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mis en ligne le 13 septembre 2007 Avis de la FCDE sur le projet d’aménagement de l’axe 91-04 (Evry-Arpajon) Présenté par l'ASSOCIATION
POUR LA DEFENSE DE L'ENVIRONNEMENT ET LA MAITRISE DE L'URBANISATION A
BRETIGNY-SUR-ORGE association
loi de 1901 déclarée le 14/04/1992 et agréée au titre de l'article L.121-8
du Code de l'urbanisme et de l'article L.141-1du Code de l'environnement (arrêté
préfectoral n° 2002-PREF.DCL/0366 du 19 novembre 2002) 51,
rue des Erables 91220 Brétigny-sur-Orge. Tél. : 01 60 84 19 10 Courriel :
romecgeorges@neuf.fr Globalement, le projet d’aménagement présenté nous apparaît satisfaisant en ce qui concerne les améliorations apportées à l’itinéraire bus tant en matière de vitesse commerciale, que de sécurité, de confort, de régularité, d’ampleur et de fréquence des horaires, ainsi que d’aménagement paysager. Tout à fait d’accord également quant aux mesures destinées à améliorer la vitesse commerciale, notamment les sites propres et le système de détection des bus aux carrefours. Satisfaction
également en ce qui concerne les aménagements destinés à favoriser les
circulations douces, et plus particulièrement les vélos pour lesquels des améliorations
sensibles ont été apportées par rapport au projet initial. Nous soulignons
plus particulièrement la prise en compte d’aménagements spécifiques
conformes aux préconisations de la FCDE, tels sas et anneaux, bandes cyclables,
zones 30, contresens cyclables… Malheureusement,
nous constatons, en dépit de nos observations précédentes, le maintien de
deux ruptures importantes en matière d’itinéraire cyclable, qui nuisent
considérablement à sa continuité : la RD 152 à Saint-Germain-lès-Arpajon
et Brétigny (séquence N° 2) et le centre de Brétigny, entre la rue
Pierre-Brossolette et le carrefour Douard/Casanova/Camus (séquence N° 3). Or,
non seulement cette discontinuité est contraire à l’un des principes
fondamentaux du Schéma directeur départemental des circulations douces, mais
elle est également en contradiction avec le texte du contrat d’axe qui
stipule, à propos des aménagements en faveur des circulations douces, que
(c’est nous qui soulignons) « les propositions retenues s’attachent
à respecter la continuité des aménagements lorsque le passage le long de
l’itinéraire de la ligne 91-04 n’est pas possible. » En ce qui concerne la partie RD 152, aucune proposition alternative n’a été présentée au comité d’axe que ce soit côté Saint-Germain ou côté Brétigny. Or, les aménagements mis en place sur la RD 152 pour « sécuriser la circulation » ont précisément pour effet de rendre dangereux le passage des cyclistes et, donc de les exclure de fait de cette partie de l’itinéraire, sans qu’aucune alternative ne leur ait été proposée. Dans le second cas (centre de Brétigny), l’alternative proposée par la Ville de Brétigny (gare, rue R. Chambonnet, rue Stalingrad, rue Collenot, giratoire Douard/Casanova/Camus) ne permet pas la continuité, puisque cet itinéraire alternatif part du parvis de la gare (côté Est), rendant périlleuse la liaison entre le côté ouest et le côté est de la ville, la rupture se faisant au niveau de la gare. Or, dans ce cas, rien ne s’oppose en réalité à la continuité de la progression des cyclistes par l’itinéraire emprunté par le bus (tunnel du Cinéma, rue d’Estienne d’Orves et avenue de la République, les seuls mesures et aménagements souhaités par la FCDE étant une limitation de la vitesse à 30 km/h et des sas vélos aux carrefours. Cette limitation est possible et souhaitable, car nous nous trouvons dans un environnement urbain dense de centre ville, avec de nombreux piétons et, bientôt, de nombreux cyclistes. Il importe ici d’anticiper sur l’avenir , notamment avec la mise en application du futur code de la rue qui conduira à la généralisation du 30km/h dans toutes nos villes. Aménagements dans l’ensemble satisfaisants. Nous soulignons l’avancée que représentent les mises en zone 30 avec mixité de la circulation et adoption de contresens cyclables (encore rares en Essonne) dans le centre ville. Il importe néanmoins de bien veiller à la sécurité des piétons et des cyclistes pour le passage du carrefour à feux de la Porte d’Etampes. Page 19, nous constatons,
sur le plan, que l’aménagement cyclable se trouve sur
le côté gauche de la rue A.
Briand. Y a-t-il eu changement par rapport au projet initial ? En
page 19, dernier paragraphe, il serait préférable, plutôt que de deux-roues
(terme désignant généralement motos et vélomoteurs) de parler de vélos, car
ceux-ci ne nécessitent pas les mêmes aménagements que les deux-roues motorisés. Enfin,
on peut rencontrer un problème avec les cyclistes en provenance d’Egly et de
l’hôpital, car, arrivés à la porte d’Etampes, ceux-ci peuvent avoir
tendance, au lieu d’emprunter l’itinéraire passant par le centre ville,
s’ils veulent poursuivre vers Saint-Germain, à prendre l’aménagement
cyclable du boulevard Cornaton, destiné en principe aux lycéens, ou
d’emprunter carrément la chaussée de ce même boulevard, ce qui est
d’ailleurs leur droit le plus strict au regard des dispositions du code de la
route. Séquence 2 En page 23, au carrefour Dauvilliers/Voltaire, les cyclistes en provenance du centre d’Arpajon n’ont aucune possibilité, en arrivant à ce carrefour, de savoir s’ils peuvent passer ou non, car ils n’ont pas de feux à leur disposition. Il leur faudrait un feu, associé à celui des piétons, leur permettant la traversée de la rue Dauvilliers quand le feu véhicules est au rouge. Les
deux sas indiqués avenue Allende (en aval de la rue de Mondeville) et en amont
du carrefour Declé/Gare nous semblent remplir plus un fonction de traversée
qu’une fonction de sas, puisque les cyclistes n’y empruntent pas la chaussée,
mais la traversent. En outre, où mènent ces traversées qui se terminent
en cul de sac sur un trottoir ? A
l’arrivée au carrefour Declé/Gare en provenance de Brétigny, l’entrée
sur la piste par une traversée de chaussée est curieusement aménagée. Le sas
placé ici ressemble plus à une
traversée qu’ à un sas. Où passent les vélos pour rejoindre la piste
bi-directionnelle ? Sur le trottoir ? Cela n’est pas indiqué. A
quoi sert le sas dans ce cas ? L’aménagement tel que proposé ici mériterait
d’être revu complètement. Tout à fait d’accord avec les modifications apportées dans l’aménagement cyclable du haut de la rue Pierre-Brossolette. Il convient donc de modifier la légende sur le plan de la page 25 et d’y indiquer non pas une piste bi-directionnelle, mais deux bandes unidirectionnelles. De la même manière, pour l’itinéraire communal partant de la gare, il convient d’écrire « itinéraire cyclable projeté » plutôt que « piste cyclable projetée », dans la mesure où il y aura plusieurs types d’aménagement successifs (bandes, zone 30 avec mixité…). En page 27, il est fait référence à l’aménagement futur de couloirs bus, dont la réalisation est liée à l’élargissement du tunnel du Cinéma. Nous demandons, comme nous l’avons fait dans le cadre du comité de pôle gare de Brétigny, que les cyclistes soient autorisés à emprunter ces couloirs de bus, comme cela se fait dans de nombreuses villes. En
lisant le texte de la page 27, nous avons cru comprendre que les deux couloirs
de bus situés de part et d’autre du tunnel ne seraient pas positionnés du même
côté de la chaussée (à gauche côté est et à droite côté ouest), ce qui
poserait un problème de liaison entre les deux. Si ce n’est pas le cas, le
texte est suffisamment ambigu pour
demander une nouvelle rédaction. Par
ailleurs, le magasin Intermarché est un supermarché et non un hypermarché. Nous
arrivons au second point noir indiqué plus haut. Comment, avec la présentation
des itinéraires cyclables, qui est faite en page 28,
assurer la liaison entre la rue Pierre-Brossolette et le départ du
nouvel itinéraire rue Roger Chambonnet ? Nous avions demandé, hélas sans
succès, dans le cadre du comité de pôle, que les cyclistes puissent emprunter
le passage piétons sous la voie de chemin de fer pour rejoindre directement la
place de la gare. C’est pourquoi nous demandons, comme précisé dans le préambule
de cet avis, que les cyclistes puissent emprunter l’itinéraire du bus dans le
centre de Brétigny dont les rues passeraient en vitesse limitée à 30km/h. Dans le schéma du giratoire Camus/Casanova, en page 30, l’arrivée de la future rue Collenot a été oubliée. L’aménagement
proposé en pages 31 et 32 représente tout à fait ce qu’il faut faire pour réduire
la circulation auto tout en privilégiant les cycles…quand on dispose d’une
emprise suffisante, bien sûr. Chemin du Port (page 34), l’aménagement prévu doit permettre le passage de tous types de cycles et non pas seulement celui des VTT. A
propos du Nota Bene de la même page 34, il est un peu léger d’affirmer que
les cyclistes pourront rejoindre sans problème le chemin du Port sur une voie
rectiligne dont les 50km/h ne sont pas toujours respectés. Les
mêmes considérations valent, et encore plus, pour la partie située entre le
carrefour rte de Corbeil/chemin de Leudeville et le départ du futur chemin
mixte longeant le CD 19. Sur cette portion, la vitesse est pour l’essentiel à
70km/h et seuls les cyclistes chevronnés se sentent en sécurité relative. On
peut donc considérer qu’une grande partie de cette séquence comme un point
noir en matière de circulation cyclable, et que les aménagements prévus ne
sauraient nous satisfaire totalement. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le projet de site propre du Val d’Orge, séduisant dans les principes, reste pour l’instant bien flou. C’est pourquoi nous appuyons les conditions mises par le comité de pilotage de l’axe en matière de sites propres pour la réalisation de cet aménagement communautaire. En ce qui concerne l’insertion des vélos dans le giratoire RD19/RD312, nous demandons à être consultés avant la réalisation d’un aménagement déterminant pour la sécurité des cyclistes. A
propos du chemin mixte qui longera le CD19, nous demandons que la Ville du
Plessis-Pâté prenne à sa charge l’entretien régulier de cette voie, qui
devra être accessible à tous types de vélos. L’aménagement
proposé sur l’avenue de Villeroy à Bondoufle, n’est pas très
satisfaisant. Un aménagement cyclable sur trottoir, qui plus est placé derrière
les véhicules en stationnement, ce n’est vraiment pas ce que préconise la
FCDE, pourtant citée dans ce document. Il vaudrait beaucoup mieux prévoir une
bande cyclable unidirectionnelle de chaque côté, placée au niveau de la
chaussée et entre celle-ci et les parkings longitudinaux. Un cycliste n’est
pas mieux protégé sur la bordure du trottoir
en surélévation que sur une bande cyclable au niveau de la chaussée
(effet de précipice qui réduit de 20 à 30 cm la largeur disponible, donc 120
à 130 cm au lieu de 150cm) Pour
la promenade du Canal, 3m en tout, c’est un peu étroit pour une voie verte où
passent piétons et cycles dans les deux sens, sauf si la fréquentation est
faible. RAS.
D’accord avec les propositions du comité d’axe. Il existe déjà, à
Courcouronnnes et Evry, de nombreux itinéraires cyclables et piétonniers, ce
qui n’est pas le cas pour l’instant (pour les cyclistes en tout cas) dans
les autres villes. En conclusion, notre accord à ce projet d’aménagement est conditionné, outre à la satisfaction des demandes faites en plusieurs points de l’itinéraire, par la levée des réserves formulées dans ce document, notamment celles concernant la suppression des deux principaux points noirs relevés à Saint-Germain-lès-Arpajon et Brétigny. Fait
à Brétigny, le 12 septembre 2007 Pour
le Président de la FCDE Claude
ROMEC Président
de l’ADEMUB Administrateur
de la FCDE
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