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Compte rendu du CA de la FCDE du jeudi 7 décembre 2006 à Ris-Orangis, Salle du Chanoine Bos de 20h30 à 23h Présents : Claude Romec (ADEMUB Brétigny), Louis Mouton (AIE Etiolles), Yannick Jamin (ASEVI, Villebon),Gilbert Courrier (ASCVCJ, Juvisy), Maryvonne Mateu et Marc Almeras (Dare-Dare, Evry), Benoît Carrouée (LRT, Ris-Orangis), Françoise Zajac, Etienne Lambert et Maryvonne Noël (ELAN Savigny), Denys Durand (La Norville Environnement) François Monestier et Marie-Anne Varin (Le Menhir Brunoy), Nina Monos (VUG, St Germain les Arpajon) Excusés avec pourvoir : Christine Le Fur (ECBVY, Boussy St Antoine), Claude Kolski (PCVE, Mennecy), Benoît Amsallem (Vélo-Cité, Corbeil) Soit 13 associations représentées sur 16 à jour de cotisation Secrétaires de séance : Benoit Carrouée et Claude Romec
1. Point sur les PLD, comités de pôles et d'axes, avec une réflexion sur la procédure à suivre et les obligations en matière de concertation (voir présentation de Claude Romec en Annexe 1) Débats et décisions : - faire un tableau récapitulatif des différents PLD et comités d’axe avec leur état d’avancement (réalisé depuis : cf annexe 2). - les associations membres de la FCDE peuvent légitimement demander à participer au comité local. C’est l’élu en charge du dossier qui invite et s’il ne le fait pas, il faut faire la demande par écrit (difficilement refusable) - il y a beaucoup de réunions au total. La question des transports en commun est souvent dominante dans les projets ; la partie consacrée aux circulations douces est limitée : insister sur l’intermodalité (complémentarité obligatoire entre marche à pied ou vélo et transports en commun) - le Comité local est un peu une « grand-messe » avec beaucoup de monde et des débats généraux ; c’est malgré tout un bon endroit pour changer la mentalité des élus trop sensibles à la demande supposée des automobilistes ; cependant, pour avoir une bonne efficacité, il faut demander à participer aux Comités thématiques, plus techniques et en petits groupes (pas seulement à celui sur les circulations douces, s’il en existe). - Une fois le PLD validé, la question du suivi est fondamentale. Il faut rester vigilant : au moment de la réalisation, les services techniques ont tendance à reprendre automatiquement leurs habitudes et de penser d’abord en fonction des voitures. Il est possible de demander la mise en place d’un Comité de suivi s’il n’est pas prévu
2. Actions en cours et Projets d'actions 2007 (voir le support de présentation de B. Carrouée sur le site Internet- partie réservée aux adhérents) - Fermeture de la passerelle de l’écluse d’Evry : appel de La Roue tourne, de Dare-Dare et de AIE à une manifestation le samedi 9 décembre à 16 h et courriers adressé par les associations et individus riverains aux élus et à VNF (compte-rendu de ces actions à venir par JM Bouchy) - NB : la passerelle du Coudray-Montceaux est également menacée d’être fermée au public ; suite au travaux de réfection de l’Ecluse. Chacun est invité à exprimer la demande d’un passage public avec rampe d’accès vélos-poussettes-handicapés à l’occasion de l’enquête publique en cours jusqu’au 4 janvier. Par ailleurs, B Carrouée prend contact avec l’association de Morsang-sur-Seine qui milite dans le même sens - Actions contre les dangers de l’échangeur N7-D310. suite à l’accident dont a été victime B. Carrouée le 8 novembre dernier et aux accidents mortels de piétons, cyclistes et motard survenus à proximité de l’échangeur en quelques années, un courrier de mise en demeure a été adressé le 7 décembre au président du Conseil général et des maires de Grigny et de Ris-Orangis pour leur demander de faire respecter la limite de vitesse à 50 km/h et de sécuriser la traversée des piétons. Faute de réponse, un second courrier avec recours gracieux serait envoyé, avant un recours au tribunal. Par ailleurs Françoise Zajac se charge de faire un dossier de presse (pour le Parisien et Le Républicain) En fonction des résultats de ces démarches, il sera envisagé une manifestation sur la N7. - Opérations de gravage bicycode : il est maintenant possible d’emprunter gratuitement une machine à graver certains week-end à la maison Roue libre à Paris. Avis aux candidats pour animer des actions locales (une action prévue le 17 mars à Morsang sur Orge). Cependant, le plus efficace serait de sensibiliser les vélocistes pour qu’ils offrent eux-même ce service et en parallèle de le faire connaître à la Police sur qui repose l’efficacité du système (beaucoup de policiers de base ne le connaissent pas). - Trophée FCDE des circulations douces : l’exemple de la rue de Viry à Morsang sur Orge est proposé pour le prix de la catégorie « aménagements mixtes » (rue étroite en sens unique avec trottoirs étroits transformée en rue avec priorité piétons , bande cyclable en contre-sens et arasement des trottoirs). Après débat, cet exemple n’apparaît pas assez pédagogique à cause de la signalisation au sol qui « saucissonne » l’espace et apparaît contradictoire avec la notion de rue à priorité piétonne. De plus, le prolongement au niveau du collège n’a pas été refait et pose problème. Maryvonne Noël propose comme alternative l’aménagement réalisé autour du collège Jean Zay à Morsang. A étudier lors du prochain CA, avec supports photo. Pour les autres catégories, aucune réalisation récente n’est proposée : chercher de bons exemples à discuter d’ici le prochain CA. - Suppression des panneaux B22a : faute de temps, la discussion sur ce point est reportée au prochain CA.
3. questions diverses : prochaines échéances - 7 février 2007 : réunion de CA à 20h30 à Ris-Orangis - 10 mars 2007 : Assemblée générale samedi après-midi (à St Germain les Arpajon, sous réserve de trouver une salle) - 17 mars : journée d’animation sur le vélo avec les écoles de Morsang-sur-Orge et la Maison de l’environnement. - Annexe 1- compte-rendu CA FCDE 7 décembre 2006
Plan local des déplacements : qu’est-ce que c’est ? comment ça marche ? Claude Romec, 7 décembre 2006
1-Le contexte réglementaire La Loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie (LAURE) du 30 décembre 1996 a, en son article 14, modifié l’article 28 de la Loi d’orientation des transports intérieurs (LOTI), de 1983, en rendant obligatoire l’élaboration d’un plan des déplacements urbains (PDU) dans les agglomérations de plus 100.000 habitants et dans la région Ile-de-France. Le PDU d’Ile-de-France, adopté par arrêté interpréfectoral du 15 décembre 2000 , fixe comme objectifs à 5 ans : la réduction de 3% du trafic automobile dans la petite couronne et de 2% dans la grande couronne, l’augmentation de 2% de l’usage des TC, l’augmentation de 10% de la marche pour les déplacements inférieurs à 1 km et pour les déplacements domicile/école, le doublement des déplacements à vélo et l’augmentation de 3% de la part du transport de marchandises par le fer et la voie d’eau. La Loi SRU, du 13 décembre 2000, a, en son article 102, modifié la LOTI en insérant dans celle-ci un article 28-4 qui dispose : « En région Ile-de-France, le PDU peut être complété en certaines de ses parties par des plans de déplacement locaux (PLD) qui en détaillent et en précisent le contenu. » L’article 28-4 de la LOTI prévoit que les PLD sont élaborés à l’initiative des EPCI ou syndicats mixtes qui assurent de ce fait la présidence des organes de délibération, en l’occurrence « comité local » et « le comité de pilotage ». Le PLD est donc la déclinaison locale du PDU d’Ile-de-France au niveau des regroupements de communes. Le périmètre en est fixé par arrêté préfectoral. Le PLD est un document de planification spécifique soumis à enquête publique. Dans l’Essonne, plusieurs PLD ont été lancés, approuvés ou en cours d’élaboration : le PLD du Val d’Orge, approuvé en décembre 2005 et en phase d’application, le PLD d’Evry, le PLD de l’Arpajonnais, le PLD du Val d’Essonne, etc. 2 - Les conditions de l’élaboration d’un PLD et la concertation L’article 102 de la Loi SRU indique que l’instance intercommunal chargée de l’élaboration du PLD y associe de droit le conseil régional, les conseils généraux, , les services de l’Etat (DRE-IF et DDE) et le Syndicat des transports de l’Ile-de-France (STIF), seule autorité organisatrice des transports en Ile-de-France. Les représentants des professions et des usagers des transports, les CCI et les associations agréées de protection de l’environnement sont consultés à leur demande sur le projet de plan. Dans le document « Elaborer un plan local de déplacements » élaboré par la DRE-IDF, il est fait état, pour la mise en œuvre du PDU, de l’intervention des « instances départementales de concertation » qui, présidées par le Préfet, rassemblent, outre les services de l’Etat, le Conseil général, les élus des collectivités locales, la Région, le STIF, les transporteurs, les usagers des transports, les CCI et les associations d’environnement et d’usagers. Ces instances sont censées assurer la cohérence des actions des divers comités (comités locaux, comités de pôle, comité d’axe). Dans la réalité, qu’il s’agisse des comités locaux, des comités de pôle ou des comités d’axe, on retrouve de droit ces divers représentants dans toutes ces instances, à l’exception, semble-t-il, de certains comités locaux où l’interprétation des textes a été restrictive. La Loi SRU indique, en effet, que les associations et représentants d’usagers sont associés à leur demande et non pas automatiquement à l’élaboration des PLD. C’est là où une démarche, si nécessaire écrite, des associations s’impose
Toutefois, le document sus-cité de la DRE fait état de la nécessité d’une large concertation à laquelle prennent part les associations et les groupes thématiques. Dans ce même document, il est écrit : « Pour que le PLD se traduise par des actions volontaristes et ne reste pas un catalogue de vœux pieux, une des raisons principales réside dans le caractère collectif du travail. La démarche nécessite donc une concertation entre l’ensemble des acteurs des déplacements, élus , techniciens, associations et usagers, afin de comprendre les intérêts et les projets de chacun, d’établir des convergences, de rompre les cloisonnements et de développer l’interdisciplinarité. » « Cette action sera le plus souvent itérative et peut également s’accompagner d’actions de communication.. » Et, plus loin : « Pour organiser la concertation, avec avis du public, des usagers et des associations, plusieurs méthodes peuvent être employées : entretiens, tables rondes, groupes de travail, avis donnés sur les documents d’étapes, questionnaires, expositions, registres… Personnellement, je pense que l’un des meilleurs instruments pour réaliser un travail approfondi, ce sont les groupes de travail sur des thèmes précis. Ainsi, la démarche de large concertation adoptée par le Val d’Orge a été la suivante :
3- Les différentes phases de l’élaboration et le calendrier du projet de PLD De la première réunion du comité local jusqu’à l’approbation il faut compter environ deux ans. Voici les différentes phases : - Pré-diagnostic 2 mois - Mise en place du comité local et arrêt du périmètre par le Préfet :2 mois - Définition du cahier des charges et choix du BET 3 mois - Analyse et diagnostic 3 mois - Définition des actions par objectifs 3 mois - Programmation et évaluation 4 mois - Finalisation et arrêt du projet 3 mois - Avis des personnes publiques 3 mois - Enquête publique 1 mois -Eventuelles modifications et approbation du PLD par l’instance décisionnelle communautaire (conseil communautaire) 2 mois Une validation par le comité local et le comité de pilotage intervient à chacune des étapes importantes : cahier des charges, diagnostic, actions par objectifs, programmation, projet PLD. 4 - Le contenu du plan d’actions Celui-ci doit définir les principaux objectifs à atteindre et déterminer, pour chacun de ces objectifs, un certain nombre d’actions concrètes à réaliser en hiérarchisant ces actions en fonction des priorités Thèmes recommandés par la DRE :
Le Val d’Orge a regroupé tout cela en 4 grands objectifs comprenant en tout 23 actions, certains objectifs ci-dessus étant soit regroupés, soit réduits a une ou plusieurs actions intégrées à un objectif ; ou il a carrément fait l’impasse sur l’un ou l’autre objectif. Son plan d’actions comporte donc quelques lacunes que l’on peut regretter. Prenons l’exemple de l’articulation des projets urbains et des projets de transports, objectif pourtant fondamental et dont il est question dans la loi SRU à propos des documents d’urbanisme (PLU…) ; sur la nécessité, entre autres, de construire, pour éviter l’étalement urbain, prioritairement à proximité des pôles d’échange, comme les gares, ou d’implanter les réseaux de transports dans les zones d’habitat les plus denses. Le Val d’Orge a cependant inscrit comme quatrième objectif à son plan d’actions la mise en oeuvre et le suivi de la réalisation du PLD, dont il est bien peu question dans le document de la DRE. Cet objectif est ainsi libellé : « Impliquer l’ensemble des acteurs dans la mise en œuvre du PLD et l’inscrire dans la durée. ». Le suivi, par un comité de suivi (nouvelle appellation en fait du comité local), de la mise en œuvre du PLD est fondamental, car garant d’une application réelle et conforme du plan d’actions. C’est là où les associations se doivent d’être vigilantes pour contrebalancer la tendance naturelle des élus et de leurs techniciens, sûrs de leurs compétences, à décider sans réelle concertation. Ce qui peut avoir pour conséquence la réalisation d’aménagements qui ne conviennent pas aux besoins réels des usagers ou présentent certains défauts rédhibitoires.
Annexe 2- compte-rendu CA FCDE 7 décembre 2006
Le point sur l’état d’avancement des PLD en Essonne à fin 2006 1-PLD approuvés -PLD du Val d’Orge : approuvé le 15 décembre 2005- Bureau d’études : le Codra -PLD du Pays de Limours : approuvé en octobre 2006-Bureau d’études : Item 2-PLD soumis à l’avis des personnes publiques avant enquête publique -PLD de l’Arpajonnais, avec de sérieux problèmes de concertation -PLD du Val d’Essonne Pour ce dernier, soumis à l’enquête publique, le commissaire-enquêteur a demandé que le travail soit refait en raison de la mauvaise qualité de ce document (le bureau d’études est connu comme notoirement incompétent) 3-PLD en phase d’élaboration (diagnostic-scénarios-actions) -PLD lancé en commun par les communautés du Val d’Yerres et de Sénart-Val de Seine Ce PLD, lancé à l’automne 2004, rencontre beaucoup de problèmes, car réalisé par le même bureau d’études, incompétent, que pour le PLD duVal d’Essonne. En outre, se pose un problème de légalité de la démarche, dans la mesure où ces deux EPCI n’ont pas cru devoir créer un syndicat mixte, Sénart -Val de Seine ayant curieusement délégué la maîtrise d’ouvrage au Val d’Yerres. Le PLD se trouve donc en situation de blocage. -PLD du SMITEC (regroupant les communautés d’Evry-Centre Essonne, de Seine-Essonne, des Lacs de l’Essonne et des Portes de l’Essonne + la ville isolée de Villabé) Commencé en novembre 2002, ce PLD en est au niveau diagnostic-scénarios. Mais il est trop axé sur les transports collectifs et doit donc, à la demande du CR, compléter le travail sur les autres domaines : stationnement, circulations douces… 4-PLD en phase de pré-diagnostic -PLD du SAM de Sénart (qui regroupe 8 communes de Seine-et-Marne et 4 communes de l’Essonne) -PLD de la communauté d’agglomération des Hauts de Bièvres (regroupant Antony, ville des Hauts de Seine, et deux communes de l’Essonne : Wissous et Verrières) 5-PLD au niveau de la réflexion préalable -PLD de la communauté du Plateau de Saclay (regroupant 10 communes comptant près de 100.000 habitants)
Claude ROMEC Le 13 décembre 2006 Informations fournies par le Pôle Ecomobilité du Conseil régional d’Ile-de-France |