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FÉDÉRATION POUR LES CIRCULATIONS DOUCES
EN ESSONNE
LE DOSSIER
COMPLET DE L'AFFAIRE DE LISSES
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mis en ligne le 1er décembre
2009
ÉDITORIAL
L'AFFAIRE DE LA RUE DE CORBEIL A LISSES
Malgré le refus du Conseil
Général de l'Essonne de lui verser 400 000 Euros, reliquat
de sa subvention, soit environ un tiers du coût des travaux,
la CAECE montre une mauvaise volonté manifeste à apporter
des corrections acceptables aux aménagements de la fin 2007,
rue de Corbeil à LISSES.
Elle continue à justifier par
de mauvais prétextes la non-application des règles minimales
d'accessibilité pour les personnes handicapées alors en
vigueur. En traînant les pieds, elle a effectué en juillet
2009 deux corrections de rétrécissements à 80cm le long de
places de stationnement, mais ne s'est pas engagée à
corriger par exemple les dévers latéraux à 5% créés sur plus
de cent mètres sans justification technique. On est bien
loin de l'objectif qu'elle annonçait pour obtenir les
subventions : l'amélioration des conditions de déplacements
des piétons.
La FCDE a fait son travail
d'alerte. La situation étant bloquée, elle en appelle à M.
le Préfet et aux élus concernés pour qu'ils décident
d'appliquer les solutions techniques ou réglementaires
minimales de mise en accessibilité. Elle leur a envoyé une
lettre ouverte pour
leur demander d'agir. A
l'heure où les collectivités préparent leur plan de mise en
accessibilité qui vont engager des travaux coûteux, il ne
faudrait pas que l'exemple de Lisses les incite à chercher
par tous les moyens à s'exonérer de leurs obligations
inscrites dans la loi par des manœuvres dilatoires et des
tours de passe-passe indignes, aux dépens de leurs
administrés les plus faibles. |
AFFAIRE DE LISSES : LETTRE
OUVERTE DE LA FCDE
Lisez ci-dessous la lettre
ouverte que la FCDE a envoyée aux responsables politiques et techniques
concernés par les aménagements de Lisses. La FCDE décide de ne pas
poursuivre plus avant l'action qu'elle a lancée en décembre 2007. Elle
espère que sa publication auprès de la population et des usagers amènera
les autorités et responsables politiques à entreprendre des corrections
plus sérieuses que celles de juillet 2009. Est-il juste que les
personnes handicapées victimes de la volonté délibérée de la CAECE de ne
pas respecter la Loi se voient opposer le coût des corrections demandées
sans possibilité de discussion ? Sera-t-il juste que ces corrections
soient inscrites, car nécessaires, dans le Plan d'accessibilité à la
voirie et aux espaces publics prévu par la Loi handicap de 2005, et donc
qu'elles détourne de son objet le PAVE prévu pour rendre accessibles les
aménagements anciens non accessibles ?
Lire la lettre ouverte de la FCDE du
15 novembre 2009 aux responsables
politiques et techniquessur le non-respect des règles d'accessibilité
Rue de Corbeil à Lisses
COPIE LISIBLE PAR TOUS DE LA LETTRE
OUVERTE DE LA FCDE AUX RESPONSABLES POLITIQUES ET TECHNIQUES
SUR LE NON-RESPECT DES RÈGLES D'ACCESSIBILITÉ RUE DE CORBEIL A
LISSES |
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Fédération pour les
Circulations Douces en Essonne
www.circulationsdouces91.org |
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15 novembre 2009 |
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Maryvonne MATEU
Présidente de la FCDE
7
ter rue Gabriel Vervant
91090 LISSES
maryvonne.mateu@gmail.com
Tel : 06 89 35 34 93
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Lettre ouverte à
-
Monsieur le
Président de la CAECE
-
Monsieur le
Président du Conseil Général
-
Monsieur le
Préfet de l’Essonne
-
Monsieur le
Maire de Lisses
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Copie : Association des Paralysés
de France |
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Objet : Requalification de la
route de Corbeil à Lisses |
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Messieurs,
Au vu des
rencontres de cet été avec les techniciens de la Communauté
d’Agglomération d’Evry centre Essonne, du compte rendu qui en a été
fait, des visites sur le site, de la rencontre avec Monsieur le Maire de
Lisses et enfin du courrier de M. Valls du 14 septembre dernier, le
triste dossier de la rue de Corbeil à Lisses nous parait être dans une
impasse.
La FCDE constate
que, au seul motif invoqué par la Communauté d’Agglomération d’Evry
centre Essonne queles études de ce projet ont démarré le 5 mars 2007,
soit trois mois avant la date d’application de la loi handicap de
février 2005, les travaux ont été réalisés sans aucune préoccupation
des piétons et donc de l’ensemble des usagers susceptibles de cheminer
le long de cette voirie.
Cet argument
juridique mis en avant est particulièrement fallacieux.
En effet, avant la
Loi handicap de 2005, ce n'était pas le désert juridique et technique.
Dès la loi handicap de 1975, les divers ministères (Equipement, Santé et
Intérieur), ainsi que l’AFNOR et le CERTU avaient déjà fourni quantité
de guides, textes réglementaires, instructions interministérielles et
normes applicables dans les marchés publics, à destination de l’ensemble
des aménageurs et gestionnaires de voirie.
Tous ces textes
découlaient de la Loi d’orientation de 1976. Les décrets du ministère de
la Santé de 1999 et de 2000 en avaient rendu l’application obligatoire
sans délai, lors de toute intervention, même de simple entretien, sur
les espaces publics.
Les méconnaître,
alors qu’une nouvelle loi introduisant les associations représentatives
dans la planification de leur mise en œuvre était votée, ses décrets
d’application connus et son application prévue trois mois plus tard relève
du mépris à l’égard des usagers.
Toutes les
solutions proposées par la FCDE (il y en a peu, sauf à reprendre
l’intégralité de la voirie) ont été repoussées. Les replâtrages de l’été
se sont limités à un léger élargissement du trottoir, d’un seul coté,
compensé par la création d’une nouvelle place de stationnement là où le
trottoir était assez large.
Parmi ces
solutions, nous demandions le classement en zone de rencontre
(introduite au Code de la Route le 30 juillet 2008) d’une faible portion
de l’itinéraire devant la Mairie. Cette solution, a été écartée parce
que considérée comme incompatible avec les vitesses commerciales des
bus. Or elle n’est pas plus incompatible que les multiples ralentisseurs
qui leur sont imposés, à Lisses comme sur de nombreux points singuliers
de nos voiries de l’Essonne, notamment partout où les aménagements,
manifestement trop en faveur du confort des automobilistes, conduisent à
des vitesses trop élevées.
La zone de
rencontre ne fait qu’inverser ponctuellement la priorité donnée
systématiquement aux plus forts sur les plus faibles et impose une
vitesse maximale qui de fait correspond à la vitesse commerciale des
meilleures lignes de bus d’Île de France.
La FCDE considère
que le bilan de cette opération de requalification de la route de
Corbeil à Lisses, pour une dépense annoncée de 1,9 Millions d’euros,
puis de 300 000 euros pour une deuxième tranche de ces aménagements est
peu convaincant.
Il suffit
d’observer la circulation à cet endroit pour constater que les
aménagements récents se traduisent par :
-
le besoin de
ralentisseurs brutaux pour casser la vitesse des voitures,
-
la limitation
de la vitesse des bus qui de toute façon doivent ralentir pour se
croiser et circulent donc très lentement à ce niveau, entre la
mairie et le cimetière en particulier
-
l’obligation
pour les piétons de jouer à chat perché avec les voitures : jeu
sympathique qui consiste à marcher sur la route et sauter sur le
trottoir dès qu’un véhicule apparaît,
-
et bien sûr,
l’impossibilité pour les personnes handicapées et les poussettes
d’enfant d’emprunter le trottoir rétréci, en dévers, encombré par le
mobilier urbain, les poubelles, les véhicules mal stationnés.
Ne voyant pas
d’autre solution que de donner la priorité aux piétons sur les véhicules
à cet endroit, en donnant à cette portion de voie le statut de zone de
rencontre, la FCDE refuse d’apporter sa caution à cet aménagement sans
cette disposition et laisse prendre aux financeurs et au détenteur du
pouvoir de police de la circulation toutes leurs responsabilités
actuelles et futures, quant aux conséquences de leur refus.
La FCDE reste à
votre disposition pour des échanges que nous espérons à l’avenir plus
fructueux et vous prie d’agréer ses sincères salutations.
Maryvonne MATEU, Présidente de la FCDE
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La rue de Corbeil à
Lisses au début de sa requalification |
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Description pour nos lecteurs non
ou malvoyants équipés de machines de lecture
Photo 1 - vue
générale. On voit bien l'étroitesse des trottoirs, la hauteur des
bordures et l'importance des ralentisseurs-passages surélevés.
Photo 2 - 2 bus
de 3m05 de largeur hors-tout vont se croiser sur une chaussée de 6m de
large. Cherchez l'erreur. On voit bien les rétros qui passent au-dessus
de la tête des piétons. Attention, personnes de grande taille,
n'utilisez pas de parapluie et ne portez pas votre enfant sur les
épaules.
Photo 3 -
poubelles et dévers latéral.
photo 4 - des
aménagements coûteux pour un résultat pire qu'avant l'intervention. Les
personnes en fauteuil et les personnes âgées se plaignent de
l'inclinaison excessive des trottoirs qui les obligent à marcher sur la
chaussée.
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LA RUE DE CORBEIL A LISSES
Dès le début de cette affaire le manque de
concertation et de transparence à tous les niveaux a été patent. Mais le
plus choquant a été le choix cynique qui s'est fait aux dépens des
personnes handicapées et PMR.
Au moment où la notion de développement
durable s'impose dans tous les domaines de l'activité humaine, on ne
peut que regretter que la politique à courte vue des aménageurs, malgré
les sommes importantes injectées dans cette "requalification", laisse en
héritage aux Lissois pour plusieurs décennies des difficultés de
cheminement pour les plus faibles des piétons.
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Rappel des faits
Novembre 2007 - janvier 2008 : La
Communauté d’agglomération d’Evry Centre Essonne réalise la réfection
totale de la rue de Corbeil, réseaux, voirie, trottoirs, arrêts de bus,
plateaux surélevés : une 1ère tranche de 1,9 millions d’euros, plus une
tranche 300 000
euros pour une réfection à l’identique laissant la priorité à la
circulation automobile et aux bus. Ces travaux ne tiennent pas compte de
la Loi handicap de 2005 applicable depuis le 1er juillet 2007.
La Municipalité répond aux gens qui
s'inquiètent que les travaux sont de la compétence de la communauté
d'Agglo et que les règles de mise en accessibilité ne s'appliquent pas
en raison de l'impératif de faire passer les bus et du fait qu'il
s'agit d'une remise en état à l'identique. La FCDE signale ce fait à
la Déléguée ministérielle à l'accessibilité, Mme Tilmont, qui lui
accorde son soutien. Fin décembre 2007, dans une période peu propice en
raison de l'obligation de réserve du Préfet de l’Essonne avant les
élections présidentielles, la FCDE et l’APF lui adresse un courrier
accompagné d'un dossier pour demander la mise aux normes d'accessibilité
de ces espaces et en informent tous les partenaires.
Le dossier qui a été présenté au Préfet. |
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DOSSIER APF-FCDE
Requalification de la Rue de Corbeil à Lisses
800m environ entre le carrefour avec
la rue de Paris (Poste et Mairie) et le Rd-Point sur la D153 (Intermarché)
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Rue de Corbeil
à LISSES |
Gros travaux entrepris fin
novembre 2007. Il y a un trafic important, et de nombreux bus,
dont certains articulés, empruntent cette voie.
Les trottoirs scandaleusement
étroits d'origine n'ont pas été élargis. Pourquoi ?
La FCDE et l’APF condamne la
"requalification" de la rue de Corbeil à Lisses. Malgré
1 900 000 € de dépenses la sécurité des piétons, et plus
particulièrement à mobilité réduite ou en fauteuil roulant,
n'est pas assurée. |
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Cet aménagement subventionné
par la Communauté d'Agglomération et le Département, nous ramène
plusieurs années en arrière. L'héritage du tout-auto s'est fait
sentir dans le choix des aménageurs de tout faire pour préserver
une chaussée de 6m de large pour permettre aux bus, et donc à
tous les autres véhicules, de se croiser facilement, sans
envisager un partage de la voirie.
Certes, par l'installation aux
intersections de plateaux surélevés facilitant les traversées,
le maître d’œuvre s'est donné bonne conscience. Malheureusement
sur le reste de l'aménagement, peut-être avec l’objectif
discutable de lutter passivement contre le stationnement
sauvage, il a choisi de refaire des trottoirs surélevés. Et il a
conservé les mêmes largeurs insuffisantes des trottoirs
d’origine.
En contradiction avec la loi
handicap du 11 février 2005 imposant de prévoir une chaîne de
déplacement continue, cet aménagement sacrifie délibérément la
sécurité des piétons, personnes handicapées (PH) et personnes à
mobilité réduite (PMR) qui se trouvent cantonnés sur des
trottoirs trop étroits et encombrés par des lampadaires les
obligeant à redescendre sur la chaussée à de nombreux
endroits. Malgré l’effet ralentisseur des plateaux surélevés aux
intersections, cet aménagement destiné à privilégier les
transports en commun, conforte les conducteurs de voitures
particulières et de camions dans leur perception que la chaussée
bien roulante est leur domaine exclusif. |
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De nombreux bus empruntent la
rue de Corbeil en double sens, et il était légitime que sa
"requalification" préserve leur possibilité de se croiser.
Mais c'est aussi une voie très
empruntée par des piétons du vieux quartier se rendant ou
revenant de l'Intermarché avec poussettes et cabas. Il était
donc tout aussi légitime de profiter de ces travaux importants
pour se débarrasser totalement d'un aménagement hérité de
la grande période du tout-auto qui ne tenait aucun compte des
piétons.
Pour les PMR (personnes à
mobilité réduite), personnes handicapées ou avec voiture
d'enfant et les personnes en fauteuil roulant le nouvel
aménagement comporte le point positif d'offrir des passages
surélevés aux intersections.
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Carrefour
surélevé avec passage piétonnier en construction. |
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Mais après avoir accédé sans
ressaut aux trottoirs, elles sont bloquées sur les trottoirs
étroits encombrés par des poteaux qui les obligent à descendre
sur la chaussée. Les personnes en fauteuil roulant manuel n'ont
même pas la place de faire demi-tour et doivent reculer en
risquant une chute des trottoirs pour trouver un bateau
accompagné souvent d’un dévers et d’un seuil de 4cm risquant de
les déséquilibrer. Elles devront alors affronter la circulation
et retrouver plus loin un autre bateau présentant les mêmes
inconvénients et dangers pour remonter sur le trottoir et
poursuivre leur parcours. Les personnes en fauteuil électriques
doivent anticiper ces difficultés puisqu’elles ne disposent pas
de marche arrière.
Cet aménagement ne respecte
donc pas la prescription de la loi handicap du 11 février 2005,
applicable depuis le 1er juillet 2007, qui impose de prévoir un
cheminement continu.
Il présente tous les défauts
que dénoncent depuis longtemps l’APF et les autres associations
de personnes handicapées, et que l’application des prescriptions
des décrets du 26 décembre 2006 auraient permis d’éviter.
trottoirs rétrécis par endroits au point d'être inutilisables,
lampadaires ne laissant qu'une trentaine de centimètres
disponibles, ou même moins, dévers excessifs et montagnes russes
aux sorties des riverains.
Le maître d’œuvre a maintenu
des passages à 8O cm le long de stationnements sans tenir compte
de l’effet précipice ni de l’effet paroi. Sur ces trottoirs
étroits surélevés ces deux phénomènes peuvent se combiner pour
faire perdre à l’usager en fauteuil une vingtaine de centimètres
de surface utile : l’effet précipice l’éloigne de la bordure
haute d’où il risque de tomber, l’effet paroi l’éloigne du mur
où il risque de s’écorcher. |
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Trottoirs
étroits |
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Lampadaire
sur trottoir étroit |
36 cm de
largeur libre |
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Lampadaire
sur trottoir étroit |
20 cm de
largeur disponible |
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Dévers
excessif |
Dévers et
montagnes russes |
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Les solutions
Sans faire un grand effort
d'imagination, on aurait pu améliorer la sécurité et le confort
des déplacements à pied et en fauteuil roulant. On nous rétorque
que dans les vieux villages aux rues étroites on doit "faire
avec", qu'on ne peut pas abattre les murs, qu'il y avait un
choix à faire et que le développement des transports en commun
est une priorité...
Associées aux plateaux
surélevés qui ont été installés, on aurait pu (et on peut
encore) combiner plusieurs démarches que nous détaillons
ci-dessous pour trouver une solution convenant à l'ensemble de
la voie.
Quelques
pistes :
1 - Étudier la
faisabilité d’une mise en sens unique de la rue de Corbeil dans
un sens, et des rues des Dr Hanriot, et de l’Églantier dans
l’autre, accompagné d’un élargissement conséquent des trottoirs.
2 - Le
maintien côté nord d’un cheminement d’au minimum 1m20 (la norme
est de 1m40)
3 – La
création d’une zone à priorité piétons
1ère section: partie la
plus étroite et la plus proche du centre :
Commençant 50 ou 100m avant
l'Allée du Cimetière et englobant l'intersection avec la rue de
Paris, et les intersections avec les rues François Pillon,
Gabriel Vervant et l'Allée du Cimetière :
- création d'une rue à
priorité piétons avec
mise à niveau des trottoirs avec la chaussée et réduction de la
vitesse autorisée à 20 km/h. Cette rue anticiperait sur la
« zone de rencontre » du futur Code de la rue que la
municipalité pourrait définir dans ce quartier ancien.
- réduction comme cela se fait
couramment ailleurs de chaque voie automobile à 2m75,
largeur permettant aux bus de se croiser. Elles sont
actuellement de 3m chacune. Les 50 centimètres
récupérés permettrait d’élargir les trottoirs au moins d’un
côté.
- dévoiement léger de la rue de
Corbeil pour mordre un peu sur le parking et l'Allée du
cimetière. Cette petite courbe permettrait de récupérer
suffisamment d'espace pour élargir l'espace rue partagée (au
droit des lampadaires qui ne laissent pas de place aux piétons
actuellement). |
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Parking et
allée du cimetière : l'accentuation du virage permettrait
élargir le trottoir de droite et renforcerait la perception de
l'entrée dans la zone |
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2ème section: sur le reste du
linéaire :
- réduction de chaque voie
automobile à 2m75.
- maintien des trottoirs
surélevés qui viennent d'être refaits, mais à reprendre si
besoin pour assurer une largeur minimale réglementaire de 1m40
au moins d'un côté, de préférence côté nord (côté Intermarché).
Remarque 1 :
les lampadaires installés sont particulièrement hauts. Si malgré
ces mesures, il en restait un petit nombre qui gênaient les
piétons, envisager leur remplacement par des lampadaires plus
petits qui puissent être apposés en portique contre les maisons.
Le désir d'harmonie esthétique doit passer après l'objectif
de sécurisation des déplacements piétonniers.
Remarque 2 :
la création de sinuosités peu marquées pour conserver le même
largeur de chaussée tout en élargissant les trottoirs aurait
l'avantage de marquer plus fortement le caractère urbain de la
voie. La tendance pendant des décennies a au contraire été de
rechercher l'alignement au cordeau favorisant la vitesse et
l'inattention. |
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Constat au 29 janvier 2008 : Les
passages piétonniers surélevés sont en voie de marquage. Les
remarques faites restent valables : dévers fatigants et
dangereux pour les personnes âgées qui
risquent des entorses ou même des chutes, lampadaires les
obligeant à circuler sue la chaussée. Les personnes en fauteuil
doivent de plus trouver un accès riverains pour remonter avec
des ressauts de 4 à 5 centimètres.
De plus des barrières, et des
quilles de 1m ont été plantées d’une manière illogique aux
carrefour surélevés, avec par exemple une réduction en un point
du passage des piétons à 1m . |
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Pour
aller vers le carrefour surélevé au fond , l’usager en fauteuil
doit descendre par cet accès garage avec un seuil de 5 cm |

Passage étroit
entre mur et voitures en stationnement (80 cm) |
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Des plots non
règlementaires (passage pétons entre les quilles réduit à 1m au
lieu de 1m20 minimal, hauteur 1m au lieu de 1m20 minimal, pas de
contraste pour malvoyants ) |
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En s'appuyant sur la Loi du
11 février 2005 pour l’accessibilité des personnes handicapées,
l’APF et la FCDE ont soumis ce dossier à l’arbitrage de Monsieur
le Préfet de l'Essonne pour qu'il en évalue la légalité. |
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Le
Colloque "Une voirie
accessible à tous - L’application de la loi de février 2005"
La FCDE en accord avec l'APF
organise sous le patronage de Mme Tilmont, un colloque à la
Maison de l'habitat à Evry le 10 décembre 2008. soutenu par des
présentations et documents ciblés sur l'accessibilité et les
nouvelles orientations du Code de la route. La DDE de l'Essonne,
le Conseil Général, plusieurs es Communautés sont représentées
par de hauts responsables, et beaucoup de communes sont
représentées par leur maire ou leur adjoint chargé de la voirie
ou par des représentants des services techniques.
Les problèmes de Lisses étaient
connus de nombreux participants, mais en attendant une solution
acceptable, la FCDE et l'APF ont fait le choix de ne pas en
parler et de privilégier la sensibilisation et l'information sur
les évolutions du Code de la route et les obligations imposées
par la Loi handicap de 2005.
Fin mai 2009 nous apprenons que le
Conseil général a retenu le versement du solde (400 000 euros)
de la subvention qu'il avait attribuée au motif que les travaux
dans la rue de Corbeil ne répondent pas aux normes
d’accessibilité. Le Conseil général demande que des travaux
correctifs soient menés et validés par les associations
concernées. Nous acceptons donc l'invitation qui nous est faite
de participer avec l'APF à une visite technique sur les lieux le
5 juin 2009. Elle aura pour objet d'étudier les possibilités de
corrections uniquement du côté impair, et il est précisé
qu'elles seront limitées.
Au cours de cette visite sur le
terrain avec les techniciens de la CAECE, du CG et de la mairie,
nous relevons les anomalies et demandons leurs corrections de
manière réaliste. On nous promet qu'un compte rendu de cette
visite sera fait. Mais des travaux débutent en juillet sans
que les associations aient tenues au courant de leur nature.
Nous nous en étonnons et envoyons un courrier au Président de
le Communauté pour demander des explications. |
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Le courrier FCDE à la CAECE du 1er juillet
2009
Courrier envoyé en réaction aux travaux engagés fin juin sans
que les associations aient eu la moindre information sur la
suite donnée à leurs observations lors de la visite technique
sur place. Nous croyions encore alors à une reprise des
trottoirs correcte. |
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Fédération pour les Circulations Douces en Essonne 1er
juillet 2009
www.circulationsdouces91.org
circulationsdouces91@gmail.com
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Affaire suivie par :
Claude Kolski,
Secrétaire
33 rue des Semailles
91540 Mennecy – clkolski@yahoo.fr |
à
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Monsieur Manuel Valls,
Président de la Communauté
d’agglomération d’Evry Centre Essonne – Place de
l’Agora
91000 EVRY |
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Copie mail à :
Madame Monique Mainson,
APF91
Monsieur le Maire de
Lisses
Monsieur le Président du
Conseil général Monsieur Girard, CG
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Messieurs Gulli et Serre,
CACE
Monsieur Hugnot, DGST
Ville de Lisses
Monsieur Bertaux, HTP
Villebon-sur-Yvette
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Objet :
Aménagements de la rue de Corbeil à Lisses
Monsieur
le Président,
Les
services de la communauté d’agglomération d’Evry Centre Essonne
nous ont invités à une rencontre le 5 juin dernier afin de faire
un état des lieux de l’accessibilité avec les techniciens
chargés des travaux envisagés pour corriger les aménagements non
conformes de la rue de Corbeil à Lisses.
Je vous
rappelle qu’ils ont été effectués fin 2007, près de 6 mois après
la date d’application de la Loi Handicap de 2005.
Nous avons
pris acte du fait que cette mise en accessibilité ne se fera que
sur un côté de la voirie. Et après visite commune des lieux,
nous étions convenus que les échanges avec les associations
feraient l’objet d’un compte rendu et que le projet définitif
des travaux nous serait présenté, intégrant nos demandes ou
précisant les impossibilités techniques.
Or, nous
constatons que les travaux ont commencé sans que nous ayons été
informés de la prise en compte ou non de nos observations.
Nous
voulons croire qu’il ne s’agit pas d’une négligence, mais au
contraire que cela signifie que des solutions ont été trouvées
pour remanier le trottoir en conformité complète avec les
prescriptions du décret 2006-1657 du 21 décembre 2006 sans
recourir à des dérogations pour impossibilité technique. Et
donc que ces travaux permettront à tous les piétons, valides ou
handicapés, en fauteuil, aveugles ou malvoyants, avec poussette
d’enfant ou de marché, d’emprunter ce cheminement
confortablement et en sécurité.
Nous nous
serions reconnaissants pour toute information que vous pourriez
nous donner pour nous rassurer, et nous tenons à votre
disposition pour toute rencontre que vous souhaiteriez
organiser.
Avec nos
remerciements, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président,
l’expression de mes salutations les meilleures.
Pour la
FCDE,
Claude Kolski
Secrétaire |
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Mais les engins de travaux sont
partis avant le 14 juillet. Les seules corrections qui ont été
apportées portent sur deux resserrements du trottoir dangereux
de 80 ou 90 cm qui ont été élargis à 1m10/1m20. Nous ne pouvions
imaginer que les travaux de correction se borneraient à ce
maigre résultat. Rien en effet n'a été fait pour supprimer les
dévers excessifs (pente latérale) des trottoirs là où leur
existence n'est justifiée par aucune contrainte technique. Nous
voulions croire que d'autres travaux suivraient et nous avons
alors envoyé une deuxième demande d'explications le 31 juillet
2009.avec copies à la DDE et au CG. |
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L'article du 15 juillet sur notre site :
Lisses, manœuvres dilatoires
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mis en ligne le 15 juillet
Les travaux qui viennent d'être
réalisés après consultation nous amènent à douter de la volonté
réelle des techniciens et décideurs concernés d'apporter des
corrections suffisantes. La FCDE ne restera pas les bras croisés
face à leurs mauvais arguments techniques et à leurs manœuvres
dilatoires.
Suite à
l'action commune FCDE- APF de janvier 2008 auprès du Préfet de
l'Essonne pour non-respect de la loi Handicap, un
état des lieux vient d'être fait près d'un an et demi après le
dépôt de notre réclamation nous avions été invités le 5 juin
2009 à une rencontre sur place avec les techniciens concernés
représentant la Communauté d'agglo d'Evry Centre-Essonne, maître
d'ouvrage, du CG, de la Ville de Lisses et d'une entreprise de
travaux publics. Ils avaient pour mission d'évaluer les
possibilités de mise en accessibilité de la rue de Corbeil d'un
seul côté.
La
contrainte du passage de bus de 3m05 de largeur hors-tout en
double sens n'étant pas levée, il n'était pas question d'obtenir
une largeur minimale réglementaire du trottoir de ce côté (côté
Intermarché). D'autant plus que des places de stationnement en
dénivelé limitaient en plusieurs endroits le passage à 80 ou
90cm.
Quant
aux dévers (inclinaison latérale des trottoirs) aggravés par les
travaux de "requalification" de 2007-2008, nous avons utilisé
nos inclinomètres artisanaux pour les mesurer (voir fabriquez
votre inclinomètre). Ils ont démontré
leur fiabilité auprès des techniciens. Ils ont en tout cas
confirmé des dépassements sur des sections de trottoir
importantes allant jusqu'à 100m, de dévers allant de 5 à 8% sans
aucune raison technique. Pourtant la norme du dévers pour
écoulement des eaux définie par le décret d'application de la
Loi handicap est de 2%
maxi, mais 1% préférable. Il nous a été expliqué que cette
norme était exagérée et difficile à appliquer car elle ne
correspondait pas aux règles de l'art. Peut-être en effet. Mais
de là à systématiquement dépasser
5% !
Quant
aux sorties de garage nous avons relevé des valeurs rendant
l'utilisation du trottoir totalement impossible pour une
personne en fauteuil roulant : déport vers la chaussée
impossible à contrôler et risque de basculement. Puisqu'il n'est
pas question de défoncer à nouveau la chaussée mais que
l'usager en fauteuil doit rouler sur la chaussée pour éviter ces
obstacles il faut lui assurer une descente et remontée sur le
trottoir sécurisées. La zone de rencontre irait dans ce sens
(voir la fiche technique FCDE la
zone de rencontre) .
Nous
étions censés recevoir au bout de deux ou trois semaines un
compte rendu de nos échanges et les projets de la Communauté
d'agglo. Mais des travaux ont été lancés fin juin et se sont
terminés avant le 14 juillet : il n'ont consisté qu'à rajouter
autour des places de stationnement une vingtaine de centimètres
là où on n'avait que 80 ou 90cm. On en a profité pour créer des
places supplémentaires prises sur le trottoir et ainsi on a fait
d'une pierre deux coups. Opération blanche, on déshabille Pierre
pour habiller Paul.
Si la
mise en accessibilité se borne à cela, la FCDE agira à nouveau. |
|
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~ |
La demande d'explications de la FCDE au Président
de la CAECE du 27 juillet 2009

Fédération pour les Circulations Douces en Essonne
27 juillet 2009
www.circulationsdouces91.org
circulationsdouces91@gmail.com
|
Affaire suivie par :
Claude Kolski,
Secrétaire
33
rue des Semailles
91540 Mennecy – clkolski@yahoo.fr |
à
|
Monsieur Manuel VALLS,
Président de la Communauté d’agglomération d’Evry
Centre Essonne – Place de l’Agora
91000 EVRY |
Copie à :
Monsieur
le Préfet de l’Essonne
Monsieur
le Président du Conseil Général de l’Essonne
Monsieur
le Maire de Lisses
Madame Monique Mainson, APF91
Copie pour
information :
Monsieur Girard, Conseil Général
Mme Leslie
Montelly – DIREP SEGT Conseil Général 91
Messieurs
Gulli et Serre, CACE
Monsieur
Hugnot, DGST Ville de Lisses
Monsieur
Bertaux, BTP Villebon
Référence : Notre courrier FCDE du 1er juillet
2009
Monsieur
le Président,
Les
craintes, que nous vous exprimions dans notre courrier du 1er juillet,
étaient apparemment justifiées. En effet, les travaux
terminés le 10 juillet rue de Corbeil à Lisses n’ont
consisté qu’à élargir deux ou trois passages étroits le long
de places de parking pour les faire passer de 80 cm à 1m10,
tout en profitant de l’occasion pour créer quelques places
supplémentaires, prises sur le trottoir. En revanche rien
n’a été fait, par exemple, pour corriger les dévers latéraux
des trottoirs fortement aggravés par les travaux de novembre
et décembre 2007 effectués sans tenir compte de la Loi
handicap de 2005 applicable pourtant depuis le 1er juillet
2007.
Nous avons
été invités par les services de la
Communauté d’agglomération d’Evry Centre Essonne à
participer à une rencontre le 5 juin 2009 en mairie de
Lisses et dans la rue de Corbeil pour y faire un état des
lieux de l’accessibilité en compagnie des techniciens
chargés des travaux de correction. Nous avions pris acte du
fait que les corrections des mauvais aménagements de 2007
n'étaient envisagées que sur un seul côté, mais en
contrepartie nous espérions, chaque fois que ce serait
techniquement possible, que tout y serait fait pour
approcher au plus près des prescriptions d'accessibilité du
décret 2006-1657 du 21 décembre 2006.
Lors de
cette rencontre les techniciens de Lisses, de la Communauté
d’agglomération, et du Département, et les représentants
des associations APF et FCDE, dont deux personnes en
fauteuil, ont relevé les anomalies et échangé remarques et
observations sur la faisabilité des travaux demandés. A
l'issue de cette rencontre il nous a été promis que ces
échanges, nécessairement contradictoires, feraient l’objet
d’un compte rendu et que le projet définitif des travaux
nous serait présenté, intégrant nos demandes techniquement
et financièrement acceptables.
Sauf
erreur de notre part (par exemple si des travaux plus
sérieux ont été programmés pour la rentrée) et compte tenu
de l’ignorance où nous avons été maintenus, nous ne pouvons
que constater :
1 - que
ces travaux, apparemment terminés, ont été menés sans que
nos observations aient été prises en compte,
2 - que
même là où il n’y a aucune difficulté technique, le choix a
été fait de ne pas intervenir,
3 - que
les quelques « corrections » n’apportent quasiment pas
d’amélioration et sont bien loin les prescriptions
réglementaires accompagnant un remaniement de trottoir.
Et nous
regrettons vraiment que l’investissement financier important
consenti pour requalifier la rue de Corbeil aboutisse à un
résultat aussi désastreux. Ces travaux ne permettent en
effet toujours pas à tous les
piétons, valides ou handicapés, en fauteuil, aveugles ou
malvoyants, avec poussette d’enfant ou de marché,
d’emprunter ce cheminement confortablement et en sécurité.
Les plus vulnérables d’entre eux devront continuer soit à ne
pas sortir de chez eux, soit à s’aventurer sur la chaussée
sans possibilité de faire autrement.
Comme nous
l’avons proposé, la solution la moins coûteuse consisterait
à aménager sérieusement ce secteur en Zone
de rencontre, conformément aux prescriptions du code de
la route (Décret 2008-754) .
Nous
souhaitons que dans les futurs travaux de
« requalification » aussi bien de voiries communales que
d'intérêt communautaire une meilleure attention soit portée
à l’accessibilité à la voirie des personnes à mobilité
réduite et handicapées.
Comme nous
l’avons exprimé à Monsieur le Maire de Lisses le 10 juillet
dernier, nous ne pouvons que déplorer le manque de
transparence et de concertation tout au long de cette
affaire. Nous pensons en effet que de telles déconvenues
pourraient être évitées si une démarche collective
s'engageait enfin, fondée sur des échanges positifs entre
décideurs, techniciens et usagers avant les travaux, et des
contrôles de qualité en fin de travaux. C'est pourquoi nous
sommes à votre disposition pour toute rencontre qui
permettrait de progresser dans ce sens afin que les voiries
et espaces publics de nos villes soient accessibles à tous.
Nous
envoyons un double de ce courrier aux services préfectoraux
habilités, afin de préserver notre droit à déposer un
recours gracieux à la rentrée en respectant les délais
légaux, ainsi qu’au Conseil général de l’Essonne, qui a
financé cette opération.
Avec nos
remerciements pour l’attention que vous voudrez bien porter
à ce dossier, veuillez agréer, Monsieur le Président,
l’expression de nos salutations les meilleures.
Pour la FCDE,
|
La
présidente,
Maryvonne MATEU
Secrétaire de l’Association DARE DARE
Se
déplacer autrement dans la Région d’Evry |
Le
secrétaire,
Claude
KOLSKI
Chargé
des questions « Accessibilité à la Voirie» |
L'Editorial
du 15 septembre avant réception du courrier de la CAECE plus
loin daté du 14 septembre et arrivé après la mise en ligne de l'Edito.s |
|
EDITORIAL |
mis en ligne le 15 septembre 2009
|
|
L'affaire de
Lisses
C'est
la rentrée aussi pour les "travailleurs"
bénévoles associatifs. Elle a démarré sur les
chapeaux de roues avec les traditionnels Forums
des associations, organisés un peu partout par
les communes. Ils sont l'occasion de rencontrer
les édiles et les simples visiteurs dans une
atmosphère festive, et surtout d'échanger des
informations et des idées.
Mais,
malheureusement, les dossiers épineux, tels que
celui de la rue de Corbeil à Lisses, n'ont pas
fondu au soleil de l'été, et nous retrouvons
les aménagements calamiteux qui ont pourtant
fait l’objet de « retouches » cet été, sans que
ce saupoudrage apporte l’accessibilité pour
tous.
Le 15
juillet, nous exprimions notre très grande
déception de constater que les travaux
"correctifs" d'accessibilité pour les personnes
handicapées avaient été scandaleusement
insuffisants. Nous espérions contre toute
apparence que des travaux complémentaires
seraient entrepris.
Nous
avons écrit fin juillet au Président de la CAECE,
M. Manuel Valls, pour rappeler notre demande que
des travaux sérieux soient entrepris. A ce jour
nous n'avons reçu aucune réponse à nos
courriers.
Et
pourtant la coquette somme de 400 000 Euros est
en jeu. En effet, tant que la Communauté
d'agglomération d'Evry Centre Essonne fait la
sourde oreille, le Conseil Général ne verse pas
le reliquat de subvention qu'il devait payer.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
Dans ces conditions la FCDE ne peut que
maintenir sa position.
Nous
demandons que la rue de Corbeil à Lisses fasse
l’objet d’un réel travail de réflexion pour que
soient corrigées :
- Les
largeurs de trottoir pour les porter à 1,40 m
sans obstacles à chaque fois que cela est
possible : traitement des bacs à fleurs,
déplacement des poteaux et réverbères ...
- Les
dévers : En plus de dévers de plus de 10% au
droit des sorties de garages, on trouve des
dévers de plus de 5 % sur des sections ne
présentant aucune contrainte technique, donc
très au-dessus des 2 % réglementaires permettant
le déplacement confortable des fauteuils et
poussettes.
-
Enfin nous suggérons que soit examinée la
possibilité de transformer cet espace en Zone de
rencontre, au moins sur le secteur devant la
Mairie, avec des indications claires et des
aménagements s’appuyant sur l’existant. |
|
|
| Nous recevons enfin par le même
courrier une réponse à nos deux lettres le 15 septembre 2009
signée de M. Manuel Valls, et un Compte rendu de la visite
technique du 5 juin.. Elle est le premier contact direct avec la
CAECE. Il nous donne la version de la CAECE de l'affaire et
reprend l'argument irrecevable de l'antériorité de la
déclaration de travaux.
La lettre du Président de la
CAECE du 14 septembre 2009 qui reprend ces arguments
contestables |
|


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Les
décrets et arrêtés régissant
l'accessibilité à la voirie avant le
1er juillet 2007
Décret
n° 95-260 du 8 mars 1995 relatif aux
commissions consultatives
départementales de sécurité et
d'accessibilité J.O.
du 10/3/95
Décret
n° 99-756 et décret n° 99-757 du 31
août 1999 relatifs à l'accessibilité
de la voirie J.O.
du 4/9/99
Décret n° 99-756 et décret n°
99-757 du 31 août 1999 relatifs à
l'accessibilité de la voirie J.O.
du 4/9/99
Arrêté
du 31 août 1999 (voirie) J.O.
du 4/9/99
Circulaire n° 2000-51 du 23 juin
2000 relative à l'accessibilité de
la voirie (B.O. du ministère de
l'Équipement, des Transports et du
Logement du 25/7/00) |
|
Les
décrets du 21 décembre 2006, et
l’arrêté d’application du 15 janvier
2007 relatifs à l’accessibilité de
la voirie et des aménagements
d’espaces publics aux personnes
handicapées n'ont fait qu'en
améliorer l'application.
Dans son
courrier le Président de la CAECE
reprend l'argument de l'antériorité
de la notification des travaux
concocté par des conseillers à la
Gribouille. Les normes existaient
depuis 1988, et étaient précisées
dans les décrets et arrêtés de 1999
et 2000. Elles étaient applicables à
partir du moment où étaient
entrepris des travaux touchant
l'assiette de la chaussée, les
bordures et les trottoirs, SAUF
DÉROGATION accordée par la
Commission consultative
départementale de sécurité et
d'accessibilité à la voirie. Or
cette dérogation n'a même pas été
demandée.
On peut
supposer que les aménageurs de la
CAECE ont voulu s'exonérer des
obligations de mise en
accessibilité. Ils pouvaient
craindre en effet que la Commission
refuse le projet dans l'état, ce qui
aurait amené un coût supplémentaire
et provoqué du retard.
Il est
irréaliste d'espérer qu'à courte
échéance, les aménageurs reprennent
tout à la base. Tout au plus peut-on
espérer des améliorations qui
peuvent être faites pour un coût
raisonnable, par exemple la
correction des dévers excessifs non
justifiés par des contraintes
techniques, ou encore l'instauration
d'une zone de rencontre.
Et
maintenant ?
Les élus
et techniciens de l'Essonne qui,
soit n'étaient pas suffisamment au
courant des règles et normes de
l'accessibilité, soit les ont
délibérément ignorées, devront tirer
la leçon de ce fiasco.
Certes
la mise en accessibilité sera une
très lourde tâche dans les
nombreuses petites et moyennes
villes de l'Essonne aux trottoirs
réduits ou inexistants. Surtout si
elles ont (ou se donnent ?) la
contrainte de faire passer des bus
articulés de 3m05en
double sens (et donc du trafic
automobile général) sur une chaussée
de 6m de
large comme à Lisses, tout en
sécurisant les déplacements des
piétons sur des trottoirs étroits,
et bien entendu en préservant le
stationnement. A vouloir ménager la
chèvre et le chou, elles seront face
au même problème insurmontable de
quadrature du cercle.
Ces
villages sont devenus en quelques
décennies des petites villes qui ont
dû adapter leurs centres anciens à
l'automobile. Les trottoirs, quand
ils existaient, ont plutôt été
traités comme des refuges que comme
des espaces de déplacements, et avec
le temps sont peu à peu devenus soit
des lieux de stationnement soit la
variable d'ajustement normale de la
chaussée. La Loi handicap vient
bouleverser tout cela.
Pour
sécuriser les déplacements des
piétons et plus particulièrement des
personnes handicapées dont la Loi
prévoit qu'ils doivent bénéficier
d'une chaîne continue de déplacement
de 1m40 de large, il n'y a pas une
solution globale, mais de multiples
réponses que les aménageurs doivent
explorer sans a priori et
éventuellement combiner : passage
alterné des bus dans les zones
étroites, rues à sens uniques
parallèles, zone de rencontre
confirmant la priorité de fait des
piétons obligés de marcher sur la
chaussée. On nous répond que le
nombre des bus empêche la mise en
zone de rencontre du secteur le plus
difficile. Cette affirmation est non
fondée. En revanche nous disons que
cette voie ne peut absolument pas
être mise en zone 30, comme il a été
annoncée dans le projet, car les
difficultés de cheminement des
piétons les obligeront souvent à
descendre sur la chaussée, alors que
la zone 30 doit permettre à tous les
piétons de circuler en sécurité sur
les trottoirs.
L'objectif d'accessibilité
universelle peut être atteint par
une démarche ouverte d'écoute et de
solidarité. C'est ce qui a fait
défaut à Lisses.
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VOYEZ LES PHOTOS-CHOCS CI-DESSOUS


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Avant les travaux de juillet
2009 - Le trottoir côté
impair, le trottoir
privilégié pour les piétons
puisque les rétrécissements
côté pair ne laissent
parfois que 35 cm pour
passer. Après les travaux
qui élargiront à 1m 20 le
passage entre le mur et la
bordure des places taillées
dans le trottoir (moins à
cause des rétrovisuers ),
l'espace libre où stationne
cette voiture sera taillé
pour donner une place
supplémentaire de
stationnement. |
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