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La Fédération pour les Circulations Douces en  Essonne lutte  pour la sécurité et le confort des déplacements  non motorisés  ( à pied, en fauteuil roulant, à vélo, à rollers)

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Forum technique, définitions, documentations

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2 Code de la route et

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3 Code de la route et aménageurs

Législation sur les déplacements non motorisés, PDU, PLD

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Déplacements des piétons valides
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Schéma Directeur des itinéraires et Charte des Circulations Douces du CG de l'Essonne  
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Numéro 25, Juin 2003

 

 

 iNFO

ASSOCIATION POUR LA DEFENSE DE L'ENVIRONNEMENT

ET LA MAITRISE DE L'URBANISATION A BRETIGNY-SUR-ORGE

51, rue des Érables 91220 BRÉTIGNY-sur-ORGE / Tél. 01 60 84 019 10 / Courriel : georges.romec@9online.fr

association loi de 1901 déclarée le 14/04/1992 et agréée au titre de l'article L.121-8 du Code de l'urbanisme et
 de l'article L.141-1du Code de l'environnement (arrêté préfectoral n° 2002-PREF.DCL/0366 du 19 novembre 2002)

 

Le vélo,

transport urbain de demaiN

Le Plan des Déplacements Urbains (PDU) de la Région Ile-de-France, rendu obligatoire par arrêté inter-préfectoral en décembre 2000, prévoit, entre autres, pour la période 2001-2006, un doublement des déplacements à vélo dans notre région.

 Pourquoi cette importance donnée au vélo ?

A cause des graves inconvénients qu’apporte la voiture en ville. Elle pollue, elle émet des gaz à effet de serre responsables des changements climatiques graves, elle est dangereuse et source de nombreux conflits et accidents (8.000 morts en France chaque année), elle est néfaste pour la santé (500.000 morts dans le monde chaque année et 4 à 5 millions de cas de bronchite chronique dus aux gaz d’échappement) elle est dévoreuse d’espace (70% de la voirie dans le Val d’Orge), enlaidit et détruit la ville. Il faut donc l’utiliser avec modération en ville (et même ailleurs !), même quand nous aurons des moteurs beaucoup plus propres.

Et la  remplacer, outre les transports en commun, par le vélo, moyen de transport moderne et écologique. C’est le transport des écocitoyens, de ceux qui veulent sauver notre planète.

Savez-vous que la moitié des trajets en voiture en Ile-de-France sont inférieurs à 3 km, soit la distance parcourue à vélo en 12 minutes, et les 2/3 des déplacements inférieurs à 5 km ? Certes, tous les déplacements ne peuvent se faire à vélo et tout le monde ne peut pas utiliser un vélo (handicapés, personnes âgées, transport d’objets lourds et de marchandises…). Mais la plupart d’entre nous pouvons le faire. Car le vélo n’est plus, comme certains voudraient nous le faire croire, ce moyen de déplacements ringard utilisé autrefois et qui serait aujourd’hui dépassé. En réalité, c’est la voiture qui est ringarde ! Avec la marche, que l’on réserve plutôt aux petits trajets inférieurs à 1 km, le vélo, c’est le transport urbain de demain.

            Et on trouve toutes sortes de vélos, dotés des techniques les plus récentes, capables de nous conduire un peu partout, et adaptés aux besoins de chacun, pour le sport, la promenade, pour aller au travail ou à l’école, faire ses courses en ville. Il est surtout très approprié pour les enfants qui vont à l’école.

Les avantages du vélo sont nombreux : maintien en forme et lutte contre les maladies dites de civilisation, allongement de l’espérance de vie, développement des capacités respiratoires, combat contre le stress et l’agressivité, retour à une meilleure convivialité, ouverture sur le quartier, découverte de l’environnement et du paysage, développement de la maîtrise de l’équilibre et de la coordination des mouvements permettant d’acquérir les réflexes adaptés à la circulation en ville, développement des acuités visuelles et auditives…

Mais pour rendre possible et aisée la pratique du vélo, il faut mettre en place les infrastructures nécessaires. La région Ile-de-France, le département, l’agglomération du Val d’Orge le font ou vont le faire. Que fait la ville de Brétigny ?

Donner la priorité aux circulations douces

L’ADEMUB demande depuis un an, en vain, la mise en place à Brétigny d’un schéma des circulations douces et d’un plan vélo, qui permettrait de s’y déplacer de manière aisée, confortable, continue et sûre sans polluer ni mettre en danger la sécurité des autres .

A notre demande le Maire répond  que la voiture « étant le moyen de transport privilégié de nos compatriotes…il (lui) appartient de répondre aux besoins et aux attentes du plus grand nombre… » C’est bien pourquoi le « plan de circulation » qui vient d’être adopté ne vise qu’une chose : rendre plus fluide la circulation automobile, c’est-à-dire privilégier la vitesse des voitures au détriment de la sécurité des piétons et des cyclistes.

Il nous dit également que, vu l’étroitesse de nos voies dans Brétigny, on ne peut pas prévoir partout d’aménagements séparés pour les divers modes de déplacements. Conclusion : il n’en mettra nulle part, et la voiture restera maîtresse du terrain, car ce serait, dit-il, sans doute plus dangereux que la situation actuelle.

Monsieur le Maire essaie de nous donner le change, car il connaît très bien nos positions à ce sujet. Nous n’avons jamais demandé l’installation d’infrastructures séparées, en l’occurrence des pistes cyclables partout dans Brétigny. La place du vélo étant sur la chaussée, comme le prévoit le code de la route, et non à côté, nous demandons, conformément à la loi, que les cyclistes soient favorisés, tout comme les piétons, à Brétigny, au détriment de la voiture individuelle.

  Pour cela nous demandons simplement le tracé de bandes cyclables, voire de pictogrammes sur la chaussée, et la suppression de tous obstacles physiques qui seraient dangereux pour les cyclistes comme pour les piétons. La meilleure solution est encore, au centre-ville, la mise des voies en zone 30, en zone 15 ou en zone piétonnière avec arasement des bordures de trottoirs et priorité aux circulations douces.

Nous nous battrons partout pour défendre ces positions et donner au vélo la place qui lui revient en ville, car nous avons la loi avec nous et le soutien d’un nombre croissant de nos compatriotes. C’est d’une véritable révolution qu’il s’agit. Et nous la gagnerons tous ensemble ! Même si cela demande un peu de temps, une certaine pratique du dialogue et quelques moyens. Mais il est possible de réaliser dès à présent certains aménagements à peu de frais.

Le Bureau de l’Association

 

Des Brèves à la pelle…

Le 18 mai, Brétigny a enfin retrouvé
le goût de la Fête

 

Le 18 mai dernier, Brétigny renouait avec une tradition populaire inexplicablement abandonnée depuis 20 ans : la fête de la ville avec ses chars décorés, ses fanfares et ses Brétignolais heureux.

L’ADEMUB, qui a même eu les honneurs de la presse, y était pour défendre avec des fleurs les couleurs de l’environnement mais aussi pour se faire plaisir. Faudra-t-il inclure la brouette du jardinier dans les circulations douces ?

 

Des Brèves à la pelle…(suite)

A Brétigny, on construit sur les trottoirs

Quand nous rencontrons nos amis des communes avoisinantes, ceux-ci s’étonnent de voir toutes les constructions actuelles dans la ville (et il y en a, de la rue D’estienne d’Orves à l’avenue Léon Blum !) venir jusqu’au bord du trottoir. Avez-vous remarqué que l’immeuble en construction rue d’Estienne d’Orves est, en plus, en avancée même par rapport aux clôtures des pavillons voisins ? Il est, en outre doté de balcons en surplomb au-dessus dudit trottoir. Et l’écoulement des eaux des balcons se fera sans doute au-dessus du trottoir comme rue Anatole France. Piétons, vous êtes priés de raser les murs et de ne pas oublier vos parapluies. Cette pratique n’est pas nouvelle, puisque tout le centre de Brétigny est construit ainsi. A qui la faute ? Aux promoteurs qui cherchent à rentabiliser chaque m2. Mais surtout à nos responsables élus, ceux du passé notamment, qui n’ont pas été capables de prévoir le moindre plan d’alignement dans cette ville, condamnant la voirie à conserver la largeur qu’elle avait il y a 50 ans. La voiture, qui a déjà la priorité dans cette ville, pourra ainsi continuer à tenir le haut du pavé. Rêvons. De larges trottoirs seront réservés aux piétons, la chaussée sera rétrécie, la vitesse et la circulation des automobiles en seront réduites...
Mais ce n’est qu’un rêve.


Agglomération du Val d’Orge

Privilégier les transports en commun
et les circulations douces

 Le 21 mai dernier, avait lieu une réunion du Comité local du PLD du Val d’Orge (voir lexique). Etaient invités des élus, des représentants d’organismes professionnels et d’associations de chaque commune de l’Agglo. Des trois élus brétignolais désignés, aucun n’était présent, mais en revanche, l’ADEMUB était là avec deux représentants dont son président. Car le sujet abordé était important. L’automobile envahit de plus en plus l’espace urbain, avec une ou deux personnes à bord en moyenne pour 8 m2 au sol. Alors que transports collectifs et circulations douces transportent un nombre bien supérieur d’usagers dans un espace bien plus réduit.

Les orientations retenues dans le plan local des déplacements du Val d’Orge auront une influence déterminante sur les aménagements de la ville. D’où la nécessité d’être présents à cette séance. Comme Brétigny et le Plessis-Pâté n’ont été associés que début 2003 à l’Agglo, les enquêtes, études et sondages menés par le bureau d’études CODRA sur nos deux villes sont restés très embryonnaires, et les données fournies reflétaient parfois un peu trop la position officielle de la mairie de Brétigny.

L’ADEMUB, fidèle à sa vision constructive des choses, a proposé son analyse complète du rapport de diagnostic présenté par le cabinet CODRA (100 pages à ingurgiter !). Ce document diffusé par l’ADEMUB auprès des membres du comité local et présenté en séance comportait 7 pages dans lesquelles étaient détaillées plus de 50 remarques et propositions qui seront, nous l’espérons, prises en considération par le Comité.

Dans ce document, nous avons pu souligner la légèreté de l’enquête concernant piétons, vélos, personnes à mobilité réduite et transports en commun à Brétigny. Nous avons surtout marqué notre désaccord avec certaines affirmations et prises de positions contenues dans ce document. Citons, entre autres, une présentation beaucoup trop positive du plan de circulation de Brétigny alors que, dans celui-ci, il n’est question jusqu’à ce jour que de fluidifier la circulation automobile en oubliant les circulations douces. Ensuite, la présentation des 35 ha des terrains Clause comme d’un espace destiné à la construction de logements, destination que nous contestons et sur laquelle rien n’a encore été décidé officiellement.

Le diagnostic définitif devrait être achevé vers la fin juin. Et, à partir d’octobre 2003 commencera alors le travail de réflexion pour fixer les grandes orientations et mettre en place divers scénarios de réalisation. Travail auquel l’ADEMUB ne manquera pas de participer.

 

Petit lexique

Comité local : instance consultative réunissant des élus, des représentants de l’Administration,  et des représentants d’organisations professionnelles et d’associations, dont la tâche consiste à élaborer un plan local des déplacements (PLD) fixant les grandes orientations de l’Agglo en matière de circulations.

 

Plan local des déplacements (PLD) : Document fixant la politique de l’Agglo en matière de circulations et dont l’objectif principal vise, conformément à la Loi, à favoriser les transports en commun et les circulations douces (marche à pied, vélo…).

 

Comité de pôle : instance consultative réunissant des élus, des représentants des transporteurs (SNCF, Compagnies de bus…), des services publics (police, pompiers…) et des associations d’usagers, et dont le rôle consiste à réfléchir aux aménagements nécessaires autour d’un pôle (ici la gare de Brétigny)  pour assurer une amélioration des services fournis aux usagers, une meilleure coordination entre transports et l’accès à ce pôle des circulations douces (piétons, cyclistes…) et des personnes  à mobilité réduite.

 

ZAC de Maison Neuve à Brétigny

Qui utilisera la nouvelle piste cyclable ?

Comme l’ADEMUB, bien qu’association agréée, ne fait pas partie des premiers informés en matière d’aménagement dans cette ville, c’est par hasard que nous avons découvert qu’on aménageait une piste cyclable à droite de la chaussée, rue de la Commune de Paris, entre le rond-point Centre Essonne et quelque part près du rond-point de Marolles à Maison Neuve. Aménagement dont nous devons, certes, nous réjouir. Mais encore faut-il que cette piste puisse être utilisée par les cyclistes. Nous nous en sommes inquiétés auprès de la SEM/ABC, chargée pour peu de temps encore, de l’aménagement de cette zone. Malheureusement, notre intervention était bien tardive, les décisions prises depuis longtemps et l’aménagement quasi terminé. Nous avons écrit à la SEM/ABC pour lui indiquer que, dans l’état actuel, son utilisation par les cyclistes posait plusieurs problèmes, mais que certains aménagements étaient encore possibles :

-          elle se termine en impasse dans l’herbe et en plein champ, parallèlement à la rue Panhard et Levassor, sans qu’aucune indication ne soit donnée en amont ; qu’a-t-on prévu  pour éviter aux cyclistes de se perdre dans la nature et leur permettre de rejoindre une voie utilisable par eux ?

-          l’accès au niveau du rond-point Centre Essonne est rendu dangereux par l’étroitesse de la route à cet endroit en raison de la présence d’un îlot bétonné au milieu ; la cassure des bordures de rive et de caniveau par les poids lourds atteste le risque encouru par les cyclistes pour passer à cet endroit ;

-          cette piste ne pouvant être empruntée à cet endroit qu’en la prenant en biais , il est indispensable que le raccord piste-route soit au même niveau (niveau zéro) et sans aspérité ;

-          le tracé de la piste présente l’inconvénient d’être interrompu à maintes reprises soit par les accès aux commerces, soit à chacun des giratoires (quatre) qu’elle rencontre ; les intersections, de ce fait, ne sont pas au niveau zéro, l’une d’elles présentant même une bordure de 15cm, infranchissable par un cycliste ; la mise des intersections à niveau zéro avec une priorité aux cycles sur les voitures est indispensable à son utilisation ;

-          à l’extrémité sud-est de la zone lotie, la piste est en surplomb d’à peu près un mètre par rapport à l’espace bétonné côté lotissement, ce qui est dangereux ;

-          l’utilisation partagée de cette piste entre piétons et cyclistes, prévue par les aménageurs, peut générer des conflits entre usagers et des accidents ; cette utilisation conjointe est-elle réglementaire ? si celle-ci est maintenue, ce qui semble inévitable, utiliser des panneaux carrés, rendant cette utilisation mixte possible, et non ronds, donnant l’exclusivité aux cyclistes ; dans ce cas, demander à tous de faire preuve de prudence ;

-          des débris divers (canettes de bière notamment) jonchent déjà le sol de la piste, et certains véhicules gênent le passage des cyclistes; dans quelle mesure et par quels moyens se fera l’entretien de cette piste et obtiendra-t-on sa totale accessibilité ?

En conclusion, cette piste, dont la présence –rappelons-le - répond à une obligation légale, représente un progrès. Mais son utilisation reste conditionnée par les aménagements et mesures que nous demandons. Il ne faut toutefois pas se leurrer. Les nombreuses coupures donnant la priorité aux automobilistes, ajoutées aux conflits potentiels avec les piétons, limiteront son utilisation.

Reste enfin la nécessité de mettre en place, comme nous l’avons déjà proposé, sur tout le territoire de Brétigny et notamment rue de la Commune de Paris, un réseau de cheminements cyclables assurant une bonne continuité dans les déplacements des cyclistes.

 

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Des Brèves à la pelle…(suite)

Centre commercial la Fontaine : ça craint !

Comme nous l’avions prévu et signalé, en vain, le parking du c.c. La Fontaine sert désormais quotidiennement de déviation à tous les petits malins pour éviter le carrefour dès que les feux passent au rouge et qu’il y a 2 ou 3 voitures en attente. Pour le plus grand danger de tous ! Et, comme on peut circuler librement en voiture tout autour de l’immeuble, certains en profitent pour organiser des rodéos. Cette esplanade bitumée s’offrait , surtout côté rue des Pins, comme un lieu idéal à certains groupes pour y mener certaines activités pas très paisibles ni toujours licites. En tout cas bruyantes. Ce dont se plaignent les riverains qui ont signé une pétition à la quasi unanimité demandant à la mairie de remédier à cet état de fait. Quant aux espaces verts, déjà réduits à quia, ils sont en piteux état : arbres morts, arbustes arrachés, bordures abîmées et passages sauvages un peu partout, pelouses en partie semées seulement et jonchées par endroits d’objets divers qui pourraient servir de projectiles aux personnes malintentionnées…Un bon point : comme nous le demandions, on a aménagé un escalier d’accès pour les piétons côté rue des Pins. Mais le problème d’accès et de passage demeure entier pour les personnes à mobilité réduite. Par ailleurs, pour mettre fin aux passages indésirables et dangereux de voitures, nous demandons que l’on ferme le parking dans le virage de la rue des Pins en laissant le passage libre aux seuls piétons. Et c’est toute la partie parking placée face à l’allée du château qui devrait être reconvertie en espace vert. Restera à éviter que les automobilistes passent directement par la rue des Saules pour rejoindre la rue du 19 mars 1962. Il faudra vraisemblablement fermer aussi de ce côté-là. Un peu de concertation aurait évité bien des erreurs.

 

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