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En
surfant sur la toile je suis tombé sur le site de l'association
genevoise de cyclistes urbains, l'ASPIC, détaillant les péripéties du
vote de deux motions par le Conseil municipal de Genève le 13 mars 2002.
Nous n'entrerons pas dans le détail de la procédure de démocratie directe propre aux
Helvètes que vous trouverez en visitant le site de l'ASPIC http://www.aspic.ch/
Pour
résumer:
Lors de sa séance du 13 mars 2002, le Conseil municipal de la Ville de
Genève a débattu de 2 motions visant à prendre des mesures suite à
l'invasion toujours plus marquée de la ville par les véhicules '4x4' et
les scooters, source d'insécurité pour les piétons et les
cyclistes.
Je
vous laisse à deviner quelle décision a été votée.... la répression des cyclistes
roulant sur les espaces réservés aux piétons.
Tout comme
dans la fable de notre bon La Fontaine "Les animaux malades de la
peste", les édiles
genevois ont crié haro sur le baudet ... enfin sur ce maudit cycliste,
ce pelé, ce galeux, d'où venait tout le mal.
Comment
a-t-on pu en arriver là? L'un des participants aux débats plutôt
houleux était le représentant d'une association de défense des
piétons. Il a fait son travail et attiré l'attention sur la gêne
occasionné par les cyclistes non respectueux des droits du piéton. Et
ce faisant comme dans une autre fable de La Fontaine "Le
singe et le chat" ... il a tiré les marrons du feu pour les
défenseurs à tous crins de l'automobile.
Le
ridicule de la situation, c'est qu'il n'y a aucun lien entre les
considérants et les
conclusions.
Lire
la fable de notre temps que cette affaire nous a inspiré La
belette, le jeune rat et le gros 4X4
Vous me direz quel rapport avec la FCDE ?
Pour
dévaloriser les arguments que nous apportions lors de rencontres avec
les aménageurs, on nous a souvent
rétorqué "oui, c'est bien beau tout ça, mais.... vous piétons ,
ou vous cyclistes vous êtes indisciplinés, vous ne respectez pas le
Code de la route, etc. etc.
Pour les tenants du tout-automobile c'est
du pain bénit quand dans une réunion de concertation, on voit que des
représentants de cyclistes ou de piétons ne parviennent pas à se
mettre d'accord sur des objectifs communs: cyclistes contre piétons,
cyclistes sportifs contre
cyclistes urbains, et vice-versa. Les
mauvais comportements d'une minorité de cyclistes ou de piétons les
uns envers les autres peuvent réduire à néant des mois, et même des
années d'efforts pour l'amélioration de leurs conditions de déplacements.
La
FCDE a choisi de ne pas entrer dans cette logique de défense du dernier
carré qui poussent les plus exposés des usagers à des luttes
fratricides qui les affaiblissent. Elle a choisi de faire prendre en
compte leurs besoins conjointement dans les aménagements dits de
circulations douces. Tout en condamnant les pistes sur trottoir
cache-misère dangereuses aussi bien pour les usagers à vélo qu'à
pied.
CK
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