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DOSSIER APF-FCDE
Requalification de la Rue
de Corbeil à Lisses
800m
environ entre le carrefour avec la rue de Paris (Poste et Mairie) et le
Rd-Point sur la D153 (Intermarché)
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Rue
de Corbeil à LISSES
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Gros
travaux entrepris fin novembre 2007. Il y a un trafic important, et de
nombreux bus, dont certains articulés, empruntent cette voie.
Les
trottoirs scandaleusement étroits d'origine n'ont pas été élargis.
Pourquoi ?
La
FCDE et l’APF condamne la "requalification" de la rue de
Corbeil à Lisses. Malgré 1 900 000 € de dépenses la sécurité
des piétons, et plus particulièrement à mobilité réduite ou en
fauteuil roulant, n'est pas assurée.
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Cet aménagement subventionné par la Communauté d'Agglomération et le
Département, nous ramène plusieurs années en arrière. L'héritage du
tout-auto s'est fait sentir dans le choix des aménageurs de tout faire
pour préserver une chaussée de 6m de large pour permettre aux bus, et
donc à tous les autres véhicules, de se croiser facilement, sans
envisager un partage de la voirie.
Certes, par l'installation aux intersections de plateaux surélevés
facilitant les traversées, le maître d’œuvre s'est donné bonne
conscience. Malheureusement sur le reste de l'aménagement, peut-être
avec l’objectif discutable de lutter passivement contre le stationnement
sauvage, il a choisi de refaire des trottoirs surélevés. Et il a conservé
les mêmes largeurs insuffisantes des trottoirs d’origine.
En
contradiction avec la loi handicap du 11 février 2005 imposant de prévoir
une chaîne de déplacement continue, cet aménagement sacrifie délibérément
la sécurité des piétons, personnes handicapées (PH) et personnes à
mobilité réduite (PMR) qui se trouvent cantonnés sur des trottoirs trop
étroits et encombrés par des lampadaires les obligeant à redescendre
sur la chaussée à de nombreux endroits. Malgré l’effet
ralentisseur des plateaux surélevés aux intersections, cet aménagement
destiné à privilégier les transports en commun, conforte les
conducteurs de voitures particulières et de camions dans leur perception
que la chaussée bien roulante est leur domaine exclusif. |
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De
nombreux bus empruntent la rue de Corbeil en double sens, et il était légitime
que sa "requalification" préserve leur possibilité de se croiser.
Mais
c'est aussi une voie très empruntée par des piétons du vieux quartier se
rendant ou revenant de l'Intermarché avec poussettes et cabas. Il était
donc tout aussi légitime de profiter de ces travaux importants pour se débarrasser
totalement d'un aménagement hérité de la grande période du tout-auto
qui ne tenait aucun compte des piétons.
Pour
les PMR (personnes à mobilité réduite), personnes handicapées ou avec
voiture d'enfant et les personnes en fauteuil roulant le nouvel aménagement
comporte le point positif d'offrir des passages surélevés aux intersections.
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Carrefour
surélevé avec passage piétonnier en construction.
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Mais
après avoir accédé sans ressaut aux trottoirs, elles sont bloquées sur
les trottoirs étroits encombrés par des poteaux qui les obligent à
descendre sur la chaussée. Les personnes en fauteuil roulant manuel n'ont
même pas la place de faire demi-tour et doivent reculer en risquant une
chute des trottoirs pour trouver un bateau accompagné souvent d’un dévers
et d’un seuil de 4cm risquant de les déséquilibrer. Elles devront
alors affronter la circulation et retrouver plus loin un autre bateau présentant
les mêmes inconvénients et dangers pour remonter sur le trottoir et
poursuivre leur parcours. Les personnes en fauteuil électriques doivent
anticiper ces difficultés puisqu’elles ne disposent pas de marche arrière.
Cet
aménagement ne respecte donc pas la prescription de la loi handicap du 11
février 2005, applicable depuis le 1er juillet 2007, qui impose de prévoir
un cheminement continu.
Il présente tous les défauts que dénoncent depuis longtemps l’APF
et les autres associations de personnes handicapées, et que
l’application des prescriptions des décrets du 26 décembre 2006
auraient permis d’éviter. trottoirs rétrécis par endroits au point d'être
inutilisables, lampadaires ne laissant qu'une trentaine de centimètres
disponibles, ou même moins, dévers excessifs et montagnes russes aux
sorties des riverains.
Le
maître d’œuvre a maintenu des passages à 8O cm le long de
stationnements sans tenir compte de l’effet précipice ni de l’effet
paroi. Sur ces trottoirs étroits surélevés ces deux phénomènes
peuvent se combiner pour faire perdre à l’usager en fauteuil une
vingtaine de centimètres de surface utile : l’effet précipice
l’éloigne de la bordure haute d’où il risque de tomber, l’effet
paroi l’éloigne du mur où il risque de s’écorcher.
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Trottoirs étroits
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Lampadaire
sur trottoir étroit
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36
cm de largeur libre
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Lampadaire
sur trottoir étroit
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20
cm de largeur disponible
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Dévers
excessif
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Dévers
et montagnes russes
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Les
solutions
Sans
faire un grand effort d'imagination, on aurait pu améliorer la sécurité
et le confort des déplacements à pied et en fauteuil roulant. On nous rétorque
que dans les vieux villages aux rues étroites on doit "faire
avec", qu'on ne peut pas abattre les murs, qu'il y avait un choix à
faire et que le développement des transports en commun est une priorité...
Associées
aux plateaux surélevés qui ont été installés, on aurait pu (et on
peut encore) combiner plusieurs démarches que nous détaillons ci-dessous
pour trouver une solution convenant à l'ensemble de la voie.
Quelques
pistes :
1
- Étudier la faisabilité d’une mise en sens unique de la rue de Corbeil
dans un sens, et des rues des Dr Hanriot, et de l’Églantier dans
l’autre, accompagné d’un élargissement conséquent des trottoirs.
2
- Le maintien côté nord d’un cheminement d’au minimum 1m20 (la norme
est de 1m40)
3
– La création d’une zone à priorité piétons
1ère
section: partie la plus étroite et la plus proche du centre :
Commençant
50 ou 100m avant l'Allée du Cimetière et englobant l'intersection avec
la rue de Paris, et les intersections avec les rues François Pillon,
Gabriel Vervant et l'Allée du Cimetière :
-
création d'une rue à priorité piétons avec mise à niveau
des trottoirs avec la chaussée et réduction de la vitesse autorisée à
20 km/h. Cette rue anticiperait sur la « zone de rencontre »
du futur Code de la rue que la municipalité pourrait définir dans ce
quartier ancien.
-
réduction comme cela se fait couramment ailleurs de chaque voie
automobile à 2m75, largeur permettant aux bus de se croiser. Elles
sont actuellement de 3m chacune. Les 50
centimètres récupérés permettrait d’élargir les trottoirs au
moins d’un côté.
-
dévoiement léger de la rue de Corbeil pour mordre un peu sur le parking
et l'Allée du cimetière. Cette petite courbe permettrait de récupérer
suffisamment d'espace pour élargir l'espace rue partagée (au droit des
lampadaires qui ne laissent pas de place aux piétons actuellement).
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Parking et allée du cimetière : l'accentuation du
virage permettrait élargir le trottoir de droite et renforcerait la
perception de l'entrée dans la zone
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2ème
section: sur le reste du linéaire :
-
réduction de chaque voie automobile à 2m75.
-
maintien des trottoirs surélevés qui viennent d'être refaits, mais à
reprendre si besoin pour assurer une largeur minimale réglementaire de
1m40 au moins d'un côté, de préférence côté nord (côté
Intermarché).
Remarque
1 : les
lampadaires installés sont particulièrement hauts. Si malgré ces
mesures, il en restait un petit nombre qui gênaient les piétons,
envisager leur remplacement par des lampadaires plus petits qui puissent
être apposés en portique contre les maisons. Le désir d'harmonie esthétique
doit passer après l'objectif de sécurisation des déplacements piétonniers.
Remarque
2 : la création
de sinuosités peu marquées pour conserver le même largeur de chaussée
tout en élargissant les trottoirs aurait l'avantage de marquer plus
fortement le caractère urbain de la voie. La tendance pendant des décennies
a au contraire été de rechercher l'alignement au cordeau favorisant la
vitesse et l'inattention.
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Constat
au 29 janvier 2008 : Les
passages piétonniers surélevés sont en voie de marquage. Les remarques
faites restent valables : dévers fatigants et dangereux pour les
personnes âgées qui risquent
des entorses ou même des chutes, lampadaires les obligeant à circuler
sue la chaussée. Les personnes en fauteuil doivent de plus trouver un accès
riverains pour remonter avec des ressauts de 4 à 5 centimètres.
De
plus des barrières, et des quilles de 1m ont été plantées d’une manière
illogique aux carrefour surélevés, avec par exemple une réduction en un
point du passage des piétons à 1m .
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Pour
aller vers le carrefour surélevé au fond , l’usager en fauteuil doit
descendre par cet accès garage avec un seuil de 5 cm
|
Passage
étroit entre mur et voitures en stationnement (80 cm)
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Des plots non règlementaires
(passage pétons entre les quilles réduit à 1m au lieu de 1m20 minimal,
hauteur 1m au lieu de 1m20 minimal, pas de contraste pour malvoyants )
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En
s'appuyant sur la Loi du 11 février 2005 pour
l’accessibilité des personnes handicapées, l’APF et la FCDE ont soumis ce dossier à
l’arbitrage de Monsieur le Préfet de l'Essonne pour qu'il en évalue la
légalité.
Le courrier FCDE à la CAECE du 1er juillet 2009
Courrier envoyé en réaction aux travaux engagés fin juin sans que les
associations aient eu la moindre information sur la suite donnée à leurs
observations lors de la visite technique sur place. Nous croyions encore alors à
une reprise des trottoirs correcte.
|

Fédération pour les Circulations Douces en Essonne
www.circulationsdouces91.org
circulationsdouces91@gmail.com

|
Affaire suivie par :
Claude Kolski,
Secrétaire
33 rue des Semailles
91540 Mennecy –
clkolski@yahoo.fr |
à
|
Monsieur Manuel Valls,
Président de la Communauté
d’agglomération d’Evry Centre Essonne – Place de l’Agora
91000 EVRY |
|
Copie mail à :
Madame Monique Mainson, APF91
Monsieur le Maire de Lisses
Monsieur le Président du Conseil
général Monsieur Girard, CG
|
|
Messieurs Gulli et Serre, CACE
Monsieur Hugnot, DGST Ville de
Lisses
Monsieur Bertaux, HTP
Villebon-sur-Yvette
|
Objet :
Aménagements de la rue de Corbeil à Lisses
Monsieur le Président,
Les services de la
communauté d’agglomération d’Evry Centre Essonne nous ont invités à une
rencontre le 5 juin dernier afin de faire un état des lieux de
l’accessibilité avec les techniciens chargés des travaux envisagés pour
corriger les aménagements non conformes de la rue de Corbeil à Lisses.
Je vous rappelle qu’ils
ont été effectués fin 2007, près de 6 mois après la date d’application
de la Loi Handicap de 2005.
Nous avons pris acte du
fait que cette mise en accessibilité ne se fera que sur un côté de la
voirie. Et après visite commune des lieux, nous étions convenus que les
échanges avec les associations feraient l’objet d’un compte rendu et que
le projet définitif des travaux nous serait présenté, intégrant nos
demandes ou précisant les impossibilités techniques.
Or, nous constatons que
les travaux ont commencé sans que nous ayons été informés de la prise en
compte ou non de nos observations.
Nous voulons croire
qu’il ne s’agit pas d’une négligence, mais au contraire que cela
signifie que des solutions ont été trouvées pour remanier le trottoir en
conformité complète avec les prescriptions du décret 2006-1657 du 21
décembre 2006 sans recourir à des dérogations pour impossibilité
technique. Et donc que ces travaux permettront à tous les piétons,
valides ou handicapés, en fauteuil, aveugles ou malvoyants, avec
poussette d’enfant ou de marché, d’emprunter ce cheminement
confortablement et en sécurité.
Nous nous serions
reconnaissants pour toute information que vous pourriez nous donner pour
nous rassurer, et nous tenons à votre disposition pour toute rencontre
que vous souhaiteriez organiser.
Avec nos remerciements,
je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes
salutations les meilleures.
Pour la FCDE,
Claude Kolski
Secrétaire
|
| mis en ligne le 15 juillet
Les travaux qui viennent d'être réalisés
après consultation nous amènent à douter de la volonté réelle des
techniciens et décideurs concernés d'apporter des corrections
suffisantes. La FCDE ne restera pas les bras croisés face à leurs
mauvais arguments techniques et à leurs manœuvres dilatoires.
Manœuvres dilatoires à Lisses
suite au recours déposé par la FCDE et l'APF en janvier 2008
Suite à l'action commune FCDE- APF de janvier 2008
auprès du Préfet de l'Essonne pour non-respect de la loi Handicap,
un état des lieux vient d'être fait
près d'un an et demi après le dépôt de notre réclamation ( voir
DOSSIER COMMUN FCDE-APF ACCESSIBILITE VOIRIE LISSES) nous avions été
invités le 5 juin 2009 à une rencontre sur place avec les techniciens
concernés représentant la Communauté d'agglo d'Evry Centre-Essonne,
maître d'ouvrage, du CG, de la Ville de Lisses et d'une entreprise de
travaux publics. Ils avaient pour mission d'évaluer les possibilités de
mise en accessibilité de la rue de Corbeil d'un seul côté.
La contrainte du passage de bus de 3m05 de largeur
hors-tout en double sens n'étant pas levée, il n'était pas question
d'obtenir une largeur minimale réglementaire du trottoir de ce côté
(côté Intermarché). D'autant plus que des places de stationnement en
dénivelé limitaient en plusieurs endroits le passage à 80 ou 90cm.
Quant aux dévers (inclinaison latérale des
trottoirs) aggravés par les travaux de "requalification" de 2007-2008,
nous avons utilisé nos inclinomètres artisanaux pour les mesurer (voir
fabriquez votre inclinomètre). Ils ont
démontré leur fiabilité auprès des techniciens. Ils ont en tout cas
confirmé des dépassements sur des sections de trottoir importantes
allant jusqu'à 100m, de dévers allant de 5 à 8% sans aucune raison
technique. Pourtant la norme du dévers pour écoulement des eaux
définie par le décret d'application de la Loi handicap est de 2% maxi,
mais 1% préférable. Il nous a été expliqué que cette norme était
exagérée et difficile à appliquer car elle ne correspondait pas aux
règles de l'art. Peut-être en effet. Mais de là à systématiquement
dépasser 5% !
Quant aux sorties de garage nous avons relevé des
valeurs rendant l'utilisation du trottoir totalement impossible pour une
personne en fauteuil roulant : déport vers la chaussée impossible à
contrôler et risque de basculement. Puisqu'il n'est pas question de
défoncer à nouveau la chaussée mais que l'usager en fauteuil doit
rouler sur la chaussée pour éviter ces obstacles il faut lui assurer une
descente et remontée sur le trottoir sécurisées. La zone de rencontre
irait dans ce sens (voir la fiche technique FCDE
la zone de rencontre) .
Nous étions censés recevoir au bout de deux ou
trois semaines un compte rendu de nos échanges et les projets de la
Communauté d'agglo. Mais des travaux ont été lancés fin juin et se sont
terminés avant le 14 juillet : il n'ont consisté qu'à rajouter autour
des places de stationnement une vingtaine de centimètres là où on
n'avait que 80 ou 90cm. On en a profité pour créer des places
supplémentaires prises sur le trottoir et ainsi on a fait d'une pierre
deux coups. Opération blanche, on déshabille Pierre pour habiller Paul.
Si la mise en accessibilité se borne à cela, la
FCDE agira à nouveau. |
|
La
demande d'explications de la FCDE au Président de la CAECE du 27 juillet 2009
|

Fédération pour les Circulations Douces en Essonne
www.circulationsdouces91.org
circulationsdouces91@gmail.com

|
Affaire
suivie par :
Claude
Kolski,
Secrétaire
33 rue
des Semailles
91540
Mennecy – clkolski@yahoo.fr |
à
|
Monsieur Manuel VALLS,
Président de la Communauté d’agglomération d’Evry Centre
Essonne – Place de l’Agora
91000 EVRY |
Copie à :
Monsieur le
Préfet de l’Essonne
Monsieur le
Président du Conseil Général de l’Essonne
Monsieur le
Maire de Lisses
Madame Monique Mainson, APF91
Copie pour
information :
Monsieur Girard,
Conseil Général
Mme Leslie
Montelly – DIREP SEGT Conseil Général 91
Messieurs Gulli
et Serre, CACE
Monsieur Hugnot,
DGST Ville de Lisses
Monsieur Bertaux,
BTP Villebon
Référence :
Notre courrier FCDE du 1er juillet 2009
Monsieur le
Président,
Les craintes,
que nous vous exprimions dans notre courrier du 1er
juillet, étaient apparemment justifiées. En effet, les travaux
terminés le 10 juillet rue de Corbeil à Lisses n’ont consisté qu’à
élargir deux ou trois passages étroits le long de places de parking
pour les faire passer de 80 cm à 1m10, tout en profitant de
l’occasion pour créer quelques places supplémentaires, prises sur le
trottoir. En revanche rien n’a été fait, par exemple, pour corriger
les dévers latéraux des trottoirs fortement aggravés par les travaux
de novembre et décembre 2007 effectués sans tenir compte de la Loi
handicap de 2005 applicable pourtant depuis le 1er
juillet 2007.
Nous avons été
invités par les services de la Communauté d’agglomération d’Evry
Centre Essonne à participer à une rencontre le 5 juin 2009 en mairie
de Lisses et dans la rue de Corbeil pour y faire un état des lieux
de l’accessibilité en compagnie des techniciens chargés des travaux
de correction. Nous avions pris acte du fait que les corrections des
mauvais aménagements de 2007 n'étaient envisagées que sur un seul
côté, mais en contrepartie nous espérions, chaque fois que ce
serait techniquement possible, que tout y serait fait pour approcher
au plus près des prescriptions d'accessibilité du décret 2006-1657
du 21 décembre 2006.
Lors de cette
rencontre les techniciens de Lisses, de la Communauté
d’agglomération, et du Département, et les représentants des
associations APF et FCDE, dont deux personnes en fauteuil, ont
relevé les anomalies et échangé remarques et observations sur la
faisabilité des travaux demandés. A l'issue de cette rencontre il
nous a été promis que ces échanges, nécessairement contradictoires,
feraient l’objet d’un compte rendu et que le projet définitif des
travaux nous serait présenté, intégrant nos demandes techniquement
et financièrement acceptables.
Sauf erreur de
notre part (par exemple si des travaux plus sérieux ont été
programmés pour la rentrée) et compte tenu de l’ignorance où nous
avons été maintenus, nous ne pouvons que constater :
1 - que ces
travaux, apparemment terminés, ont été menés sans que nos
observations aient été prises en compte,
2 - que même là
où il n’y a aucune difficulté technique, le choix a été fait de ne
pas intervenir,
3 - que les
quelques « corrections » n’apportent quasiment pas d’amélioration et
sont bien loin les prescriptions réglementaires accompagnant un
remaniement de trottoir.
Et nous
regrettons vraiment que l’investissement financier important
consenti pour requalifier la rue de Corbeil aboutisse à un résultat
aussi désastreux. Ces travaux ne permettent en effet toujours pas à
tous les piétons, valides ou handicapés, en fauteuil,
aveugles ou malvoyants, avec poussette d’enfant ou de marché,
d’emprunter ce cheminement confortablement et en sécurité. Les plus
vulnérables d’entre eux devront continuer soit à ne pas sortir de
chez eux, soit à s’aventurer sur la chaussée sans possibilité de
faire autrement.
Comme nous
l’avons proposé, la solution la moins coûteuse consisterait à
aménager sérieusement ce secteur en Zone de rencontre,
conformément aux prescriptions du code de la route (Décret
2008-754) .
Nous souhaitons
que dans les futurs travaux de « requalification » aussi bien de
voiries communales que d'intérêt communautaire une meilleure
attention soit portée à l’accessibilité à la voirie des personnes à
mobilité réduite et handicapées.
Comme nous
l’avons exprimé à Monsieur le Maire de Lisses le 10 juillet dernier,
nous ne pouvons que déplorer le manque de transparence et de
concertation tout au long de cette affaire. Nous pensons en effet
que de telles déconvenues pourraient être évitées si une démarche
collective s'engageait enfin, fondée sur des échanges positifs entre
décideurs, techniciens et usagers avant les travaux, et des
contrôles de qualité en fin de travaux. C'est pourquoi nous sommes à
votre disposition pour toute rencontre qui permettrait de progresser
dans ce sens afin que les voiries et espaces publics de nos villes
soient accessibles à tous.
Nous envoyons un
double de ce courrier aux services préfectoraux habilités, afin de
préserver notre droit à déposer un recours gracieux à la rentrée en
respectant les délais légaux, ainsi qu’au Conseil général de
l’Essonne, qui a financé cette opération.
Avec nos
remerciements pour l’attention que vous voudrez bien porter à ce
dossier, veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos
salutations les meilleures.
Pour la FCDE,
| La
présidente,
Maryvonne
MATEU
Secrétaire de l’Association DARE DARE
Se
déplacer autrement dans la Région d’Evry |
Le
secrétaire,
Claude
KOLSKI
Chargé
des questions « Accessibilité à la Voirie» |
|
EDITORIAL
|
mis en ligne le 15 septembre 2009 |
L'affaire
de Lisses
C'est la rentrée aussi
pour les "travailleurs" bénévoles associatifs. Elle a
démarré sur les chapeaux de roues avec les traditionnels
Forums des associations, organisés un peu partout par les
communes. Ils sont l'occasion de rencontrer les édiles et
les simples visiteurs dans une atmosphère festive, et
surtout d'échanger des informations et des idées.
Mais, malheureusement,
les dossiers épineux, tels que celui de la rue de Corbeil à
Lisses, n'ont pas fondu au soleil de l'été, et nous
retrouvons les
aménagements calamiteux qui ont pourtant fait l’objet de
« retouches » cet été, sans que ce saupoudrage apporte
l’accessibilité pour tous.
Le 15 juillet,
nous exprimions notre très grande déception de constater que
les travaux "correctifs" d'accessibilité pour les personnes
handicapées avaient été scandaleusement insuffisants. Nous
espérions contre toute apparence que des travaux
complémentaires seraient entrepris.
Nous avons écrit fin
juillet au Président de la CAECE, M. Manuel Valls, pour
rappeler notre demande que des travaux sérieux soient
entrepris. A ce jour nous n'avons reçu aucune réponse à nos
courriers.
Et pourtant la
coquette somme de 400 000 Euros est en jeu. En effet, tant
que la Communauté d'agglomération d'Evry Centre
Essonne fait la sourde oreille, le Conseil Général ne verse
pas le reliquat de subvention qu'il devait payer.
|
Dans ces conditions la FCDE ne peut
que maintenir sa position.
Nous demandons que la rue de
Corbeil à Lisses fasse l’objet d’un réel travail de
réflexion pour que soient corrigées :- Les largeurs de trottoir pour les porter à
1,40 m sans obstacles à chaque fois que cela est
possible : traitement des bacs à fleurs, déplacement des
poteaux et réverbères ...
- Les dévers : En plus de dévers
de plus de 10% au droit des sorties de
garages, on trouve des dévers de plus de 5 %
sur des sections ne présentant aucune
contrainte technique, donc très au-dessus
des 2 % réglementaires permettant le
déplacement confortable des fauteuils et poussettes.
- Enfin nous suggérons que soit examinée la possibilité de
transformer cet espace en Zone de rencontre, au moins
sur le secteur devant la Mairie, avec des
indications claires et des aménagements s’appuyant sur
l’existant.
|
|
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|
La lettre du Président de la CAECE du 14 septembre 2009 qui reprend ces arguments
contestables
| Ci-dessous la lettre du Président de la Communauté d'Agglomération d'Evry
Centre Essonne, que nous avons reçue le 15 septembre 2009 |
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Le Compte rendu des services techniques du CAECE daté du 14 septembre
2009 pour une visite du 5 juin |
 |
La lettre de M. J-L Gitton, Directeur des déplacements du CG
| Courrier de M. Jean-Louis Gitton confirmant le blocage de la subvention par
le Conseil Général. 
|
|
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L'AFFAIRE DE LA RUE DE CORBEIL A
LISSES
Dès
le début de cette affaire le manque de concertation et de transparence à tous les
niveaux a été patent. Mais le plus choquant a été le choix cynique qui
s'est fait aux dépens des personnes handicapées et PMR.
Au moment où la notion de développement durable s'impose dans tous les
domaines de l'activité humaine, on ne peut que regretter que la politique à
courte vue des aménageurs, malgré les sommes importantes injectées dans cette
"requalification", laisse en héritage aux Lissois pour plusieurs
décennies des difficultés de cheminement pour les plus faibles des piétons.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Rappel
des faits
Novembre 2007 -
janvier 2008 : La Communauté d’agglomération d’Evry Centre Essonne réalise
la réfection totale de la rue de Corbeil, réseaux, voirie, trottoirs,
arrêts de bus, plateaux surélevés : une 1ère tranche de 1,9 millions
d’euros, plus une tranche 300 000 euros pour une réfection à
l’identique laissant la priorité à la circulation automobile et aux
bus. Ces travaux ne tiennent pas compte de la Loi handicap de 2005
applicable depuis le 1er juillet 2007.
La Municipalité répond aux
gens qui s'inquiètent que les travaux sont de la compétence de la communauté d'Agglo
et que les règles de mise en accessibilité ne s'appliquent pas en raison de
l'impératif de faire passer les bus et du fait qu'il s'agit d'une remise en
état à l'identique. La FCDE
signale ce fait à la Déléguée ministérielle à l'accessibilité, Mme
Tilmont, qui lui accorde son soutien. Fin décembre 2007, dans une période peu
propice en raison de l'obligation de réserve du Préfet de l’Essonne
avant les élections présidentielles, la FCDE et l’APF lui adresse un courrier
accompagné d'un dossier pour demander la mise aux normes d'accessibilité de ces espaces et en informent
tous les partenaires.
Le
dossier qui a été présenté au Préfet.
DOSSIER APF-FCDE
Requalification de la Rue
de Corbeil à Lisses
800m
environ entre le carrefour avec la rue de Paris (Poste et Mairie) et le
Rd-Point sur la D153 (Intermarché)
|
Rue
de Corbeil à LISSES
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Gros
travaux entrepris fin novembre 2007. Il y a un trafic important, et de
nombreux bus, dont certains articulés, empruntent cette voie.
Les
trottoirs scandaleusement étroits d'origine n'ont pas été élargis.
Pourquoi ?
La
FCDE et l’APF condamne la "requalification" de la rue de
Corbeil à Lisses. Malgré 1 900 000 € de dépenses la sécurité
des piétons, et plus particulièrement à mobilité réduite ou en
fauteuil roulant, n'est pas assurée.
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Cet aménagement subventionné par la Communauté d'Agglomération et le
Département, nous ramène plusieurs années en arrière. L'héritage du
tout-auto s'est fait sentir dans le choix des aménageurs de tout faire
pour préserver une chaussée de 6m de large pour permettre aux bus, et
donc à tous les autres véhicules, de se croiser facilement, sans
envisager un partage de la voirie.
Certes, par l'installation aux intersections de plateaux surélevés
facilitant les traversées, le maître d’œuvre s'est donné bonne
conscience. Malheureusement sur le reste de l'aménagement, peut-être
avec l’objectif discutable de lutter passivement contre le stationnement
sauvage, il a choisi de refaire des trottoirs surélevés. Et il a conservé
les mêmes largeurs insuffisantes des trottoirs d’origine.
En
contradiction avec la loi handicap du 11 février 2005 imposant de prévoir
une chaîne de déplacement continue, cet aménagement sacrifie délibérément
la sécurité des piétons, personnes handicapées (PH) et personnes à
mobilité réduite (PMR) qui se trouvent cantonnés sur des trottoirs trop
étroits et encombrés par des lampadaires les obligeant à redescendre
sur la chaussée à de nombreux endroits. Malgré l’effet
ralentisseur des plateaux surélevés aux intersections, cet aménagement
destiné à privilégier les transports en commun, conforte les
conducteurs de voitures particulières et de camions dans leur perception
que la chaussée bien roulante est leur domaine exclusif. |
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De
nombreux bus empruntent la rue de Corbeil en double sens, et il était légitime
que sa "requalification" préserve leur possibilité de se croiser.
Mais
c'est aussi une voie très empruntée par des piétons du vieux quartier se
rendant ou revenant de l'Intermarché avec poussettes et cabas. Il était
donc tout aussi légitime de profiter de ces travaux importants pour se débarrasser
totalement d'un aménagement hérité de la grande période du tout-auto
qui ne tenait aucun compte des piétons.
Pour
les PMR (personnes à mobilité réduite), personnes handicapées ou avec
voiture d'enfant et les personnes en fauteuil roulant le nouvel aménagement
comporte le point positif d'offrir des passages surélevés aux intersections.
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Carrefour
surélevé avec passage piétonnier en construction.
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Mais
après avoir accédé sans ressaut aux trottoirs, elles sont bloquées sur
les trottoirs étroits encombrés par des poteaux qui les obligent à
descendre sur la chaussée. Les personnes en fauteuil roulant manuel n'ont
même pas la place de faire demi-tour et doivent reculer en risquant une
chute des trottoirs pour trouver un bateau accompagné souvent d’un dévers
et d’un seuil de 4cm risquant de les déséquilibrer. Elles devront
alors affronter la circulation et retrouver plus loin un autre bateau présentant
les mêmes inconvénients et dangers pour remonter sur le trottoir et
poursuivre leur parcours. Les personnes en fauteuil électriques doivent
anticiper ces difficultés puisqu’elles ne disposent pas de marche arrière.
Cet
aménagement ne respecte donc pas la prescription de la loi handicap du 11
février 2005, applicable depuis le 1er juillet 2007, qui impose de prévoir
un cheminement continu.
Il présente tous les défauts que dénoncent depuis longtemps l’APF
et les autres associations de personnes handicapées, et que
l’application des prescriptions des décrets du 26 décembre 2006
auraient permis d’éviter. trottoirs rétrécis par endroits au point d'être
inutilisables, lampadaires ne laissant qu'une trentaine de centimètres
disponibles, ou même moins, dévers excessifs et montagnes russes aux
sorties des riverains.
Le
maître d’œuvre a maintenu des passages à 8O cm le long de
stationnements sans tenir compte de l’effet précipice ni de l’effet
paroi. Sur ces trottoirs étroits surélevés ces deux phénomènes
peuvent se combiner pour faire perdre à l’usager en fauteuil une
vingtaine de centimètres de surface utile : l’effet précipice
l’éloigne de la bordure haute d’où il risque de tomber, l’effet
paroi l’éloigne du mur où il risque de s’écorcher.
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Trottoirs étroits
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Lampadaire
sur trottoir étroit
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36
cm de largeur libre
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Lampadaire
sur trottoir étroit
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20
cm de largeur disponible
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Dévers
excessif
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Dévers
et montagnes russes
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Les
solutions
Sans
faire un grand effort d'imagination, on aurait pu améliorer la sécurité
et le confort des déplacements à pied et en fauteuil roulant. On nous rétorque
que dans les vieux villages aux rues étroites on doit "faire
avec", qu'on ne peut pas abattre les murs, qu'il y avait un choix à
faire et que le développement des transports en commun est une priorité...
Associées
aux plateaux surélevés qui ont été installés, on aurait pu (et on
peut encore) combiner plusieurs démarches que nous détaillons ci-dessous
pour trouver une solution convenant à l'ensemble de la voie.
Quelques
pistes :
1
- Étudier la faisabilité d’une mise en sens unique de la rue de Corbeil
dans un sens, et des rues des Dr Hanriot, et de l’Églantier dans
l’autre, accompagné d’un élargissement conséquent des trottoirs.
2
- Le maintien côté nord d’un cheminement d’au minimum 1m20 (la norme
est de 1m40)
3
– La création d’une zone à priorité piétons
1ère
section: partie la plus étroite et la plus proche du centre :
Commençant
50 ou 100m avant l'Allée du Cimetière et englobant l'intersection avec
la rue de Paris, et les intersections avec les rues François Pillon,
Gabriel Vervant et l'Allée du Cimetière :
-
création d'une rue à priorité piétons avec mise à niveau
des trottoirs avec la chaussée et réduction de la vitesse autorisée à
20 km/h. Cette rue anticiperait sur la « zone de rencontre »
du futur Code de la rue que la municipalité pourrait définir dans ce
quartier ancien.
-
réduction comme cela se fait couramment ailleurs de chaque voie
automobile à 2m75, largeur permettant aux bus de se croiser. Elles
sont actuellement de 3m chacune. Les 50
centimètres récupérés permettrait d’élargir les trottoirs au
moins d’un côté.
-
dévoiement léger de la rue de Corbeil pour mordre un peu sur le parking
et l'Allée du cimetière. Cette petite courbe permettrait de récupérer
suffisamment d'espace pour élargir l'espace rue partagée (au droit des
lampadaires qui ne laissent pas de place aux piétons actuellement).
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Parking et allée du cimetière : l'accentuation du
virage permettrait élargir le trottoir de droite et renforcerait la
perception de l'entrée dans la zone
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2ème
section: sur le reste du linéaire :
-
réduction de chaque voie automobile à 2m75.
-
maintien des trottoirs surélevés qui viennent d'être refaits, mais à
reprendre si besoin pour assurer une largeur minimale réglementaire de
1m40 au moins d'un côté, de préférence côté nord (côté
Intermarché).
Remarque
1 : les
lampadaires installés sont particulièrement hauts. Si malgré ces
mesures, il en restait un petit nombre qui gênaient les piétons,
envisager leur remplacement par des lampadaires plus petits qui puissent
être apposés en portique contre les maisons. Le désir d'harmonie esthétique
doit passer après l'objectif de sécurisation des déplacements piétonniers.
Remarque
2 : la création
de sinuosités peu marquées pour conserver le même largeur de chaussée
tout en élargissant les trottoirs aurait l'avantage de marquer plus
fortement le caractère urbain de la voie. La tendance pendant des décennies
a au contraire été de rechercher l'alignement au cordeau favorisant la
vitesse et l'inattention.
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Constat
au 29 janvier 2008 : Les
passages piétonniers surélevés sont en voie de marquage. Les remarques
faites restent valables : dévers fatigants et dangereux pour les
personnes âgées qui risquent
des entorses ou même des chutes, lampadaires les obligeant à circuler
sue la chaussée. Les personnes en fauteuil doivent de plus trouver un accès
riverains pour remonter avec des ressauts de 4 à 5 centimètres.
De
plus des barrières, et des quilles de 1m ont été plantées d’une manière
illogique aux carrefour surélevés, avec par exemple une réduction en un
point du passage des piétons à 1m .
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Pour
aller vers le carrefour surélevé au fond , l’usager en fauteuil doit
descendre par cet accès garage avec un seuil de 5 cm
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Passage
étroit entre mur et voitures en stationnement (80 cm)
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Des plots non règlementaires
(passage pétons entre les quilles réduit à 1m au lieu de 1m20 minimal,
hauteur 1m au lieu de 1m20 minimal, pas de contraste pour malvoyants )
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En
s'appuyant sur la Loi du 11 février 2005 pour
l’accessibilité des personnes handicapées, l’APF et la FCDE ont soumis ce dossier à
l’arbitrage de Monsieur le Préfet de l'Essonne pour qu'il en évalue la
légalité.
La FCDE en accord avec l'APF
organise sous le patronage de Mme Tilmont, un colloque à la Maison de l'habitat
à Evry le 10 décembre 2008 sur l'accessibilité et les nouvelles orientations
du Code de la route. La DDE de l'Essonne, le Conseil Général, plusieurs es
Communautés sont représentées par de hauts responsables, et beaucoup de
communes sont représentées par leur maire ou leur adjoint chargé de la voirie
ou par des représentants des services techniques.
Les
documents présentés au Colloque"Une voirie accessible à tous - L’application de la loi de février
2005"
Les problèmes de Lisses
étaient connus de nombreux participants, mais en attendant une solution acceptable,
La FCDE et l'APF ont fait
le choix de ne pas en parler et de privilégier la sensibilisation et l'information sur les évolutions du Code de
la route et les obligations imposées par la Loi handicap de 2005.
Fin mai 2009 nous
apprenons que le Conseil général a retenu le versement du solde (400 000 euros)
de
la subvention qu'il avait attribuée au motif que les
travaux dans la rue de Corbeil ne répondent pas aux normes
d’accessibilité. Le Conseil général demande que des travaux
correctifs soient menés et validés par les associations concernées.
Nous acceptons donc l'invitation qui nous est faite de participer avec l'APF
à une visite technique sur les lieux le 5 juin 2009. Elle aura pour objet
d'étudier les possibilités de corrections uniquement du côté impair,
et il est précisé qu'elles seront limitées.
Au cours de cette visite sur le terrain
avec les techniciens de la CAECE, du CG et de la mairie, nous
relevons les anomalies et demandons leurs corrections de manière réaliste.
On nous promet qu'un
compte rendu de cette visite sera fait. Mais des travaux
débutent en juillet sans que les associations aient tenues au courant de
leur nature.
Nous nous en étonnons et envoyons un courrier au Président
de le Communauté pour demander des explications.
Le courrier FCDE à la CAECE du 1er juillet 2009
Mais les engins de travaux sont
partis avant le 14 juillet. Les seules corrections qui ont été apportées portent sur deux
resserrements du trottoir dangereux de 80 ou 90 cm qui ont été
élargis à 1m10/1m20. Nous ne pouvions imaginer que les travaux de correction
se borneraient à ce maigre résultat. Rien en effet n'a été fait pour supprimer
les dévers excessifs (pente latérale) des
trottoirs là où leur existence n'est justifiée par aucune contrainte
technique. Nous voulions croire que
d'autres travaux suivraient et nous avons alors envoyé une deuxième demande
d'explications le 31 juillet 2009.avec copies à la DDE et au CG.
L'article du 15 juillet
sur notre site : Lisses, manœuvres dilatoires
La
demande d'explications de la FCDE au Président de la CAECE du 27 juillet 2009
L'Editorial du 15 septembre avant réception du courrier ci-dessous
Nous recevons enfin par le
même courrier une
réponse à nos deux lettres le 15 septembre 2009 signée de M. Manuel Valls, et
un Compte rendu de la visite technique du 5 juin..
Elle est le premier contact direct avec la CAECE. Il nous donne la version de la
CAECE de l'affaire et reprend l'argument irrecevable de l'antériorité de la
déclaration de travaux.
La lettre du Président de la CAECE du 14 septembre 2009 qui reprend ces arguments
contestables
Le Compte rendu des services techniques du CAECE daté du 14 septembre 2009
pour une visite du 5 juin
Fin septembre 2009 le Directeur
des Déplacements du Conseil général, Jean-Louis Gitton, nous confirme que le Département bloque
sa subvention tant que des travaux de correction acceptés par les associations
n'auront pas été réalisés.
La lettre de M. J-L Gitton, Directeur des
déplacements du CG
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Commentaires
sur les aspects juridiques de l'affaire
Cette
affaire démontre la nécessité de la concertation avant et de suivi après des
travaux; mais aussi la nécessité que des pratiques malsaines mais encore
courantes dans trop de services soient abandonnées et
au besoin sanctionnées.
Comme
il a été dit ci-dessus, le premier argument qui ait été donné au public
était qu'il s'agissait d'une réfection à l'identique qui, disait-on
n'imposait pas la mise en accessibilité. Or les décrets et arrêtés
ci-dessous imposaient les mêmes règles et normes en voirie que celles qui ont
été imposées par les décrets à partir du 1er juillet 2007.
Les
décrets et arrêtés régissant l'accessibilité à la voirie avant le
1er juillet 2007
Décret n° 95-260 du 8 mars 1995 relatif aux
commissions consultatives départementales de sécurité et
d'accessibilité J.O. du 10/3/95
Décret
n° 99-756 et décret n° 99-757 du 31 août 1999 relatifs à l'accessibilité
de la voirie J.O. du 4/9/99
Décret n° 99-756 et décret n° 99-757 du 31 août
1999 relatifs à l'accessibilité de la voirie J.O. du
4/9/99
Arrêté du 31 août 1999 (voirie) J.O. du 4/9/99
Circulaire n° 2000-51 du 23 juin 2000 relative à
l'accessibilité de la voirie (B.O. du ministère de
l'Équipement, des Transports et du Logement du 25/7/00)
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Les décrets du 21 décembre 2006, et
l’arrêté d’application du 15 janvier 2007 relatifs à l’accessibilité
de la voirie et des aménagements d’espaces publics
aux personnes handicapées n'ont
fait qu'en améliorer l'application.
Dans son
courrier le Président de la CAECE reprend l'argument de l'antériorité de la
notification des travaux concocté par des conseillers à la Gribouille. Les normes existaient depuis 1988, et étaient
précisées dans les décrets et arrêtés de 1999 et 2000. Elles étaient
applicables à partir du moment où étaient entrepris des
travaux touchant l'assiette de la chaussée, les bordures et les
trottoirs, SAUF DÉROGATION accordée par la Commission consultative
départementale de sécurité et d'accessibilité à la voirie. Or cette dérogation n'a même pas été demandée.
On peut
supposer que les aménageurs de la CAECE ont voulu s'exonérer
des obligations de mise en accessibilité. Ils pouvaient craindre en
effet que la Commission refuse le projet dans l'état, ce qui aurait
amené un coût supplémentaire et provoqué du retard.
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Et
maintenant ?
Et il est irréaliste d'espérer qu'à courte échéance,
les aménageurs reprennent tout à la base. Tout au plus peut-on
espérer des améliorations qui peuvent être faites pour un coût raisonnable,
par exemple la correction des dévers excessifs non justifiés par des
contraintes techniques, ou encore l'instauration d'une zone de rencontre.
Lire la lettre ouverte de la FCDE du 15 novembre 2009
Les
élus et techniciens
de l'Essonne qui, soit n'étaient pas suffisamment au courant des règles et normes de
l'accessibilité, soit les ont délibérément ignorées, devront tirer la leçon de
ce fiasco.
Certes
la mise en accessibilité sera une très lourde tâche dans les nombreuses petites et moyennes villes
de l'Essonne aux trottoirs réduits ou inexistants. Surtout si elles ont
(ou se donnent ?) la contrainte de faire passer des bus articulés de
3m05 en double sens (et donc du
trafic automobile général) sur une chaussée de
6m de large comme à
Lisses, tout en sécurisant les déplacements des piétons sur des trottoirs
étroits, et bien entendu en préservant le stationnement. A vouloir ménager la
chèvre et le chou, elles seront face au même problème insurmontable de
quadrature du cercle.
Ces villages
sont devenus
en quelques décennies des petites villes qui ont dû adapter leurs centres
anciens à l'automobile. Les trottoirs, quand ils existaient, ont plutôt été
traités comme des refuges
que comme des espaces de déplacements, et avec le temps sont peu à peu devenus
soit des lieux de stationnement soit la variable d'ajustement normale de la
chaussée. La Loi handicap vient bouleverser tout cela.
Pour sécuriser les déplacements des piétons et plus
particulièrement des personnes handicapées dont la Loi prévoit qu'ils doivent
bénéficier d'une chaîne continue de déplacement de 1m40 de large, il n'y a pas
une solution globale, mais de
multiples réponses que les aménageurs
doivent explorer sans a priori et éventuellement combiner : passage alterné
des bus dans les zones étroites, rues à sens uniques parallèles, zone de
rencontre confirmant la priorité de fait des piétons obligés de marcher sur
la chaussée. On nous répond que le nombre des bus empêche la mise en zone de
rencontre du secteur le plus difficile. Cette affirmation est non fondée. En
revanche nous disons que cette voie ne peut absolument pas être mise en zone
30, comme il a été annoncée dans le projet, car les difficultés de
cheminement des piétons les obligeront souvent à descendre sur la chaussée,
alors que la zone 30 doit permettre à tous les piétons de circuler en
sécurité sur les trottoirs.
L'objectif d'accessibilité universelle peut être atteint
par une démarche ouverte d'écoute et de solidarité. C'est ce qui a fait
défaut à Lisses.
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VOYEZ LES PHOTOS-CHOCS CI-DESSOUS
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Avant les travaux de juillet 2009 - Le trottoir côté impair, le trottoir
privilégié pour les piétons puisque les rétrécissements côté pair ne
laissent parfois que 35 cm pour passer. Après les travaux qui élargiront à 1m
20 le passage entre le mur et la bordure des places taillées dans le trottoir
(moins à cause des rétrovisuers ),
l'espace libre où stationne cette voiture sera taillé pour donner une place supplémentaire
de stationnement.
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