet haute visibilité est obligatoire hors agglomération, dans les mêmes conditions (de nuit, ou de jour si la visibilité est mauvaise).

Demander aux enfants comment on sait que l'on est hors agglomération. S'appuyer sur la situation locale, mais selon leur âge et en ayant en tête le relâchement de beaucoup de familles en vacances, leur faire trouver qu'on est hors agglomération dès que l'on a franchi l'annonce de sortie de ville (nom barré en travers) si aussitôt après on n'a pas un panneau d'entrée de la ville suivante.

Selon, les conditions locales leur faire nommer des rues qu'ils trouvent trop sombres. 

Leur suggérer alors que s'ils vont à vélo au gymnase, à un atelier de dessin, ou toute autre activité le mercredi après-midi en hiver, ils doivent penser qu'ils risquent d'avoir un problème et se faire surprendre par la nuit. Leur rappeler ausside rentrer plus tard que prévu, et emporter un éclairage et même s'il n'est pas obligatoire, un gilet.

 La circulation sans feu des cycles conduits à la main sur la chaussée est  tolérée.

 (explication à faire trouver par les élèves: si le cycliste est en panne d’éclairage par exemple, ou a un pneu crevé,  il ne peut pas continuer à rouler. Il redevient alors piéton. Si le trottoir est étroit ou qu'il gênerait  d'autres piétons,  il doit circuler sur la route face à la circulation. Si sa lumière ne fonctionne plus, les  systèmes réfléchissants permettront aux automobilistes de le voir.

Piles ou dynamos? Les vélos traditionnels du type « vélos de ville » sont généralement équipés de dynamos qui donc restent en permanence fixées au cadre, ainsi que les lampes qu’elles alimentent. Les enfants sont plutôt habitués aux VTT. Or ceux-ci sont obligatoirement livrés à l’achat avec des systèmes d’éclairage amovibles alimentés par piles. Avantages et inconvénients respectifs à faire trouver.  Gros inconvénient de la dynamo: un vélo à l’arrêt n’est plus éclairé. Faire ressortir que le principal c’est d’être vu par les automobilistes, surtout de l’arrière. On peut donc rajouter des bandes de peinture réfléchissantes, mettre un deuxième système réflecteur rouge (Le code parle d'un ou plusieurs dispositifs réfléchissants.  La police tolère que les cyclistes mettent deux feux rouges à l'arrière ou même un feu rouge clignotant. Les bi-cross, théoriquement faits pour être utilisés sur des circuits, ne sont pratiquement jamais équipés de réflecteurs, et à plus forte raison de lumières. Pourtant de nombreux enfants s'en servent pour aller à l'école ou chez leurs copains et risquent de se faire surprendre par la nuit en hiver. S'il n'y a pas moyen d'en fixer, au moins utiliser des bandes réfléchissantes collées sur le cadre ou sur les bâtons des roues (les systèmes réfléchissants de roues normales se fixent entre les rayons).

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  Et le casque ?  Ce n’est pas un équipement de sécurité obligatoire. Mais il est vivement recommandé aux enfants. La tête d’un enfant est proportionnellement plus lourde que celle d’un adulte par rapport à son corps et dans une chute cogne très souvent le sol. On peut  ajouter des bandes réfléchissantes sur le casque. Pour les adultes, la  question de l'obligation du casque plus particulièrement en ville est controversée. Si les enfants l'abordent, "pourquoi Papa n'en porte pas?", reprendre l'argument ci-dessus et faire admettre que les enfants et les parents n'ont pas forcément les mêmes obligations.  

 Sur la photo 2 l’enfant s’amuse avec une trompe bricolée. Cet équipement n’est pas homologué (réglementaire) mais on peut être sûr qu’elle s’entend bien à 50 m. ( ce n’est pas le cas des petits grelots fournis actuellement avec les VTT, et pourtant ils ont été homologués).

 Un conseil à donner aux enfants qui reviennent de l’école à vélo au milieu de piétons : ils peuvent accompagner leur coup de sonnette d’un appel poli « attention ! »  ou « laissez-moi passer ». Cela leur donnera le réflexe dans une situation d’urgence de pousser un cri qui attirera l’attention. La sonnette est inutile quand on est surpris. On n'a pas le temps de l’actionner quand on fait une manœuvre d’évitement. Cela est particulièrement vrai au milieu des voitures, quand par exemple un automobiliste ouvre brusquement sa porte devant un cycliste. Un cri fort quand une porte d'une voiture en stationnement commence à s'ouvrir fait réagir instantanément .

Remarque : Il est bien précisé dans le Code qu'un  vélo doit être équipé en permanence de dispositifs réfléchissants visibles de l'avant et de l'arrière. Or, on vend dans les grandes surfaces des milliers de vélos équipés de systèmes réfléchissants accrochés aux lampes amovibles.  Sans préjuger de la légalité ou non de ces équipements, l'acheteur aurait tout  intérêt pour sa propre sécurité ou celle de ses enfants, d'installer lui-même à demeure un réflecteur blanc à l'avant et un rouge à l'arrière pour 3 ou 4 euros.

  ET  BONNE  ROUTE  DE  LA  PART  DE  LA  FCDE !

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