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Compte rendu des réunions avec le Conseil Général du 23
janvier et du 6 février 2004
Nous remercions les ingénieurs du Conseil Général
d'avoir bien voulu s'intéresser aux photos de notre présentation
PowerPoint, et d'avoir accepté la discussion. Ce compte rendu est fidèle mais présente malheureusement des
erreurs d'interprétation que les participants au débat n'ont bien entendu pas
faites. Il nous fait dire par exemple que la FCDE soutient la création de
pistes cyclables sur trottoirs alors que notre position est bien évidemment l'inverse. Nous ne nous sommes pas permis de les rectifier sur ce document
officiel, mais le président de la FCDE les a relevées dans un courrier
explicatif qui est donné en annexe.
Compte rendu officiel de la 1ère réunion présenté par le Conseil Général.
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COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 23 JANVIER 2004
Direction des Déplacements / FCDE / CS2R
Présents :
|
Conseil Général |
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Monsieur Gitton |
Directeur des Déplacements |
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Monsieur Mazière |
Chef du Service Etudes et Grands Travaux |
|
Mademoiselle Duval |
Chargée d’études SDDCD / SEGT |
|
Monsieur Sansier |
Chef de l’UTT Ouest |
|
Monsieur Lhuillier |
Adjoint au chef de l’UTT Ouest |
|
Monsieur Malanche |
Chef de l’UTT Est |
|
Monsieur Ollié |
Adjoint au chef de l’UTT Est |
|
Associations |
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|
Monsieur Louvet |
Collectif de Sécurité des Deux Roues |
|
Monsieur Carroué |
Président FCDE |
|
Monsieur Kolski |
FCDE / secrétaire |
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Monsieur Bouchy |
La Roue Tourne |
|
Monsieur Romec |
FCDE / ADEMUB |
Objet :
La présente réunion avait pour objet de fixer les
modalités de travail pour la mise en œuvre du Schéma Directeur Départemental
des Circulations Douces (SDDCD).
L’objectif du Département est de promouvoir les
circulations douces dans de bonnes conditions et notamment de privilégier la
multimodalité sur les voies de circulation. Pour le Département, assurer les
conditions nécessaires au développement des circulations douces et notamment
des déplacements en vélo passe par la création, dès que cela est rendu
possible, d’un site propre. Lorsque la configuration des lieux rendra
impossible la création de site propre, il convient dès aujourd’hui de
déterminer les autres possibilités.
Il est proposé d’acter l’ensemble de ces éléments à l’intérieur
d’une Charte Départementale des Circulations Douces (CDCD).
Aussi, la présente réunion, qui doit aborder les types d’aménagement
en milieu urbain, constitue le démarrage d’un groupe de travail sur ce projet
de CDCD.
La FCDE propose de faire une présentation de leurs
propositions à partir d’exemples actuels non satisfaisants ou jugés trop
dangereux. Cette réunion sera complétée par celle prévue le 6 février 2004,
où il sera traité des aménagements, souhaitables par les associations d’usagers,
en milieu rural et périurbain.
La réunion s’est décomposée en deux parties :
Rappel des actions de la FCDE et des objectifs du PDU,
Etude d’aménagements existants en milieu urbain et
propositions de voies d’amélioration.
1) Présentation de la FCDE et rappel des objectifs du PDU
La FCDE, créée en septembre 2002, regroupe 12 associations
locales dont les thématiques d’actions sont essentiellement l’environnement
et les circulations douces. L’objectif de cette association est de promouvoir
les déplacements à pied, à vélo, en roller, en fauteuil roulant notamment.
De ce point de vue, la FCDE s’inscrit entièrement dans la
démarche du PDU régional qui fixe comme objectifs la réduction de 3% de l’utilisation
de la voiture et l’augmentation de la part modale des transports moins
polluants tels que les transports en commun (+2%), la marche à pied (+10%) et
le vélo (+100%).
Aménagements en milieu urbain : analyse de cas.
1er cas : aménagements routiers néfastes
aux circulations douces et contraires à la réglementation.
Il s’agit principalement des terre-pleins centraux souvent
aménagés au détriment des cyclistes. Les dépassements effectués par les
automobilistes se révèlent très dangereux car la distance de 1 mètre (en
agglomération) ou de 1,5 mètre (hors agglomération) est rarement respectée.
Pour la FCDE rappelle que l’aménagement de la voirie,
nationale ou départementale, dans le cadre du PDU doit assurer la
multimodalité. De ce fait, l’espace mobilisé pour l’aménagement d’un
terre-plein doit être reporté sur un aménagement de circulation douce. En
outre, le résultat attendu, à savoir le rétrécissement de la chaussée pour
limiter la vitesse pratiquée par les automobilistes, est atteint.
Ainsi, la FCDE propose à terme de supprimer les terre-pleins
centraux (excepté dans le cadre de tourne à gauche) et de redistribuer l’espace
en faveur des circulations douces. Pour les axes qui comprennent déjà des
terre-pleins, il est suggéré de limiter la vitesse à 30 km / h en
agglomération et de rappeler par la signalisation verticale les règles de
dépassement des vélos.
Enfin, d’une manière générale, il est demandé de
multiplier les contrôles radar qui s’avèrent être aujourd’hui un moyen
efficace pour faire respecter les limitations de vitesse.
Exemples cités : RN7 entre Ris Orangis et Grigny, RD117
entre Sainte Geneviève des Bois et Villemoisson et RN445 à Viry Châtillon
2ème cas : Aménagements présentant des
défauts ou des insuffisances de conceptions.
Il s’agit notamment d’améliorer les aménagements
existants et futurs au niveau des intersections et des carrefours ainsi qu’aux
entrées et aux sorties des aménagements. Il est proposé de créer
systématiquement des franchissements « niveau 0 », de réaliser des
chicanes aux entrées et sorties permettant aux piétons et aux cyclistes d’accéder
aux aménagements, tout en pénalisant l’accès des véhicules motorisés.
Enfin les plantations pratiquées ne doivent pas être un obstacle ou diminuer
la largeur de circulation.
En section courante, l’attention doit être portée
essentiellement sur le respect des interdictions de stationnement et sur l’implantation
du mobilier. Celui-ci est souvent situé au milieu des trottoirs (ex :
panneaux publicitaires).
Exemples cités : voiries de Ris Orangis, RD117 à
Brétigny-sur-Orge et Sainte-Geneviève-des-Bois.
3ème cas : Exemples d’aménagements
cyclables inutiles, dangereux ou non réglementaires.
La FCDE propose de réaliser des aménagements cyclables
respectant les préconisations ou obligations dans le domaine, faute de quoi ces
aménagements se révèlent inutilisables car trop dangereux. Il s’agit
notamment d’assurer des largeurs suffisantes ; 1,40 mètre pour les
trottoirs, 1,5 mètre pour les bandes cyclables y compris le marquage.
Enfin, la FCDE propose de limiter les pistes cyclables sur
trottoir, excepté pour les accès aux établissements scolaires et sportifs.
Dans le cas d’un boulevard urbain (exemple RD310) où un chemin mixte
relativement large est aménagé, il est demandé de délimiter la partie
cyclable de la partie piétonne par une bande et d’ajouter des pictogrammes.
Et, pour les cyclistes sportifs, en cas de sur largeur, de créer une bande
cyclable de chaque côté ou une voie mixte bus + vélos en site propre à la
place d’une voie automobile.
Exemples cités : RD31 à Vigneux-sur-Seine, RD153 à
Chevannes, RD310 à Grigny (La Grande Borne).
4ème cas : Exemples d’aménagements
satisfaisants.
En zone urbaine, il apparaît que les bandes cyclables sont
les mieux adaptées pour les déplacements des cyclistes car elles permettent,
en cas d’absence de continuité, de se réinsérer dans la circulation
générale (exemple : PN9 à Ris Orangis).
La piste cyclable peut être intéressante à condition qu’un
marquage soit effectué en cas d’utilisation par les piétons. Cet
aménagement se révèle également utile s’il existe peu d’intersections
avec des voiries secondaires. A ce titre, il est demandé d’implanter un
panneau « cédez le passage » lorsque la piste croise une voie
secondaire et non un stop. L’exemple de la piste longeant les RD153 et 26 à
Lisses est cité.
Conclusion :
La FCDE souhaite que la présentation soit la base d’une
réflexion entre les services techniques du Département et les associations d’usagers
afin de réaliser les aménagements les mieux adaptés pour l’ensemble des
usagers, dans l’objectif de réduire la circulation automobile. L’idée
générale de cette réunion est qu’en zone urbaine, il est nécessaire de
maintenir une place privilégiée et confortable aux piétons et aux personnes
à mobilité réduite. Pour les cyclistes, la bande cyclable apparaît plus
adéquate pour les déplacements utilitaires et plus pédagogique à la pratique
du vélo en ville. A ce titre, il paraît indispensable aujourd’hui de
réfléchir à l’autorisation d’accès des vélos aux sites propres bus de
la Communauté Urbaine d’Evry.
Compte rendu officiel de la 2ème réunion présenté par le Conseil Général.
COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 6 FEVRIER 2004
Direction des Déplacements / FCDE / CS2R
Présents :
|
Conseil Général |
|
|
Monsieur Mazière |
Chef du Service Etudes et Grands Travaux |
|
Mademoiselle Duval |
Chargée d’études SDDCD / SEGT |
|
Monsieur Lhuillier |
Adjoint au chef de l’UTT Ouest |
|
Monsieur Brexel |
UTT Ouest |
|
Monsieur Lukacs |
UTT Ouest |
|
Monsieur Ollié |
Adjoint au chef de l’UTT Est |
|
Associations |
|
|
Monsieur Louvet |
Collectif de Sécurité des Deux Roues |
|
Monsieur Kolski |
FCDE / secrétaire |
|
Monsieur Romec |
FCDE |
|
Monsieur Bastard |
DSCL / Chilly Mazarin |
|
Monsieur Codani |
FFCT – CODEP 91 |
|
Monsieur Carroué |
Président FCDE |
Objet :
La présente réunion avait pour objet d’examiner les types
d’aménagements de circulations douces souhaitables pour les associations d’usagers
en milieu rural et périurbain.
La FCDE propose de faire une présentation de leurs
propositions qui s’appuient essentiellement sur des exemples actuels non
satisfaisants ou jugés trop dangereux.
Cette réunion complète celle du 20 janvier 2004, qui avait
consisté au même principe de recensement des aménagements souhaitables par
les associations d’usagers, mais en milieu urbain.
La réunion s’est déroulée en deux temps :
Dans un premier temps, un rappel par les services
départementaux des projets qui vont être menés sur l’année 2004,
Dans un second temps, une présentation de la FCDE de
quatre cas types d’aménagements réalisés sur voirie départementale
jugés trop dangereux pour les cyclistes, puis un récapitulatif et des
propositions d’éléments prioritaires pour la future charte.
Rappel des projets du Département sur 2004
La mise en œuvre du SDDCD sur 2004 consistera à mener les
opérations suivantes :
Une étude générale sur l’ensemble du réseau
armature du schéma directeur. Cette étude doit permettre au Département d’assurer
le suivi de la phase opérationnelle de son schéma directeur, de maintenir un
niveau de communication permanent avec les différents partenaires, de réaliser
de façon cohérente le futur réseau, c’est-à-dire sans rupture (principes
de continuité et de lisibilité).
Plus techniquement, l’étude permettra de mesurer l’incidence
sur la voirie des futurs itinéraires et de définir dans le temps les
possibilités de réalisation des itinéraires (par séquence).
Une étude de faisabilité sur 5 itinéraires inscrits
au SDDCD : le n°5 correspondant à la liaison entre Arpajon et Limours, le
n°10 entre Ballancourt et Corbeil-Essonnes, le n°25 entre le Val d’Yerres et
Juvisy, le n°26 entre Corbeil-Essonnes et le Val d’Yerres et le n°32 entre
Athis-Mons et Massy.
Une étude concernant l’aménagement d’une liaison
douce sur l’emprise des aqueducs de la Vanne et du Loing. Le Département
a inscrit à la commission permanente du 8 mars une convention avec la Société
Anonyme de Gestion des Eaux de Paris afin de définir l’intérêt de créer
une liaison douce continue sur l’emprise des deux aqueducs.
Des projets d’études suivis, dans la plupart des cas,
de travaux sur des tronçons ou des antennes des itinéraires du SDDCD. Il s’agit
de mener ou de poursuivre des projets locaux d’aménagement de tronçons d’itinéraire.
Ces projets sont au nombre de cinq : aménagement d’une liaison douce
route de Grigny à Ris Orangis dans le cadre d’une future antenne vers la RN7
via la gare RER de Grigny Centre, connexion des pistes existantes sur les RD118,
RD120 et RD167 à Chilly Mazarin avec passage sous l’ouvrage d’art de l’autoroute
A6, aménagement d’un cheminement piéton provisoire à Villebon-sur-Yvette le
long de la RD59, aménagement d’une piste cyclable le long de la RD156E à
Massy devant le collège G. Philippe et le lycée F. de Coulanges et
aménagement d’une liaison vers le « Carré Sénart » le long de
la RD947 (sous réserve d’une continuité avec le département de
Seine-et-Marne).
Ces projets, pilotés par le SEGT, ne constituent pas l’intégralité
des projets de la direction des déplacements. Les UTTs maintiennent en effet
leurs missions de modernisation du réseau et peuvent dans ce cadre réaliser
des aménagements de circulations douces. A titre d’exemple, l’UTT Est
travaille sur la création de cheminements de circulations douces le long des RD
n°94 et n°941 à Yerres (liaison interdépartementale) et l’UTT Ouest
projète de réaliser une piste cyclable sur les anciennes emprises de l’Arpajonnais
entre Saint Yon et Villeconin.
(note de la FCDE: suit ci-dessous l'
analyse de cas par la FCDE avec présentation PowerPoint)
Aménagements en zone rurale ou périurbaine : analyse
de cas.
1er cas : Utilisation systématique de bandes
blanches continues (LBC).
La FCDE regrette que sur certaines routes départementales la
ligne blanche continue soit systématiquement appliquée. Cette ligne met en
danger les cyclistes dans la mesure où les automobilistes ne respectent pas les
distances de dépassement (1,50 mètre) voire même se mettent en infraction en
franchissant la ligne.
Le cas présenté est la RD948 entre Le Coudray Montceau et
Auvernaux qui présente sur plusieurs sections des LBC (entre 4 et 6 km). Il n’existe
aucun moyen pour les automobilistes de dépasser les cyclistes, souvent nombreux
en fin de semaine.
Les services départementaux expliquent que la signalisation
horizontale sur les voiries départementales est déterminée à partir d’un
logiciel. Celui-ci mesure dans un premier temps la vitesse réelle pratiquée
sur la voirie puis dans un second temps, en en fonction de cônes de
visibilité, les linéaires de routes où doivent être appliqués soit la ligne
continue soit les bandes T3. La bande T3 s’étant révélée très
accidentogène, le Département ne souhaite pas la généraliser sur son réseau
routier.
La FCDE présente un arrêté du 16 février 1988, qui
préconise la réalisation de la bande T3 sur certaines sections de voies
présentant des successions de points singuliers, notamment des routes sinueuses
ou de forte déclivité et dont le trafic est particulièrement chargé en
véhicules lents tels que les tracteurs et les vélos (exemple : RD948), de
façon à permettre les dépassements.
Les services départementaux expliquent que le profil de la
route n’est pas l’unique critère pour déterminer la signalisation
horizontale. Il faut en effet envisager qu’en zone rurale, comme c’est le
cas dans le sud de l’Essonne, les cultures pratiquées le long de la route
sont également des critères de définition de la signalétique. Les cultures
peuvent créer un effet d’écran et donc bloquer la visibilité générale
notamment pour les dépassements. Dans ce cas, la LBC peut se justifier.
Monsieur Mazière ajoute que le but de la réunion n’est
pas uniquement de faire un relevé critique des aménagements des routes
départementales. Il s’agit en effet de constater des tronçons jugés
dangereux pour la circulation des cyclistes et d’apporter ensuite des
solutions. Dans le cas des RD comme la RD948, ne serait-il pas intéressant des
créer des sections avec bandes dérasées (sur 1 km) de façon à permettre aux
cyclistes de s’y réfugier et ainsi de permettre les dépassements ? Les
services départementaux proposent d’étudier cette solution, qui peut être
par ailleurs considérée comme évolutive (dans l’attente d’un recalibrage
de voie).
2ème cas : Les bandes cyclables latérales
et les bandes dérasées multifonctionnelles.
La FCDE présente la bande cyclable créée le long de la
RD153 entre Mennecy et Chevannes qui s’avère très fonctionnelle. Celle-ci
est en effet spontanément empruntée par les cyclistes lorsqu’elle est
entretenue.
- Bandes dérasées : la FCDE constate qu’aucune bande
dérasée n’a été réalisée sur le département, sauf, peut être, le long
de la RD33 entre la Croix de Villeroy et Tigery, mais celle-ci a été revêtue
en gravillonnage. Elle n’est donc pas praticable.
Pourtant, les bandes dérasées d’une largeur égale ou
supérieur à 1,5 mètre sont intéressantes le long des routes à fort trafic.
Les services départementaux indiquent qu’une bande
dérasée existe le long de la RD19 à Brétigny-sur-Orge. Par contre, celle
constatée le long de la RD33 est une bande d’arrêt d’urgence. Il est
rappelé à ce titre les éléments avancés en réunion de concertation du
SDDCD : la RD33 n’est pas considérée comme un itinéraire privilégié
pour les circulations douces car le trafic de cet axe est amené à augmenter
largement dans les prochaines années, sans qu’un doublement soit exclu.
- Bandes cyclables : Monsieur Ollié rappelle que les
services départementaux réalisent l’entretien en des bandes cyclables
fonction d’un budget en fonctionnement. Aujourd’hui, il estime qu’un
passage par mois pour tous les aménagements situés sur le territoire de l’UTT
Est revient à 60 000 €. A titre d’information, pour 2004 le budget de
fonctionnement accordé pour les circulations douces est de 200 000 € à
répartir entre les deux UTTs.
3ème cas : Les pistes cyclables
séparées de la chaussée.
Les pistes cyclables séparées de la chaussée sont
considérées comme relativement utiles. Elles doivent être réalisées le long
de certains axes, notamment ceux à fort trafic et où la vitesse de circulation
est limitée à 90 km / h. D’autres conditions doivent être également
respectées : un maillage complet avec le reste du réseau (revoir les
intersections pour une meilleure insertion), un revêtement de bonne qualité,
entretenu régulièrement, et une séparation nette avec la chaussée.
A titre d’exemple, la FCDE présente la piste de la RN7 qui
cumule des erreurs de conception qui ne favorisent pas les réinsertions dans la
circulation générale ou aux carrefours, et qui est peu entretenue.
Il est signalé également qu’en cas d’une possibilité
de mixité, dans les zones urbanisées et commerciales par exemple, les
aménagements pourraient être élargis pour plus de sécurité.
Les services départementaux travaillent actuellement sur les
intersections entre les aménagements cyclables et le réseau routier
départemental sur la base de l’étude des points durs réalisée en 2002.
Pour les sections cyclables sous compétence communale, les UTTs communiqueront
les demandes des associations auprès des communes lors de leurs travaux
communs.
4ème cas : Les voies vertes.
Ces aménagements sont très intéressants en zone
périurbaine, aussi bien pour les déplacements sportifs que pour les
déplacements utilitaires, à condition que l’itinéraire soit le plus direct
et que le revêtement soit confortable par tous les temps. Sur ce type d’aménagement,
destiné à être mixte, la FCDE préconise que la séparation des modes soit
distincte.
En Essonne, plusieurs sites se prêtent bien à des
aménagements de type voie verte : l’emprise des aqueducs de la Vanne et
du Loing, les anciennes voies ferrées ou les berges de la Seine et de l’Orge.
Dans le cas précis des berges de l’Orge, qui sont déjà
aménagées, il est nécessaire d’y apporter des améliorations car, à ce
jour, la promenade n’est pas adaptée aux déplacements sportifs et
utilitaires. Par ailleurs, la forte fréquentation de piétons nécessite qu’un
cheminement pour chaque mode soit réalisé.
Concernant les opportunités d’aménagement de voies vertes
en Essonne, la FCDE propose d’envisager :
les berges de Seine entre Draveil et Corbeil,
l’aqueduc de la Vanne (alternative à l’A6),
la coulée verte de Saint Eutrope à Sainte Geneviève des
Bois (comme alternative à la N104),
la véloroute vers la Bourgogne via le Val d’Yerres, la
forêt de Sénart et l’Allée Royale.
Monsieur Mazière informe que la direction des déplacements
est engagée aujourd’hui dans plusieurs de ces projets et rappelle les
éléments suivants :
les premières réunions avec la SAGEP (gestionnaire des
aqueducs) ont confirmé que seuls les piétons seraient autorisés à utiliser
les emprises en milieu urbain, les cyclistes ayant cette autorisation
uniquement en zone rurale. La liaison douce départementale serait donc
limitée.
La coulée verte Sénart – Saint Eutrope – Sainte
Geneviève des Bois sera effective si le projet de franchissement de Seine est
maintenu.
La liaison véloroute par le Val d’Yerres devrait faire l’objet
d’un programme dès cette année. Les associations seront consultées.
Récapitulatif et propositions de la FCDE pour la future
charte.
La FCDE présente son analyse sur les différents types d’aménagements
existants pour les cyclistes.
1) Les pistes cyclables sur trottoir :
La séparation totale avec les véhicules motorisés procure
un sentiment de sécurité. Il s’agit donc d’un aménagement destiné aux
débutants. Néanmoins, la piste sur trottoir favorise les conflits d’usages,
pose le problème d’insertion aux intersections, est peu pédagogique et est
souvent utilisée en stationnement. Enfin, cet aménagement est peu adapté aux
déplacements sportifs et utilitaires.
En Essonne, ce type d’aménagement est de plus en plus
réalisé par les communes ou structures intercommunales, mais se révèlent
être davantage un marquage sur le trottoir plutôt qu’un site propre
confortable. Bien souvent d’ailleurs ces aménagements sont réalisés au
détriment des autres usagers, notamment les piétons.
2) La bande cyclable sur la chaussée :
Cet aménagement présente de nombreux intérêts. Il limite
les conflits d’usages et assure une connexion permanente avec la chaussée ce
qui le rend très pédagogique. Dans sa conception, il nécessite moins d’emprise
et est plus facilement entretenu. Enfin il est globalement adapté aux
déplacements utilitaires et sportifs.
Cependant, la proximité avec la circulation générale le
rend peu confortable : souffle et éclaboussures.
3) Les voies mixtes :
Ces aménagements sont considérés comme très adaptés à
la promenade et aux vélos roulant au pas en ville. Ils sont intéressants pour
les accès aux équipements structurants de type établissements scolaires, et
peuvent être complémentaires à des aménagements de type bande cyclable. De
ce fait les voies mixtes sont inadaptées en ville pour les déplacements
utilitaires, voire dangereuses pour les autres usagers (piétons).
L’inventaire qui vient d’être fait ne présente que la
position de la FCDE. Le Collectif de Sécurité des Deux Roues devrait formuler
au Département ses propres propositions.
Concernant la charte, la FCDE présente les articles qui lui
paraissent prioritaires :
Contribuer aux objectifs du PDU régional,
Tenir compte du code de la route (faire respecter les
limites de vitesse, les bandes blanches continues et les distances de
sécurité pour les dépassements des cyclistes),
Améliorer les conditions de déplacement des piétons et
des cyclistes à l’occasion de tous les travaux d’amélioration de voirie,
Donner la priorité en ville aux voies réservées aux
piétons (bandes cyclables sur chaussée plutôt que des pistes sur trottoirs,
favoriser les limitations à 30 km/h si aucun aménagement n’est possible en
maintenant le trottoir, trottoirs large pour les cyclistes inexpérimentés
avec un statut d’aire piétonne),
Respecter les largeurs nécessaires à chaque type de voie
( exemple : 1,4 à 2,5 mètres pour les trottoirs selon la
fréquentation),
Améliorer la conception générale des
aménagements : seuil zéro à toutes les intersections avec la
chaussée, chasser les obstacles tels les stops et les chicanes, des
revêtements confortables pour tous les types d’usagers (notamment les
sportifs), des parcs à vélos bien placés et sécurisés,
Aménager des itinéraires alternatifs en voies
vertes : berges de Seine, chemins de fer désaffectés….
En conclusion, la FCDE insiste sur l’objectif de favoriser
le développement des circulations douces et l’utilisation raisonnable de la
voiture. Cet objectif implique de changer radicalement les modes de conception
de la voirie et en particulier :
d’abandonner la technique d’« étroitisation »
et des bandes centrales continues comme méthode de modération de la vitesse,
de donner la priorité aux piétons en ville sur les
trottoirs et donc l’abandon des pistes cyclables sur trottoir.
La prochaine réunion de travail pour l’élaboration de la
charte départementale des circulations douces est prévue le 2 avril 2004 à 9
heures 30 à l’UTT Est.
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