Présidée par M. Piriou, Vice-Président, chargé de l’Environnement au CG
M. Piriou présente le nouveau directeur de l’Environnement M. Ferry et
annonce que le lundi 23 mai, la politique des ENS a été approuvée (elle nous
concerne puisque certains aménagements piétonniers ou cyclables peuvent être,
selon cette politique, acceptés ou refusés). Il précise qu’il y a eu
volontairement débat sur les expropriations afin d’assurer l’avenir, bien
que le CG n’en ait jamais eu besoin jusqu’à présent.
3 points à l’ordre du jour :1) le projet de voirie 2) l’aménagements
des bâtiments 3) le parc
Nous ne développerons que le point 1 concernant les circulations douces
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VOIRIE : en trois opérations A,B,C
OPERATION A Sente de loisirs
Pour l’instant, la sente de loisirs (
)
en contrebas de la route ne commencera qu’à la partie du marais que nous
appelons à Mennecy « la Grande Île » en face de l’étang et du
restaurant de la Patte d’Oie. On y accédera par l’aménagement
piétonnier et cyclable prévu à hauteur de la chaussée (voir plus loin) .et
mènera jusqu’au Château du Montauger.
Bien qu’on n’en ait pas parlé, la Mairie de Mennecy y connectera
ensuite son projet de sente passant derrière la Gare.
On arrivera en face du Château du Montauger à hauteur du parking en
construction et la traversée s’y fera par des passages protégés pour
piétons et cyclistes. La sente sera maillée avec le projet Aqueduc de la
Vanne.
7 passerelles seront construites dont deux avec ponts-levis. La plus grosse
passerelle aura une portée d’une vingtaine de mètres et distribuera les
flux de circulations au niveau du passage piétonnier devant la Grande Île et
la Patte d’Oie. Les passerelles seront construites sur pieux en acier battu
Le revêtement sera constitué d’un fond géotextile, d’un grave
calcaire et au-dessus d’une couche à base de pouzzolane.
Coût : sente piétonne : 200 000€, et 1 000 000€ passerelles
et ponts-levis.
Début des travaux : printemps 2006 avec comme objectif la livraison
fin juin 2006.
La partie voie ferrée - Grande Île sera créée dans le cadre de l’Opération
B (construction du giratoire devant la voie ferrée, recalibrage de la D153)
OPERATION B
1) Recalibrage et
réfection de la D153 entre voie ferrée et Montauger + Circulations douces en
site propre dans la montée.
Pour la remise en état
de la chaussée, l’UTT Est propose une solution qui prendra 6 mois mais qui
pourra être effectuée par neutralisation d’une seule voie à la fois (une
autre solution à plus longue durée de vie nécessiterait la fermeture de la
route pendant 6 mois). Coût de la solution choisie 1 600 000€.
Les coupes en-travers
nous sont présentées : au plus étroit dans la section entre la Grande
Île et le Montauger, on dispose de 1m +1.25 de bande cyclable + 2.75 + 2.75 +
1,25 de bande cyclable + 0.75 (inutilisable)
Aménagements
piétonniers et cyclables sur la route (recalibrage de la
D153
et circulations douces)
Le projet présenté
entre la voie ferrée et le Montauger maintient une bordure de trottoir de type
T3 (= 18 cm) le long de bandes cyclables de 1m25 seulement, malgré les
objections que nous avions présentées lors de la dernière réunion publique
et répétées lors de notre rencontre avec le responsable du projet à l'UTT
Est (Unité Technique) la semaine précédente.
L’argumentaire du
représentant du Conseil général affirmant se préoccuper prioritairement de
la sécurité des piétons le long d’une route où passent 11000
véhicules/jour est accueilli très favorablement par les participants qui le
soutiennent fortement dans son choix d’installer un trottoir surélevé de 18
cm comme « chasse-roue » et comme moyen anti-stationnement sauvage.,
malgré notre demande présentée précédemment que la bordure soit réduite à
3 ou 4 cm afin de sécuriser les déplacements des personnes en fauteuil roulant
qui subiraient "l'effet précipice" et en cas de problèmes ne
pourraient pas faire demi-tour ou redescendre sur la chaussée et
d'éviter de créer un effet mur réduisant la largeur utile des bandes
étroites proposées (1m25).
Nous expliquons à l’auditoire
ce qu’est un « effet mur » : tout cycliste est obligé de s’écarter
de 30 cm environ d’un trottoir de 15 ou 18 cm pour ne pas risquer de le cogner
de la pédale. Sur l’aménagement prévu l’«effet mur»
réduit la largeur utile de la bande à 95cm/1m ce qui met en danger les
cyclistes qui se trouvent repoussés ainsi vers la circulation automobile. Comme
la largeur de la voie est étroite (2m75), les conducteurs ont tendance à se
caler sur la ligne peinte, et les cyclistes n’ont plus qu’une quinzaine de
cm de marge quand deux véhicules larges se croisent. Le moindre écart et c’est
l’accident.
Nous expliquons à l’auditoire
ce qu’est l’«effet précipice» qui fait que sur un « trottoir de
secours » de 1m, en fonction de son handicap, et donc de son adresse à
conduire son fauteuil roulant, une personne handicapée pourra craindre que son
fauteuil ne bascule dans le vide, et de toute façon n’aura pas suffisamment
de marge sur ce trottoir étroit, ni pour effectuer un demi-tour sans risques en
cas de problème, ni pour croiser un autre usager en fauteuil.
Pour nous la vitesse
étant limitée à 50 km/h dans cette entrée de ville, il n’est pas
nécessaire d’envisager une protection particulière des piétons si ce
n'est de faire respecter cette limitation. Et si effectivement une bordure haute
fonctionnait comme chasse-roue, rien ne permet d’affirmer que cela ne serait
pas la cause d’un accident plus grave par perte totale du contrôle de son
véhicule par le conducteur inattentif.
Nous disons que lutter
contre le stationnement sauvage est une bonne chose et qu’il faut pour cela
utiliser la police plutôt que de compter sur des systèmes anti-stationnement
physiques qui sont la source d’insécurité pour les autres usagers.
Mais nos
objections et propositions ne sont pas acceptées. Dans ces conditions, les
représentants de la FCDE et de la FFCT décident qu’il vaut mieux ne rien
installer plutôt que de proposer un équipement prétendument de sécurité qui
met encore plus les cyclistes en danger. Cette décision est accueillie avec
satisfaction par les représentants de l’UTT Est.
Nous leur rappelons
alors que pour assurer la sécurité des cyclistes qui resteront sur la route,
la ligne médiane ne soit pas une ligne continue mais une ligne de dissuasion.
On nous présente alors
le descriptif du projet dans la partie montante : piste bidirectionnelle
non obligatoire, laissant le choix de la route pour les cyclistes descendants,
et sortie de la piste montante pour ceux qui voudrais continuer par la route
normale ( Principe de non exclusion des cyclistes). Cette piste
bi-directionnelle aura une pente de 3 à 4 %, avec un passage à 7%, après le
3ème virage à hauteur de la cabane de cantonnier pour rejoindre la route de
Villoison dans l'est du chemin des Bouviers et se réinjecter
sur l'Allée Jane (D153) par l'intermédiaire d'un nouveau giratoire.
2007 sera la date
possible de début des travaux s’il y a un accord avec le
commissaire-enquêteur, la réalisation étant liée à l’acquisition
foncière
Le total de 2
opérations est de 4 200 000 + 1 200 000€, + 600 000€ de coûts divers.
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Pour la partie entre le
futur giratoire du haut du Montauger et celui du Golfeur, la paysagiste se
montre convaincante et fait accepter comme inévitable l’abattage de l’alignement
d’arbres qui sont majoritairement malades et en bout de vie (séquelles de la
tempête de 99 et déjà sur 115 arbres il n'en reste que 84). La proposition de
faire un double alignement en mail pour la piste cyclable semble convenir
(rappel : la réglementation impose que le long d’une route les arbres
soient plantés à au moins 4 mètres du bord de chaussée : la piste
cyclable sera donc séparée de la route d’au moins 5m. Kik Bastard
propose de faire des plantations basses type bosquets et un busage des racines,
afin que la piste ne récupère pas tous les détritus de la route. Demande
acceptée.
Plus au nord le
raccordement après le giratoire du Golfeur peut se faire avec la piste qui
longe la déviation de la D 153 et se termine dans les champs et en
passant sous le pont, avec l’Aqueduc de la Vanne. Cela donnerait la
possibilité de reprendre la route de Mennecy pour rentrer dans Lisses, car
l'itinéraire naturel passe par l'Espace Léonard de Vinci et la ZI de Bondoufle
pour passer par le nouveau pont qui enjambe la Francilienne.
Pour l’instant il n’y
a pas d’échéancier précis pour cette section.