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Axe
Ligne 91-04 (Evry-Arpajon)
Projet
d’aménagement (comité de pilotage du 14 juin 2005)
Dossier suivi par l'ADEMUB
Avis de la FCDE
D’une
manière générale, le projet présenté apporte une amélioration sensible à
la situation actuelle et va dans le sens des objectifs du PDU-IDF tant pour ce
qui concerne les améliorations apportées à la ligne de bus 91-04 que pour les
aménagements prévus en faveur des circulations douces, plus particulièrement
les aménagements cyclables, tout en préservant l’aspect paysager (aménagement
arboré).
Nous
apprécions plus particulièrement les principes généraux adoptés pour les
aménagements cyclables : adoption d’anneaux cyclables pour les ronds
points et de sas au feux tricolores, qui améliorent la sécurité des
cyclistes.
Pour
ce qui concerne la ligne de bus elle-même, nous estimons que le gain de
temps obtenu pourra être plus conséquent lorsque sera résorbé le point noir
du carrefour Babin/Essonville à Brétigny, et lorsqu’ une voie en site propre
pourra être aménagée sur la Francilienne. Dans la mesure où la piste
cyclable longeant actuellement la Francilienne doit disparaître à terme, ne
serait-il pas possible d’utiliser en partie l’espace ainsi dégagé pour
permettre l’aménagement de cette voie en site propre. En outre, le gain de
temps n’est pas le seul élément à prendre en compte pour juger de l’amélioration
de la ligne de bus. Interviennent également la fréquence des bus, le confort
des passagers, la ponctualité, l’amplitude horaire et le prix du billet.
Nous savons qu’il est difficile de travailler sur une
voirie existante et comprenons la nécessité de bouleverser le moins possible
cet existant.
Néanmoins,
quelques problèmes demeurent ponctuellement qui peuvent nuire à des déplacements
continus, confortables et sûrs pour les cyclistes. Ainsi, nous constatons,
dans la présentation de l’itinéraire, plusieurs blancs en ce qui concerne la
continuité des itinéraires cyclables, notamment à Saint-germain-lès-Arpajon
à partir du rond point Babin/Essonville jusqu’à l’aménagement prévu à
Brétigny, rue Pierre-Brossolette, à Brétigny (en plusieurs endroits), au
Plessis-Pâté de l’entrée dans cette ville (RD 117) jusqu’au rond point de
la Rogère.
Autre
problème : la tendance, un peu trop fréquente à notre sens, à rejeter
les cyclistes sur les trottoirs, de l’autre côté des voitures en
stationnement quand ce n’est pas le long d’un mur. Nous insistons sur la nécessité
d’éviter ce que nous appelons une dérive, même si, dans certains cas (flux
automobile très important avec camions, accès plus direct à un établissement
scolaire ou sportif et sur une courte distance), on ne peut l’éviter, car
cela contribue à sécuriser les déplacements de cyclistes non expérimentés
ou manquant de discipline dans leurs déplacements. Finalement, on constate la
difficulté à opérer une véritable révolution mentale qui consisterait à ne
plus avoir comme objectif premier la fluidité du flux automobile et à rejeter
les circulations douces à la marge, même si cela se fait avec les meilleures
intentions du monde. Ce n’est pas de cette manière-là qu’on atteindra les
objectifs du PDU.
Enfin,
lors de la réalisation des aménagements, il sera important de suivre quelques
règles pour répondre aux critères
de confort et de sécurité (niveau zéro, balisage, revêtement roulant sans être
glissant, absence de trous, aspérités et obstacles divers, entretien soigné
des bas-côtés…).
Rappelons
enfin la nécessité de mettre en application le principe fondamental du
partage de la chaussée entre les diverses sortes de véhicules :
voitures, motos, vélos.
Séquence N°
1-Arpajon
L’aménagement
prévu rue Briand nous convient dans la mesure où une distinction très nette
sur le terrain sera faite entre l’itinéraire cyclable et l’itinéraire piétonnier
avec des panneaux appropriés et un revêtement de couleur distincte selon le
type d’usagers. De même devra être particulièrement soignée l’insertion
des cyclistes dans le giratoire (anneau cyclable).
Les
aménagements prévus rue V. Hugo, rue Raspail et dans les autres rues du centre
d’Arpajon nous conviennent tout à fait (notamment le contre-sens vélo),
s’agissant de rues placées en zone 30. Nous insistons sur l’importance de
ces zones 30 qui permettent plus aisément une progression à la fois des véhicules
automobiles et des vélos dans un espace qui peut être partagé, ce qui crée
une atmosphère de plus grande convivialité.
L’adoption
du trottoir mixte côté sud du boulevard Cornaton, dans le but de sécuriser la
desserte du lycée représente pour nous l’un des quelques exemples où nous
acceptons ce type d’aménagement, que nous refusons généralement.
La
liaison avec la piste cyclable bi-directionnelle existante, boulevard Voltaire,
doit être soignée, afin de rendre l’accès le plus sûr possible.
Séquence N° 2
– RD 152
Nous
déplorons que le conseil général, à la demande du maire de Saint-Germain, et
sans concertation préalable avec les représentants des usagers de la route
(transporteurs et associations), soit directement soit dans le cadre du comité
d’axe, ait procédé à des travaux sur la RD 152. Nous comprenons le souci
des édiles de Saint-Germain d’assurer une meilleure sécurité des déplacements,
notamment pour les piétons. Mais les mesures prises ne nous semblent pas aller
dans le bon sens ni répondre aux objectifs du PDU.
La
FCDE a toujours considéré que les mesures de rétrécissement de la chaussée
avec l’introduction de
terres-pleins centraux en béton plus ou moins hauts et larges, ou de chicanes
et autres sinuosités n’était pas la bonne solution. En effet, non
seulement elles nuisent à une bonne progression, sécurisée, des autobus,
comme cela a été évoqué en séance par les transporteurs, mais elles s’avèrent
très dangereuses pour les cyclistes pris en sandwich et risquant la chute en
raison de l’effet de paroi provoqué par les aménagements en béton.
En
outre, a été évoqué un projet d’itinéraire alternatif pour les cyclistes.
Or, non seulement ce projet n’a été présenté ni dans le document remis en
séance ni lors de la séance elle-même, mais on ne dispose à son sujet
d’aucun élément : itinéraire emprunté, type d’aménagement prévu,
liaison entre le rond point du bas de côte et le rond point Babin/Essonville.
Nous savons qu’une rencontre est prévue entre la mairie de Saint-Germain et
le bureau d’étude pour mettre au point un projet d’itinéraire. Nous serons
très attentifs à la proposition qui sera faite, notamment aux aspects
continuité, confort et sécurité des cyclistes.
En
tout état de cause, et même si l’itinéraire bis nous donnait satisfaction
et était réalisé dans un délai raisonnable, nul ne pourra empêcher les
cyclistes de continuer à emprunter la RD 152, car c’est leur droit légal le
plus strict. En conséquence, il importe que les pouvoirs publics assurent leur
sécurité tout comme celle des piétons. Nous avions suggéré, puisqu’il y
aura mixité de la circulation, que des pictogrammes soient apposés tout au
long de l’itinéraire entre les deux rond-points. En outre, la mise en place,
à un emplacement soigneusement étudié, d’un radar fixe sur cette portion de
route nous semble la meilleure mesure à prendre, quand on voit l’efficacité
de ce même instrument sur la RN 20.
Séquence N° 3
– Brétigny
La
proposition de nouvel aménagement rue Brossolette nous convient, car il représente
une amélioration par rapport à l’existant, également sur le plan paysager.
Nous demandons cependant que la place des itinéraires doux soit inversée et
que les cyclistes circulent en
bordure, le mieux étant qu’ils circulent entre le flux automobile et les
stationnements longitudinaux prévus, ce qui facilite et rend plus sûre leur
progression à l’approche du tunnel. De même nous souhaitons, pour le passage
des cycles sous le tunnel, qu’un panneau soit apposé annonçant leur passage,
ainsi que des pictogrammes.
La
mise en place d’un sas vélo au carrefour Brossolette/Marquis est de la plus
grande importance. Nous supposons que cet aménagement nouveau pour les modes
doux est prévu sur toute la longueur de la rue Brossolette, c’est-à-dire
depuis le carrefour Babin/Essonville/Danaux.
Il
existe un autre moyen de faciliter le franchissement des voies de chemin de fer,
c’est l’aménagement du passage souterrain de la gare (élargissement et
redressement), actuellement piétonnier, qui relie la rue Brossolette à la
place Vennin, pour le rendre accessible à la fois aux piétons et aux
cyclistes. Mais cet aménagement relève sans doute plus du pôle gare de Brétigny.
C’est pourquoi nous avons formulé cette même demande dans ce cadre-là.
Nous
demandons que les cyclistes puissent emprunter le couloir bus rue Anatole France
pour leur faciliter la sortie du centre vers l’ouest de Brétigny, car
c’est, pour eux, le seul point de passage (à ajouter à celui du sous-terrain
de la gare une fois aménagé).
Nous
savons que la commune projette un aménagement cyclable le long de la nouvelle
voie qui reliera la gare au carrefour Mermoz/Casanova/Camus en passant par les
rues de Stalingrad, Verdun et Collenot, aménagement que nous approuvons. Mais,
pour permettre aux cyclistes, partant du centre ville de rejoindre le
Plessis-Pâté,
il est tout à fait probable que ceux-ci continueront d’emprunter la rue de la
République, puis la rue Casanova, puisque le présent projet a prévu des sas vélos
aux carrefours République/A. France, République/ V. Hugo et République/Rousseau.
Séquence N°4
– Brétigny/le Plessis-Pâté
Tout
à fait d’accord avec l’aménagement de bandes cyclables rue Albert Camus.
Mais nous ne voyons pas clairement sur quelle longueur. Et il existe des trous
comme l’avons signalé en exergue. Nous ne pourrons donc approuver un projet
aussi flou et incomplet.
Tout
à fait favorables au réaménagement proposé à l’arrêt des Castors pour
les bus.
Séquence
N° 5 – RD 117
Rien
n’est dit, dans le document, sur le type d’aménagement mis en place entre
la rue Camus et le chemin du Port (cf. les considérations ci-dessus).
S’agit-il de bandes cyclables ?
Sur
l’itinéraire prévu chemin du Port, nous sommes d’accord avec le projet
pour autant que le revêtement choisi permette le passage des cycles à jantes
fines et que l’entretien de la chaussée soit régulièrement assuré (contrat
d’entretien). Il faut savoir que le PLD du Val d’Orge prévoit un autre itinéraire
cyclable qui, partant du rond point, passe par le quartier de la Rogère et
rejoint la rue de Liers pour emprunter ensuite le chemin de la Noue Rousseau et
rejoindre le premier rond-point de la Croix Blanche. Les deux nous paraissent
complémentaires et doivent être maintenus.
Séquence N° 6
– La Croix Blanche
Nous
sommes d’accord avec le schéma proposé, la dangerosité de la chaussée en
cet endroit (nombreux camions) justifiant l’aménagement en trottoir mixte. Il
y aura cependant risque de conflit d’usage entre piétons et cyclistes au
niveau de l’arrêt bus. Il sera donc nécessaire d’assurer un suivi pour
envisager les dispositions rectificatives éventuelles.
Le
renforcement du cheminement piétons par la mise en surélévation, avec priorité
piétons pour la traversée est une excellente chose en cet endroit particulièrement
dangereux.
Mais
quid des cyclistes pour le passage du rond-point, puisqu’ils sortent
d’un trottoir mixte ?
En
outre, a-t-on prévu une sécurisation du point d’insertion entre
RD 117 et la piste cyclable de la RN 104, qui est appelée à être
utilisée encore pendant des années, très probablement ? Enfin, comment
est prévue la jonction pour les cyclistes entre le rond point de la
Francilienne et le trottoir cyclable de la route de Corbeil à Sainte-Geneviève ?
Séquence N° 7
–RN 104
Nous
sommes d’accord avec la proposition d’utiliser en partie l’itinéraire 24
du SDDCD comme itinéraire cyclable parallèle entre le Val d’Orge et Evry.
C’est pourquoi nous souhaiterions que cet itinéraire du SDDCD passe parmi les
priorités. Nous aimerions savoir quelles sont les échéances envisagées.
Sur
les aménagements eux-mêmes, la portion située entre la RD 117 et la RD 312
pose problème. En effet, l’aménagement proposé par A.M. Environnement
(piste bi-directionnelle) se trouve du côté gauche (nord) de la chaussée. Or,
à l’occasion du doublement de la RD 19, d’Arpajon à l’ex-CEV à Brétigny,
une piste bi-directionnelle est prévue sur le côté droit (sud) de cette voie.
Rien n’est encore précisé dans le SDDCD sur la portion de l’itinéraire 24
se trouvant entre le CEV et la RD 117 au Plessis-Pâté, mais il est probable
que l’aménagement sera réalisé sur le côté droit, comme pour la partie
Arpajon/CEV. On doit donc considérer que ce nouvel aménagement proposé par
A.M. Environnement sera un aménagement complémentaire pour assurer la liaison
avec l’axe
Arpajon/Evry
au niveau de la jonction RD 117/RD 19 au Plessis-Pâté. Il importe, en conséquence,
de bien sécuriser le passage du rond-point RD 117/RD 312 pour les cycles.
Autre
problème : on nous propose une piste bi-directionnelle à gauche (nord)
sur la RD 312, puis à droite (sud) sur la RD 194. Peut-on nous expliquer la nécessité
de ce changement de côté ? Concernant
la portion bordée de pavillons sur la RD 194, nous aimerions savoir si cela ne
va pas poser problème dans la mesure où, s’agissant de zone urbaine
(habitations), on ne semble prévoir aucun trottoir pour les piétons, et où,
s’il y a des entrées et sorties de voitures, cela risque de poser un problème
de sécurité pour les cyclistes passant tout près des clôtures des pavillons.
Avenue
de Villeroy (zone urbaine), pourquoi opter systématiquement pour le trottoir
cyclable ? Côté gauche,
puisqu’il y aura séparation des piétons et des cycles, pourquoi faire rouler
les vélos au même niveau que les piétons, ce qui est plus dangereux pour eux
quand ils se trouvent en bordure (risque de chute) ? Il vaut mieux les
faire rouler sur une bande cyclable de même largeur (1,50m) au même niveau que
les voitures, ce qui est, contrairement à ce que nous disent les non-praticiens
du vélo, moins dangereux pour les cyclistes. Mêmes considérations côté
droit où les cyclistes seraient mieux placés entre véhicules en stationnement
et flux de circulation. Cela poserait moins de problèmes aux intersections, aux
sorties de maisons ou d’immeubles, et pour changer de direction. En outre, il
est bien connu d’expérience que rouler, pour un cycliste, du côté du
conducteur, qui se montre plus prudent et fait attention avant d’ouvrir sa
portière, que du côté du passager qui n’a pas cette habitude, car il
n’est pas habituellement confronté à ce type de situation, est moins
dangereux. Cette considération vaut pour tous les itinéraires de l’axe.
Séquence N°8
– Courcouronnes
O.K.
pour l’itinéraire proposé et qui tient compte du schéma directeur des
liaisons douces de l’agglomération d’Evry. D’accord avec les aménagements
prévus (anneau cyclable, sas et élargissement sur la rampe nord du pont de
l’A6).
Sur
le pont de l’A6, il ne semble pas bon que les piétons soient pris en sandwich
entre les vélos et les véhicules automobiles. Ne peut-on les faire passer près
du parapet en matérialisant la séparation piétons/cyclistes ?
Sur
la rampe nord, la solution adoptée nous semble la seule possible, dans la
mesure où les arbres doivent être absolument préservés.
Séquence N°9
– Evry
Tout
à fait d’accord avec l’itinéraire cyclable en zone 30 (voirie partagée)
à partir du pont de l’A6.
Pour
le boulevard de France, pas question pour nous de remettre en cause le principe
déjà adopté par le comité d’axe du 91-01. Pour le long terme, sachant
qu’il n’existe actuellement rien pour les cycles sauf la pratique de la
mixité, ce qui n’a rien de catastrophique, nous rappelons encore, dans la
mesure où il y a de la place, notre préférence pour les bandes cyclables, aménagement
beaucoup moins coûteux pour la collectivité et préférable le plus souvent à
la pratique des trottoirs mixtes.
En
conclusion, nous pouvons dire que les mesures et aménagements prévus, sans
compter les compléments et précisions à venir, représentent déjà un net
progrès par rapport à la situation existante. Et que nous attendons avec intérêt
les compléments et modifications à venir. Toutes allant, bien entendu, dans le
sens de la poursuite des objectifs du PDU d’Ile-de-France.
Nous
sommes prêts à rencontrer, comme l’a suggéré le président de séance,
Paul Simon, les divers interlocuteurs concernés pour examiner en détail sur le
terrain les mesures à prendre qui soient le plus conformes
à des déplacements confortables et sûrs pour tous les usagers, plus
particulièrement les plus faibles d’entre eux : piétons et cyclistes.
Brétigny,
le 24 juin 2005
Pour
la FCDE : Claude ROMEC, Président
de l’ADEMUB, Administrateur de la FCDE
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