Doublement RD 19 (de
la RN 20 au CEV Brétigny)
CR de la réunion du comité de
suivi du 7 /12/ 2005
Sous la présidence
de G. Funès, vice-président en charge de la voirie, et en présence de
nombreux élus, principalement maires, de techniciens du CG , des communes et
EPCI, et des associations (La Norville Environnement , l’ADEMUB représentant
la FCDE, une ASL de Brétigny…)
Il est rappelé
que le commissaire-enquêteur a donné un avis favorable sous réserve de
« modifier l’échangeur avec la RD 117 (rond point de Marolles), afin de
mettre en place un giratoire Sud comme cela est déjà le cas au Nord de la RD
19 ».
Le CE recommande
en outre :
+ la vérification
des études de bruit et la rédaction sur ce sujet d’un document clair et
compréhensible par le public ;
+ la révision
des circulations douces proposées afin de minimiser la mixité avec le trafic
agricole, vérifier la non-mixité avec le trafic routier, vérifier la validité
des traversées prévues.
Après délibération,
en date du 30.6.04, le CG demande la mise en place d’un comité de suivi
chargé de valider les différentes phases de la mise au point technique du
projet.
DUP le 15.4 04
Maîtrise d’œuvre
(juin 2005) : Ingérop
Le projet
comporte 9000 m de section courante, 13 000m de voies circulations douces et
agricoles, 3 échangeurs, 10 giratoires (dont 2 sur la RD 19 et 7 dans les échangeurs),
6 ouvrages d’art, 4 traversées circulations douces, 1600m de protections
phoniques (merlons et écrans) à Brétigny et au Plessis-Pâté, et 7 bassins
de rétention.
Le projet prévoit
un terre-plein central de 3m (espace perdu au détriment des terres agricoles),
chaussée automobile de 7m, voies agricoles en silico-calcaire de 4m, voies
mixtes vélos-engins agricoles bi-directionnelles en enrobé clair de 4m,
pistes cyclables bi-directionnelles en enrobé clair de 3m sur une partie
du parcours.
Au diffuseur (échangeur)
de la RD 193, après raccordement avec la RD 19 existante, création d’une
circulation douce dans la continuité du futur aménagement de la RD 193
provenant d’Arpajon. Les cyclistes, venant d’Arpajon, seront contraints de
traverser la RD 193 à faible distance du giratoire extérieur, donc de manière
insécurisée, avant d’emprunter le passage sous la RD19 pour rejoindre la
piste bi-directionnelle située côté Sud de la RD 19, en devant, à nouveau,
traverser la RD 193 avant de rejoindre la voie mixte vélos/engins agricoles.
Au giratoire de
la RD 449, entre La Norville et Guibeville, deux
possibilités de traversée pour les cyclistes : soit ils continuent sur la
voie mixte pour aller traverser le CD 8 à quelques centaines de m avec les tracteurs,
soit ils traversent en continuité à proximité du giratoire, à leurs
risques et périls, ayant alors à traverser quatre voies successives, deux en
entrée et deux en sortie.
A quelques
centaines de m du diffuseur RD 193, création d’un ouvrage de franchissement
sous la RD 19 pour un TCSP et les circulations douces (et les tracteurs, après
négociation en séance grâce et avec l’appui de La Norville Environnement).
Là encore, l’intersection de la voie mixte avec cette voie en site propre se
fait à distance.
Au diffuseur de
Marolles, entre Brétigny et Marolles, à proximité de la ligne SNCF, création
d’un ouvrage de franchissement pour CD sous une bretelle, pour leur donner
l’accès direct au franchissement du pont à côté de la circulation
automobile. C’est le seul point ou presque sur lequel nous avons obtenu
satisfaction…avec l’application d’enrobé et non de grave compactée. Mais
les cyclistes souhaitant sortir pour emprunter la voie inférieure sous la RD 19
doivent, en bas, se mêler au flux automobile dans le giratoire Sud, ainsi que
dans le giratoire Nord de l’autre côté (on est en zone péri-urbaine)
Au giratoire RD
117 entre la ZAC Maison Neuve de Brétigny et Marolles, traversée périlleuse
des cyclistes qui devront à nouveau franchir, pour continuer leur chemin, 4
voies successives avec un trafic intense. Le projet prévoit en outre un
raccordement des CD entre la RD 117 (vers Leudeville) et la RD 8 (vers
Marolles), de même qu’un raccordement entre la piste cyclable principale
longeant la RD 19 et les pistes longeant la RD 8, d’une part, et la RD 117,
d’autre part.
Création d’un
ouvrage de franchissement CD sous la RD 19 au droit du Bois de Beaulieu,
permettant aux cyclistes (et piétons) de rejoindre, grâce à une servitude
frappant les terrains Immochan, le trottoir cyclable existant placé en bordure
de la rue de la Commune de Paris à Brétigny et reliant la ZAC de Maison Neuve
au centre ville.
Au giratoire de
Maison Neuve, seuls les agriculteurs et les gens du voyage (aire de
stationnement proche) auront accès à ce giratoire, les cyclistes étant appelés
à emprunter le passage sous-terrain sus-cité.
Au diffuseur de
la base aérienne (ex-CEV), raccordement de la circulation douce aux deux
giratoires (avec anneaux cyclables) placés de chaque côté de la RD 19 et reliés
entre eux par un passage sous-terrain déjà existant. A cet endroit de
raccordement avec la partie déjà doublée de la RD 19, la circulation entre
les deux giratoires est lente en raison du raccord direct du giratoire Sud avec
l’entrée de la base militaire. A la demande du maire de Brétigny, une
attention particulière sera portée aux accès piétonniers.
A l’observation
faite par la FCDE sur la dangerosité des traversées cyclistes, M. Mazière a répondu
qu’on avait fait un effort suffisant avec la traversée souterraine pour
l’accès au pont SNCF et qu’ailleurs, les cyclistes devraient mettre pied à
terre à chaque traversée. La priorité a, en effet, été clairement donnée
à la continuité et à la rapidité du flux automobile.
Malgré une
demande réitérée, La Norville Environnement n’obtient pas de protection
phonique au niveau de La Norville. Raison invoquée par le bureau d’études :
on est en-dessous des normes légales (60 décibels).
Il a été
souligné que le flux automobile risque d’augmenter à l’avenir avec les
projets, à Marolles, d’une plate-forme logistique de 100 000 m2 (1000
camions/jour), d’un centre commercial de Bouygues Immobilier (9000 m2) sur
lequel le CM de Marolles est divisé (la CDEC aura à se prononcer sur ce
projet). Il existe également un projet Coca Cola à Marolles auquel le CM est
opposé. Sur ce giratoire de Marolles, on a aujourd’hui 7 à 8000
voitures/jour ; on en prévoit le double en 2015.
Projet également
d’extension des activités Renault qui aura des répercussions sur le flux
automobile du giratoire de la RD 449, d’autant plus que Guibeville a un projet
d’extension urbaine (dixit le maire).
Ce projet de
doublement de la RD 19, qu’on peut qualifier de pharaonique, a été fait sur
la base des hypothèses de trafic (23 000 véhicules/jour en 2000 et 38 000 véhicules/jour
en 2028) et sur la base des constructions actuelles, sans
prise en compte des projets municipaux en cours ou à venir comme M.Mazière
l’a bien précisé, laissant aux communes la responsabilité d’une
augmentation de la population et des difficultés ultérieures de
circulation.
Estimation du
coût :
-APS (2002) 29
millions d’euros
-Actualisation en
2005 32,5
- Estimation
avant-projet (2005) 44,3
Augmentation conséquente
due à l’application des recommandations du CE et aux compléments apportés
à l’estimation APS en raison de la complexité de l’opération .
Délais de réalisation :
- acquisitions
foncières : 2006-2007
- travaux
2007-2009
-Achèvement
des travaux : premier semestre 2009
Après la présente
séance, le maître d’œuvre va faire son dossier de consultation des
entreprises.
Rien n’est dit
sur une éventuelle prochaine réunion du comité de suivi.
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Observations :
la préoccupation essentielle des élus va à la fluidité du trafic automobile
qui est prévu pour s’accroître de manière exponentielle et continue.
C’est le seul paramètre pris en compte au mépris des dispositions légales
et des objectifs du PDU-IDF…et du contexte général qui nous conduit à une pénurie
croissante et à un renchérissement du pétrole. En conséquence, à aucun
moment, lors des croisements avec les axes de circulation automobile, la priorité
n’est accordée aux vélos, rien ne devant entraver la régularité du flux
automobile, priorité des priorités. En outre, la recommandation du CE
demandant de réduire la mixité CD/engins agricoles n’a pas été véritablement
suivie. Ca ne risque pas de poser trop de problèmes, les passages d’engins
agricoles étant peu fréquents. Seul problème : le nettoyage de la piste
lorsque celle-ci aura été salie par les engins durant la mauvaise saison.
Normalement, c’est à l’auteur des souillures de réparer les dégâts.
D’où la nécessité, comme nous l’avions demandé, d’un suivi pour
assurer l’entretien et le maintien de la piste en bon état de roulage. Mais les
souillures dues aux engins agricoles seraient encore plus dangereuses si ceux-ci
devaient emprunter le giratoire ; c’est d’ailleurs l’argument qui a
fait changé d’avis M. Mazière sur l’accès des engins agricoles au passage
souterrain en site propre à La Norville.
Claude ROMEC
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