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COMPTE RENDU DE LA
REUNION DU 24 NOVEMBRE 2003 DIRECTION
DES DEPLACEMENTS / ASSOCIATIONS MISE
EN ŒUVRE DU SDDCD
Présents :
Objet :
Le 20 octobre 2003 l’Assemblée départementale a approuvé le Schéma
Directeur Départemental des Circulations Douces (SDDCD). Dans le cadre de sa
mise en œuvre, il est prévu de maintenir une concertation régulière avec les
associations (notamment la FCDE et le CS2R) et les collectivités essonniennes
notamment lors des études de faisabilité. Mlle Duval a été désignée pour
piloter ces études et pour assurer la concertation. La réunion avait donc
pour objet : 1)
de présenter aux associations les modalités de la poursuite de la
concertation, 2)
de définir ensemble la conduite à adopter les uns vis-à-vis des autres
dans le cadre de cette concertation. Il faut notamment éviter les courriers
permanents adressés par les associations directement à Monsieur Funès et
tenter d’analyser ensemble au préalable les ajustements possibles sur les aménagements
en cours de réalisation. 3)
cette réunion devra donc permettre de définir les principes généraux
des futurs aménagements. L’intérêt de la concertation avec les usagers est
en effet de s’assurer que les projets réalisés sont bien en adéquation avec
les besoins des usagers. 1)
Poursuite
de la concertation La mise en œuvre du
SDDCD intègre la poursuite de la concertation avec deux des associations représentatives
au niveau départemental dans le domaine des circulations douces. Il s’agit de
la Fédération des Circulations Douces en Essonne (FCDE) et du Collectif de Sécurité
des Deux Roues (CS2R). Messieurs Carroué et Louvet seront les deux
interlocuteurs privilégiés des services départementaux. Des associations représentatives
au niveau local pourront également être consultées. Au sein du Département,
Mademoiselle Duval assurera la mise en œuvre du SDDCD, c’est-à-dire les études
préalables des 35 itinéraires inscrits et, pour 2004, pilotera une étude plus
générale sur la faisabilité et les contraintes liées à l’aménagement de
chaque itinéraire. Cette dernière étude devrait permettre en fin d’année
2004 de définir un programme des opérations à l’horizon 2015. Par ailleurs, les itinéraires
n°5 (Limours / Arpajon), 10 (Ballancourt-sur-Essonne / Corbeil Essonnes), 25 (Juvisy
/ Yerres), 26 (Yerres / Corbeil Essonnes) et 32 (Athis-Mons / Massy) seront également
étudiés en 2004. Pour les études menées
hors SDDCD, les Unités Techniques Territoriales intégreront également les
deux associations citées ci-dessus, Mademoiselle DUVAL ou des associations représentatives
au niveau local, après définition des aménagements envisagés, comme cela a
été fait récemment dans le cadre de l’aménagement de la RD8 entre Marolles
en Hurepoix et Saint Vrain. Un tableau récapitulatif
des coordonnées des principaux responsables des aménagements sur la voirie départementale
sera adressé aux associations, afin de faciliter les contacts. 2)
Modalités
du partenariat Monsieur Gitton rappelle
que les observations et « autres critiques » sur les projets d’aménagement
du Département doivent être en priorité discutées avec les services départementaux
concernés (UTTs et SEGT). Les courriers adressés directement à monsieur Funès,
voire les articles de journaux, ne sont pas forcément une bonne solution pour
la poursuite dans de bonnes conditions du partenariat entre les services et les
associations. A ce titre, Monsieur
Gitton rappelle que les projets répondent en général à un besoin local et
donc à une demande des collectivités, à laquelle les services départementaux
répondent en fonction des contraintes du terrain (espace disponible notamment).
La concertation doit donc permettre de composer entre ces contraintes physiques,
la demande des collectivités locales et les besoins des multiples usagers. Par ailleurs, en agglomération,
il est rappelé que le pouvoir de police est exercé par le maire, et que, dans
ce cadre c’est lui qui décide des types de panneaux de signalisation à
implanter le long des aménagements cyclables. En tout état de cause, il est
demandé aux services départementaux de limiter les panneaux B22a (aménagements
obligatoires) au profit des panneaux C113 (aménagements conseillés). 3)
Principes généraux des futurs aménagements Sans revenir au cas par
cas, les associations rappellent les types d’aménagement qui, selon elles,
mettent en danger les cyclistes circulant sur la chaussée. Ces types d’aménagement
sont au nombre de trois. Il s’agit : 1)
des rétrécissements de chaussée avec construction d’un terre-plein
central. Cette technique utilisée notamment par réduire la vitesse automobile
a des effets pervers. Elle oblige le plus souvent les véhicules à doubler les
cyclistes sans laisser une distance suffisante avec le vélo. Les terre-pleins
au niveau des carrefours représentent également un danger (ex : RD26 à
Saint Yon). 2)
des aménagements de pistes cyclables sur ou à la place des trottoirs,
qui engendrent des conflits d’usages voire des accidents entre piétons et
cyclistes. Il est proposé de maintenir le trottoir pour les piétons et de déplacer
les cyclistes au niveau de la chaussée pour une vraie application du caractère
multimodal de la route (ex : comité d’axe Val d’Yerres). 3)
des lignes blanches continues ayant le même type d’effets que les
terre-pleins centraux. Dans certains secteurs, notamment la côte de Montauger,
il est proposé de remplacer la double ligne blanche continue par une bande T3 côté
montée. Pour le cas particulier
de la côte de Montauger, monsieur Gitton rappelle que l’aménagement de cet
axe répond avant tout au besoin de mettre en sécurité l’accès au domaine
de Montauger. Il rappelle par ailleurs que cet aménagement a été prévu bien
avant l’élaboration du SDDCD et donc avant la concertation. Depuis, il a été
décidé qu’une étude serait lancée pour la création d’une piste cyclable
en site propre. Le projet risque d’ailleurs d’être relativement long dans
la mesure où des acquisitions de terrains sont nécessaires. De façon plus générale,
les UTTs précisent que la bande T3 n’est plus appliquée en tant que tel en
Essonne, car elle ne garantie pas la sécurité (collision frontale). Cette décision
du Département fait suite notamment aux différentes observations sur le
terrain par vidéosurveillance. Ces bandes sont, en effet mal interprétées par
les automobilistes qui pratiquent toujours le dépassement des autres véhicules
lourds alors que seul le dépassement des véhicules lents est autorisé. Considérant les deux
premiers types d’aménagements, il est convenu que la présente réunion ne
permettra pas de définir des solutions. Les aménagements, type terre-plein
central, sont destinés à sécuriser les déplacements automobiles sur la
chaussée et ne peuvent pas, de ce fait, être remis en question. Pour assurer
la multimodalité, il faut donc envisager un aménagement complémentaire,
parallèle, pour les cyclistes. Il est donc proposé de faire
deux réunions de travail entre les associations et les services départementaux
afin de dresser un inventaire plus large des aménagements à envisager pour
assurer la multimodalité. Deux réunions sont prévues : -
le 23 janvier 2004 pour les aménagements types en
milieu urbain et périurbain (RDV 9 heures à l’UTT Est), -
le 6 février 2004 pour les aménagements types en
milieu rural (RDV 9 heures à l’UTT Ouest). Observations diverses sur les
projets d’aménagement : -
les itinéraires nord-sud
(ex : itinéraires n° 19, 22, 34 et 24) permettant d’irriguer les
zones rurales depuis les zones urbaines doivent être réalisés en priorité.
Cette demande sera prise en compte lors de l’étude générale sur le réseau
départemental prévue en 2004. -
la piste cyclable le long de la RN104 entre
Saint-Michel-sur-Orge doit être maintenue. Aucune garantie ne peut être donnée
sur cette observation. Cet axe est sous la compétence de l’Etat et doit le
rester après la décentralisation. Le projet de Transport en Commun en Site
Propre entre Saint-Michel-sur-Orge et Evry mené par la Communauté d’Agglomération
du Val d’Orge intègre les circulations douces (mixité vélo / bus). A terme,
il existera donc une alternative à la RN104. -
prévoir une liaison vers Sainte-Geneviève-des-Bois
depuis le bois de Saint Eutrope dans le cadre du projet de liaison douce
« Forêt de Sénart – Bois de Saint Eutrope par franchissement de la
Seine ». |